Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 22:11
- Publié dans : Mise en Garde

PartMuhammad ibn Ibrâhîm Âli Shaikh [1]

As-Salâmu ’Alaikum wa Rahmatullâh

Nous avons été informés du fait que certains commerçants, l’an passé, ont importé des cadeaux à l’occasion de la fête chrétienne célébrant le nouvel an grégorien. Parmi ces cadeaux se trouvaient des sapins de Noël, que certains concitoyens achetaient afin de les offrir aux étrangers chrétiens vivant sur notre sol, et participaient de cette manière à leurs festivités.

Or ceci est une chose blâmable qu’il ne leur convenait pas d’accomplir. Et nous n’avons aucun doute que vous êtes au courant du caractère illicite de ces agissements, et que vous êtes tout aussi informé du consensus des savants concernant l’interdiction de s’associer aux mécréants - qu’ils soient polythéistes, chrétiens ou juifs - dans leur festivités.

Nous espérons donc que vous interdirez à l’avenir l’importation de ce genre de cadeaux en notre pays, ou toute autre chose spécifique à leurs fêtes.

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Question : certains musulmans participent aux fêtes des chrétiens. Quels conseils leur prodigueriez-vous ?  [2]

Réponse :Il n’est pas permis au musulman et à la musulmane de participer aux fêtes des chrétiens, juifs et autres mécréants. Il est même obligatoire de délaisser cela, car quiconque imite un peuple en fait partie. D’ailleurs, le Prophèteصلى الله عليه وسلمnous a interdit de leur ressembler, ou de les imiter dans leur moeurs. Il est donc du devoir du musulman et de la musulmane de prendre garde à cela. Il ne leur est pas permis de les aider en quoi que ce soit, car ce sont des festivités contraires à la loi religieuse. Il n’est donc pas permis d’y participer, ni de coopérer avec les organisateurs, ni de les aider en quoi que ce soit, serait-ce en leur proposant du thé, du café ou autre chose comme des ustensiles, etc...

A ce sujet, Allah - Glorifié soit-Il - a dit :"Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes oeuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allah, car Allah est, certes, dur en punition ! " [3.

Or le fait de participer avec les mécréants à leurs festivités est une forme d’entraide dans le péché et la transgression.

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Question : ces jours-ci, le monde se prépare à accueillir le troisème millénaire, sujet que ressassent les journaux de façon insistante. La question est la suivante : quelle est - selon vous - la position de l’Islam à ce sujet ? Et comment doivent se préparer les musulmans pour accueillir ce nouveau millénaire ? Wassalâmu ’Alaikoum Wa Rahmatullâh  [4]

Au nom d’Allah, le Clément, Le Miséricordieux

Réponse :Assalâmu ’Alaikoum Wa Rahmatullâh

Il ne convient pas aux musulmans d’accorder une importance à cet événement ou d’y prêter une quelconque attention, car aucune relation ne les lie à lui. Le calendrier des musulmans est le calendrier hégirien, basé sur les meilleurs des événements, voire même l’événement le plus approprié pour débuter le calendrier islamique. En effet, il s’agit d’une date qui les fait se souvenir du début de leur puissance, de la création de leur état et de la force de leur pouvoir.

Quant à ce que certaines personnes diffusent concernant l’événement prochain, tout ceci n’est que mensonge qui ne repose sur aucune source religieuse, intellectuelle ou empirique... excepté le fait qu’il s’agit d’une date qu’ils se sont fixés et à laquelle une certaine période se termine.

Quant à la connaissance de l’invisible, elle appartient à Allah seul. Allah le Très Haut a dit :"Dis : ‹Nul de ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connaît l’Inconnaissable, à part Allah›. Et ils ne savent pas quand ils seront ressuscités"

Je demande à Allah le Très Haut de nous octroyer l’honneur par notre foi et la victoire sur nos ennemis. Il est certes magnanime et généreux.


Déclaration du Comité Permanent pour les Recherches Scientifiques et la Fatwa [5]concernant la célébration du jour de l’an et en particulier concernant l’an 2000

Le plus grand bienfait qu’Allah ait accordé à Ses serviteurs est le bienfait de l’Islam et la guidée vers Sa voie droite. De par Sa clémence, Allah, glorifié soit-Il, a rendu obligatoire à Ses serviteurs croyants de l’invoquer dans leurs prières afin qu’Il les guide, et de Lui demander ainsi d’atteindre la guidée vers la voie droite et de s’y tenir constamment. Allah, Glorifié soit-Il, a décrit cette voie comme étant celle des gens qu’Allah a comblés de Ses bienfaits, parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs et les justes, et non pas celle des dévoyés parmi les juifs, les chrétiens et autres mécréants et polythéistes.

Partant, il est du devoir du musulman de reconnaître la valeur du bienfait d’Allah sur lui, et donc de Le remercier, glorifié soit-Il, par la parole, les actes et la croyance. Il se doit aussi de veiller sur ce bienfait, de le protéger et de mettre en oeuvre les moyens permettant d’éviter sa disparition.

Toute personne clairvoyante dans la religion d’Allah, observant le monde d’aujourd’hui - dans lequel beaucoup de gens ne distinguent plus le vrai du faux - remarquera de façon évidente les efforts fournis par les ennemis de l’Islam pour anéantir les vrais principes [de cette religion], éteindre sa lumière, tenter d’en éloigner les musulmans, et de couper les liens les y rattachant, par tous les moyens possibles... sans parler des tentatives d’enlaidissement de l’image de l’Islam, et des accusations et mensonges qui lui sont attribués, afin d’éloigner toute l’humanité de la voie d’Allah et de la foi en ce qu’Il a révélé à Son Prophète Muhammad ibn Abdallahصلى الله عليه وسلم. Ceci est confirmé par la parole d’Allah le Très Haut :"Nombre de gens du Livre aimeraient par jalousie de leur part, pouvoir vous rendre mécréants après que vous ayez cru. Et après que la vérité s’est manifestée à eux ? Pardonnez et oubliez jusqu’à ce qu’Allah fasse venir Son commandement. Allah est très certainement Omnipotent ! " [6. Ainsi que Sa parole, glorifié soit-Il :"Une partie des gens du Livre aurait bien voulu vous égarer. Or ils n’égarent qu’eux-mêmes ; et ils n’en sont pas conscients." [7] . Allah, glorifié et exalté soit-Il, a aussi dit :"Ô les croyants ! Si vous obéissez à ceux qui ne croient pas, il vous feront retourner en arrière. Et vous reviendrez perdants." [8]. Il a aussi dit :"Dis : Ô gens du Livre, pourquoi obstruez-vous la voie d’Allah à celui qui a la foi, et pourquoi voulez-vous rendre cette voie tortueuse, alors que vous êtes témoins de la vérité ! Et Allah n’est pas inattentif à ce que vous faites." [9] , ainsi que bien d’autres versets.

Cependant, et malgré tous les efforts des mécréants, Allah, glorifié et exalté soit-Il, a promis de protéger Sa religion et Son livre. Ainsi, Allah, glorifié et exalté soit-Il, a dit :"En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c’est Nous qui en sommes gardien." [10]. Nombreuses louanges à Allah ! De plus, le Prophèteصلى الله عليه وسلمa dit :"Il ne cessera d’exister un groupe de ma communauté sur la vérité et victorieux. Ceux qui les abandonnent ou divergent d’eux ne leur causeront aucun grief, et ce jusqu’à ce qu’arrive l’Heure". Nombreuses louanges à Allah ! Et nous demandons à Allah, glorifié soit-Il, Lui, le Proche, Celui qui répond, de nous inclure dans ce groupe ainsi que nos frères musulmans. Il est certes Magnanime et Généreux.

Le Comité Permanent pour les Recherches Scientifiques et la Fatwa voit et entend les grands préparatifs organisés par les communautés juives, par les communautés chrétiennes et par ceux qui, tombés sous leur influences, s’affilient pourtant à l’Islam , et l’importance toute particulière qu’ils accordent à l’an 2000, s’ouvrant sur le troisième millénaire selon le calendrier grégorien. C’est pourquoi le Comité se voit dans la nécessité de conseiller et de clarifier pour l’ensemble des musulmans la réalité de cet événement, et le verdict de la loi religieuse purifiée à ce sujet. Ceci afin que les musulmans soient clairvoyants concernant leur religion, et afin qu’ils prennent garde à ne pas dévier vers les égarements des communautés qui ont encouru la colère d’Allah et qui se sont égarées. Nous disons donc :

Premièrement :les juifs et les chrétiens placent en ce nouveau millénaire des espérances, prédisent des événements tragiques et des faits dont la réalisation est pratiquement inéluctable selon eux, car ils prétendent qu’elles sont le résultat de recherches et d’études. De plus, ils mettent en relation certaines de leurs croyances avec ce nouveau millénaire, en prétendant que cela est issu de leurs livres falsifiés. Or il est du devoir du musulman de n’accorder aucune importance à ces prétentions, et de ne pas s’y incliner. En effet, il a dans le livre de Son Seigneur, glorifié soit-Il, et la Sounna de son prophète de quoi se passer de toute autre chose. Quant aux théories et opinions en contradiction avec ces deux sources, ce ne peut être - dans le meilleur des cas - que jugement erroné.

Deuxièmement :cet événement - ainsi que toute autre situation similaire - comporte nécessairement une part de tromperie, de fausseté dissimulatrice du vrai, d’invitation à la mécréance, à l’égarement, à la débauche et à l’incroyance. On y voit aussi apparaître des choses blâmables du point de vue de la religion comme : l’appel à l’unification des religions, la tentative de mettre l’Islam sur un pied d’égalité avec les autres croyances et dogmes vains, prendre la croix chrétienne comme moyen de bénédiction, permettre aux pratiques cultuelles mécréantes - qu’elles soient juives ou chrétiennes - de se manifester, et autres actes et propos qui impliquent de deux choses l’une : soit [on reconnaît que] les religions chrétiennes et juives, pourtant falsifiées et abrogées, permettent d’atteindre [la satisfaction] d’Allah, soit on apprécie certaines choses se trouvant dans ces religions qui contredisent la religion de l’Islam. Or ceci n’est que mécréance en Allah, en Son messagerصلى الله عليه وسلمet en l’Islam, par consensus de la communauté. Sans parler du fait que c’est une tentative d’éloignement des musulmans de leur religion.

Troisièmement :les preuves du Coran, de la Sounna et des récits authentiques sont extrêmement nombreuses concernant l’interdiction d’imiter les mécréants dans ce qui leur est spécifique, comme le fait de les imiter dans leurs fêtes et festivités. De plus, le terme Îd (fête) est un nom global désignant une journée vénérée par les mécréants, qui se répète et se réitère régulièrement, ou bien un lieu sur lequel les mécréants organisent un rassemblement religieux. Et tout acte qu’ils pratiquent en ces lieux ou durant ces journées fait partie de leurs festivités. Ainsi, l’interdiction ne se limite pas à leurs fêtes, mais englobe aussi tout ce qu’ils vénèrent comme période ou lieu, et tous les actes qui s’y pratiquent, sans source aucune à ce sujet dans la religion de l’Islam. Il en va de même pour les jours immédiatement précédents ou suivants qui sont comme des préparatifs sacrés à la fête, ainsi que l’a explicité ShaikhAl-Islâm ibn Taymiyyah, qu’Allah le Très Haut lui fasse miséricorde.

Comme preuve concernant l’interdiction d’imiter [les mécréants] dans leurs fêtes, on trouve la parole d’Allah le Très Haut :"Ceux qui ne sont pas témoins du Zûr" [11] décrivant ainsi les caractéristiques des serviteurs d’Allah croyants. En effet, un groupe de Salaf, dontIbn Sîrîn, Mudjâhid et Ar-Rabî’ ibn Anas a expliqué que le termeZûrdésigne les fêtes des mécréants. Il a d’ailleurs été authentiquement rapporté d’aprèsAnas ibn Mâlik : lorsque le Prophète صلى الله عليه وسلمarriva à Médine, il remarqua que deux journées dans l’année étaient réservées aux jeux et divertissements. Le Prophète demanda : "Que représentent ces deux jours ?". On lui répondit : "Ce sont deux jours durant lesquels nous nous amusions avant l’avènement de l’Islam". Le Prophète déclara alors : "Allah les a remplacés pour vous par deux jours meilleurs : le jour de [la fête] Al-Adhâ et celui de [la fête] Al-Fitr." [12] .

Il a été authentiquement rapporté d’aprèsThâbit ibn Dahhâk  : "Du vivant du Prophète صلى الله عليه وسلم, un homme avait fait le voeu de sacrifier une chamelle en un lieu nommé Buwânah. Il se rendit chez le Prophète صلى الله عليه وسلمet lui dit : "J’ai fait le voeu de sacrifier une chamelle à Buwânah". Le Prophète صلى الله عليه وسلمlui dit alors : "S’y trouvait-il une idole de la période anté-islamique que les gens adoraient ?". L’homme répondit : "non". Le Prophète continua : "Y organisaient-ils leurs fêtes ?". L’homme répondit : "non". Le prophète conclut alors : "Respecte ton voeu, car il ne faut pas respecter un voeu de désobéissance à Allah, ni un voeu concernant une chose que l’on ne possède pas" [13]. .

’Umar ibn Al-Khattâb, qu’Allah l’agrée, a dit :"Ne pénétrez pas dans les temples de polythéistes les jours de leurs fêtes, car le courroux d’Allah s’abat sur eux". Il a aussi dit : "Eloignez-vous des ennemis d’Allah durant leurs fêtes".

’Abdullâh ibn ’Amru ibn Al-’Âs - qu’Allah les agrée tous deux - a dit : "Quiconque construit une demeure en terre mécréante, célèbre leurs festivités [14], les imite et meurt dans cet état, sera ressuscité avec eux".

Quatrièmement :il est interdit de célébrer les fêtes des mécréants pour de nombreuses autres raisons dont :

1- Les imiter dans certaines de leurs festivités provoque la joie et le contentement de leurs coeurs, et les aide ainsi à se complaire dans leur fausseté

2- La ressemblance et la similitude dans les choses apparentes engendrent - de manière perfide, graduelle et progressive - une certaine ressemblance et similitude internes, comme la diffusion de croyances erronées

3- Un des dégâts les plus importants causé par la participation à leurs festivités est que l’imitation des mécréants dans l’apparence engendre une certaine forme d’amitié, d’amour et d’alliance dans le coeur à leur égard. Or l’amour et l’alliance des mécréants est contraire à la foi, comme l’a dit Allah le Très Haut :" Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes." [15] . Allah, glorifié soit-Il, a aussi dit :"Tu n’en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allah et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s’opposent à Allah et à Son Messager..." [16] .

Cinquièmement :en nous basant sur tout ce que nous venons de dire, il n’est pas permis au musulman croyant en Allah en tant que Seigneur, l’Islam en tant que religion, et Muhammadصلى الله عليه وسلمen tant que prophète et messager, de célébrer des fêtes qui n’ont aucune source dans la religion de l’Islam, comme ce soi-disant nouveau millénaire. Il n’est pas permis d’y assister, ni d’y participer, ni d’aider à le célébrer par quelque moyen que ce soit, car il s’agit d’un péché et d’une transgression des limites établies par Allah. Or Allah le Très Haut dit :"Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes oeuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allah, car Allah est, certes, dur en punition !" [17]

Sixièmement :il n’est pas permis au musulman de s’entraider avec les mécréants dans la célébration de leurs fêtes, quelle que soit la forme que peut revêtir cette aide, comme le fait de l’annoncer et le proclamer, et en particulier concernant le nouveau millénaire. Il n’est pas permis d’y inviter les gens, quel que soit le moyen utilisé : que ce soit dans les médias, par la vente d’horloges, de calendriers spécifiques, de vêtements et d’ustensiles souvenirs, d’impression de cartes et de cahiers scolaires, par l’organisation de soldes commerciales et de distribution de cadeaux à cette occasion, par l’organisation d’activités sportives, ou par la diffusion de tout symbole spécifique à ces fêtes.

Septièmement :il n’est pas permis au musulman de considérer les fêtes des mécréants - et en particulier celle du nouveau millénaire - comme étant une occasion de se réjouir ou un moment béni, au point de décréter ces journées comme fériées, de les choisir spécifiquement pour établir les contrats de mariage, débuter une activité commerciale, inaugurer le début d’un projet, etc... Il n’est pas permis d’accorder une spécifité à ces jours par rapport au reste des jours de l’année. En effet, ces jours sont identiques aux autres jours, leur accorder une spécificité n’est qu’une croyance erronée qui n’apporte rien de plus à ces jours... et le fait même d’avoir une certaine croyance en ces jours n’est que péché sur péché, qu’Allah nous protège et nous préserve.

Huitièmement :il n’est pas permis au musulman de souhaiter bonnes fêtes aux mécréants, car c’est une forme de satisfaction envers l’état de fausseté dans lequel ils se débattent, en plus d’être un moyen de les réjouir.Ibn Al-Qayyim- qu’Allah le Très Haut lui fasse miséricorde - a dit :"Quant aux félicitations adressées à l’occasion d’événements religieux mécréants spécifiques à eux, cela est interdit par consensus, comme le fait de leur souhaiter bonnes fêtes ou bon carême en leur disant : "Bénie soit votre fête" ou "Que cette fête soit pour vous source de réjouissances" etc... Une personne qui tient de tels propos, même si elle évite la mécréance, n’en commet pas moins un acte interdit, aussi grave que si elle les avait félicités de s’être prosternés devant un crucifix. Ceci est même un péché plus grave encore auprès d’Allah et plus ignoble que le fait de féliciter une personne pour avoir bu du vin, tuer autrui, commis l’adultère ou autre. Or beaucoup de personnes, qui font bien peu de cas de leur religion, agissent de la sorte sans se rendre compte de la gravité de leur acte. Ainsi, quiconque félicite une personne pour avoir commis un péché, une innovation ou un acte de mécréance s’expose à la malédiction et la colère d’Allah". Fin de citation.

Neuvièmement :c’est un honneur pour les musulmans que de se conformer au calendrier qui prend pour date de début l’exode de leur Prophète Muhammadصلى الله عليه وسلم. Ce calendrier a été accepté par les Compagnons - qu’Allah les agrée - de façon consensuelle. Ils se sont basés dessus sans célébrer de nouvel an hégirien, et les musulmans héritent de ce calendrier depuis quatorze siècles, et ce, jusqu’au jour d’aujourd’hui. C’est pourquoi il n’est pas permis au musulman de se détourner du calendrier hégirien pour adopter des calendriers d’autres communautés sur cette terre, comme le calendrier grégorien. En effet, ceci revient à échanger le meilleur pour le moins bon.

En conclusion, nous conseillons à tous nos frères musulmans de craindre Allah comme il se doit, d’agir dans Son obéissance et de s’éloigner de Sa désobéissance, de s’y encourager mutuellement ainsi qu’à la patience. Que tout croyant désirant conseiller son âme en bien, et soucieux de la sauver de la colère d’Allah et de Sa malédiction dans ce bas-monde et dans l’au-delà multiplie les efforts dans l’acquisition de la science et de la foi. Qu’il choisisse Allah comme guide, soutien, juge et maître... quel excellent Maître ! Et quel excellent Soutien ! Et Ton Seigneur suffit comme Guide et Soutien. Que chaque musulman invoque Allah à comme le faisait le Prophète : "Ô Allah ! Seigneur de Djibrîl, de Mikâ’îl et de Isrâfîl, Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de l’invisible et du visible, c’est Toi qui juge entre Tes serviteurs concernant leurs divergences. Guide-moi vers la vérité sujette à divergence - par Ta permission - car Tu guides qui Tu veux vers la voie droite".

Louange à Allah, Seigneur des mondes, et que la bénédiction d’Allah soient sur notre Prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons.

Information

Source :
Majmu’ Fatâwa Ash-Shaikh Muhammad ibn Ibrâhîm Âli Shaikh, vol.3 p.105 ;
Madjmû’ Fatâwâs wa maqâlât mutanawwi’ah vol.6 p.405
Auteur :
Shaikh Muhammad ibn Ibrâhîm Âli Shaikh ;
Shaikh ibn Bâz ;
Shaikh Muhammad ibn Sâlih Al-’Uthaymîn
Traduction :
L’équipe Sounna.com

Notes

[1] Fatwa du Shaikh Muhammad ibn Ibrâhîm Âli Shaikh (ancien Mufti d’Arabie Saoudite) concernant l’interdiction de participer aux fêtes des mécréants (voir Majmu’ Fatâwa Ash-Shaikh Muhammad ibn Ibrâhîm Âli Shaikh, vol.3 p.105). Il s’agit d’une lettre destinée aux autorités saoudiennes.

[2] Fatwa de Shaikh ibn Bâz concernant l’interdiction de participer aux festivités des mécréants. (Voir Madjmû’ Fatâwâs wa maqâlât mutanawwi’ah vol.6 p.405)

[3] SourateAl-Mâidahverset 2

[4] Fatwa du Shaikh Muhammad ibn Sâlih Al-’Uthaymîn (datant du 7/8/1420, soit le 16/11/1999)

[5] Le Président : ’Abdul’Azîz ibn ’Abdullâh ibn Muhammad Âli Shaikh ;
Membre du Comité : ’Abdullâh ibn ’Abdurrahmân Al-Ghudayyân
Membre du Comité : Sâlih ibn Fawzân Al-Fawzân
Membre du Comité : Bakr ibn ’Abdillâh Abû Zayd

[6] Al-Baqarah ; verset 109

[7] SourateÂli ’Imrânverset 69

[8] SourateÂli ’Imrânverset 149

[9] SourateÂli ’Imrânverset 99

[10] SourateAl-Hijrverset 10

[11] SourateAl-Furqânverset 72

[12] Rapporté par l’Imâm Ahmad, Abû Dâwûd, An-Nasâ’î avec une chaîne de transmission authentique

[13] Rapporté par Abû Dâwûd avec une chaîne de transmission authentique

[14] Abdullâh ibn ’Amru ibn Al-’Âs cite nommémentAn-NayrûzetAl-Mahardjânqui sont deux fêtes célébrées par les perses

[15] SourateAl-Mâidahverset 55

[16] SourateAl-Mudjâdalahverset 22

[17] SourateAl-Mâidahverset 2

Par ADMIN
Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 11:47
- Publié dans : Mise en Garde



Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux

 

Les innovations du jour de ‘Achoura

 

Sheïkh el Islamibn Taïmiya fut interrogé sur certaines pratiques, qui ont lieu à l’occasion de ‘Achoura, comme (à titre d’exemples) :

 

  1. Se préparer le jour de ‘Achoura pour mettre du khôl autour des yeux et mettre du henné.

  2. Préparer un mets spécial pour ce jour précis.

  3. Prier d’une manière spécifique ce jour précis.

  4. Se flageller jusqu’au sang, déchirer ses vêtements comme le font certains chiites ce jour et toute l’année !

  5. Visiter le cimetière spécialement en ce jour.

  6. L’achat d’instruments de musique et porter un accoutrement distinct.

  7. Les dépenses pour les enfants.

  8. Sacrifier une bête ce jour précis.

  9. Allumer des cierges ou des feux d’artifice ce jour précis, etc.

 

Il a alors répondu (extraits de : Majmû’ el Fatâwa(25/299-317) :

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers ! Il n’existe aucun Hadithauthentique sur le sujet qui proviendrait du Prophète () ou de ses Compagnons. Aucune référence musulmane n’a recommandé de faire ce genre de pratiques ni parmi les Imams des quatre écoles ni personnes d’autres d’ailleurs. Aucun recueil de référence ne rapporte quoi que ce soit de ce genre ni de la part du Prophète () ni de la part de ses Compagnons ou de leurs Successeurs ; ces recueils ne renferment sur la question aucunes annales qu’elle soit faible ou authentique ni dans les Sahîhni dans les Sunanou encore dans les Musnad. Aucun Hadithde ce genre ne fut recensé à l’époque de l’âge d’or musulman.

Néanmoins, certaines personnes des générations plus récentes rapportent certains Hadithsde ce genre disant par exemple que « quiconque se passe du Koholle jour de ‘Achourasera préservé de la conjonctivite pendant toute l’année » ou « quiconque fait la grande ablution le jour de ‘Achourane tombera pas malade pendant toute l’année », etc. D’autres annales (toutes aussi fausses NDT) concernent les mérites de la « prière de ‘Achoura » ; ce serait également le jour où Adam fit son repentir, le jour où l’arche de Noé échoua sur la montagne d’el Jûdî, où Youssef retrouva son père, où Ibrahim fut sauvé du feu, où son fils fut remplacé par un bélier, etc.

Certains rapportent un propos prophétique purement inventé disant : « Allah fait des largesses durant le reste de l’année à quiconque fait des largesses à sa famille le jour de ‘Achoura. » cette version remontant au Prophète () est complètement fausse bien qu’elle soit plus connue sous les paroles de Sufiân ibn ‘Uaïyna qu’il rapporte d’Ibrahim ibn Mohammed ibn el Muntashir, qu’il rapporte lui-même de son père. Ce fameux Ibrahim compte parmi les habitants de Kûfaconnus pour s’être divisés en deux groupes ; les Rafidhîtesqui se revendiquent être les partisans de ‘Ali alors qu’en réalité ils sont soit des hypocrites (Zindîq) athées soit des ignorants qui se sont laissés envahir par les passions. L’autre groupe ; les Nâsibitesse mirent à détester le troisième Calife et ses adeptes suite aux événements qui eurent lieu à son époque.

Or, il est certifié dans SahîhMuslimque le Prophète () a déclaré : « Il y aura dans la tribu de Thaqîf un grand menteur et un tyran (mot-à-mot il convient de dire un exterminateur NDT) » Le grand menteur c’est el Mukhtâr ibn ‘Ubaïd e-Thaqafî qui s’est fait passer pour un partisan de ‘Ali avant de revendiquer qu’il recevait la Révélation de la part de Jibrîl. Le tyran s’incarne en la personne d’el Hajjâj ibn Yûssef e-Thaqafî qui en raison de son opposition à ‘Ali et à ses partisans comptait parmi les sibites. Pour avoir revendiqué la prophétie, le premier de ces deux hommes, un Rafidhîteétait plus éloigné des préceptes de la religion que l’autre qui incarnait la punition céleste à l’encontre de tout rebelle s’étant révolté contre les autorités en place. Il y avait à Kûfades troubles entre ces deux groupes dont la mort d’el Husaïn (), le jour de ‘Achouraest l’un des épisodes. Allah lui a ainsi fait l’honneur du martyr comme il l’a fait à d’autres membres de sa famille à l’exemple de son père, de Ja’far, et de Hamza.

À travers cela, il a gagné en degré et en mérite en sachant que lui et son frère sont les maîtres de la jeunesse au Paradis. Les hauts échelons du Paradis ne s’acquièrent qu’à travers de dures épreuves. Les prétendus partisans d’el Husaïn l’ont vilement abandonné après lui avoir promis leur soutien alors que les vrais alliés d’el Husaïn à l’exemple d’ibn ‘Abbâs et d’ibn ‘Omar lui avaient conseillé de ne pas se rendre chez ces gens-là. Il y a eu ensuite ce qui devait arriver. Par la suite, ces mêmes prétendus partisans ont fait de ‘Achouraun jour de deuil au cours desquels ils exhibent des pratiques de l’ère païenne comme le fait de se griffer le visage, de se déchirer les vêtements, et de se faire les condoléances à la manière du paganisme. L’Islam nous ordonne pourtant de dire en cas de malheur : « Nous sommes à Allah et s’est vers Lui que nous retournons ! »

Dans ce registre, le Prophète () a affirmé : « Quiconque se griffe le visage, se déchire les vêtements et profèrent des invocations païennes ne fait pas partie des nôtres. »Il () a préconisé par ailleurs : « Il n’y a pas un homme qui après avoir subi un malheur et qui, s’en étant rappelé après une certaine période, prononce : Nous sommes à Allah et c’est vers Lui que nous retournons, sans qu’Allah lui offre la même récompense que le jour où il l’a subi. »

C’est une faveur que le Seigneur fait grâce au croyant. C’est pourquoi il incombe de prononcer cette formule toutes les fois où la mort d’el Husaïn nous vient en mémoire afin de recevoir la même récompense que lui le jour où il a connu le martyr. Allah nous impose d’endurer et de patienter immédiatement après avoir subi un malheur ; il incombe d’autant plus de patienter après une longue période.

En faisant revivre cet événement à travers les pleurs, les poésies mélancoliques, et les annales historiques qu’ils enrobent de mensonges, ils ne font que rouvrir les plaies et cultiver la haine et le fanatisme entre les musulmans ; surtout s’ils en profitent pour injurier les prédécesseurs… à l’inverse et en réaction à ce mal, leurs adversaires sibitesont rendu le mal par le mal, l’hérésie par l’hérésie, le mensonge par le mensonge, la corruption par la corruption. Ils ont ainsi inventé des textes disant que ‘Achouraest l’occasion d’exprimer la gaité et la joie à travers le Kohol, le « henné », les dépenses pour les enfants, les plats faits spécialement pour les grandes occasions et les fêtes, etc.

Ainsi, les uns prennent ‘Achourapour un jour de deuil et les autres le prennent pour un jour de fête alors que les deux parties sont littéralement opposées à la Sunna ; bien que la première d’entre elles soit plus perfide et plus injuste, l’Islam nous commande malgré tout de rester justes.

Ni le Messager d’Allah () ni les Califes après lui n’ont légiféré quoi que ce soit de ce genre le jour de ‘Achoura ; ce n’est ni un jour de deuil ni un jour de fête.

Arrivé à Médine, le Messager d’Allah () trouva les juifs en train de jeûner le jour de ‘Achoura. Dès lors, il () les interrogea en ces termes : « Quel est ce jour que vous consacrez au jeûne ?

  • C’est un jour illustre, ont-ils répondu, il correspond au jour où Allah sauva Mûsâ et son peuple des mains de Pharaon et de son armée qu’Il fit périr sous les eaux. Mûsâ lui consacra alors un jour de jeûne par reconnaissance envers Allah, c’est pourquoi nous jeûnons ce fameux jour.

  • Nous sommes plus dignes de Mûsâ que vous ! leur a-t-il répondu. »

Les Quraïshitesencensaient également ce jour au temps du paganisme. Au début, il ordonna aux gens de jeûner un seul jour. Sa venue à Médine correspondait au mois de Rabî’ el Awwal. Il dut attendre l’année suivante pour jeûner ‘Achoura ; cette même année le jeûne du mois de Ramadhan fut prescrit. C’est ainsi que le jeûne de ‘Achourafut abrogé.

Les savants ont toutefois divergé sur la question de savoir si dans un premier temps, le jeûne de ‘Achouraétait obligatoire ou simplement recommandé. Il existe deux tendances connues sur la question dont la plus vraisemblable est celle qui lui donnait un aspect obligatoire. Par la suite, il fut simplement recommandé de jeûner pour celui qui voulait le faire.

Le Prophète () n’a pas ordonné à tout le monde de jeûner ce fameux jour, mais il s’est contenté de dire : « Aujourd’hui c’est ‘Achoura et moi je jeûne aujourd’hui, quiconque veut jeûner n’a qu’à le faire. »Il a également dit : « Jeûner le jour de ‘Achoura permet d’effacer une année de péchés tandis que jeûner le jour de ‘Arafa permet d’effacer deux années de péchés. »

À la fin de sa vie cependant, il a appris que les juifs consacraient un jour de fête à l’occasion de ‘Achoura, c’est pourquoi il affirma en vue de se distinguer des juifs : « Si je suis encore en vie l’an prochain, je jeûnerais également le neuf.» Il ne voulait pas donner l’impression qu’il lui consacrait également un jour de fête. Certains Compagnons et certains savants préféraient ne pas jeûner à cette occasion ; ils considéraient qu’il n’était pas spécialement recommandé d’y jeûner. Ils pensaient qu’il était plutôt déconseillé d’y consacrer un seul jour de jeûne. D’autres savants estiment à l’inverse qu’il est recommandé d’y jeûner.

En vérité, il est recommandé d’y jeûner à condition de jeûner auparavant le neuvième jour de Muharramétant donné que cela correspond au dernier ordre du Prophète () sur la question. Voici donc ce que veut la Tradition. Quant à consacrer certaines pratiques à l’occasion de ‘Achouracomme le fait de sacrifier une bête, de mettre du Kohol, du henné, des vêtements neufs, de donner de l’argent aux enfants, de faire les réserves de l’année, de se serrer exprès la main, de se visiter, de visiter les mosquées ou les mausolées, etc. cela relève de l’innovation condamnable que le Prophète () n’a jamais légiférée ni lui ni les Califes après lui. Aucune grande référence à l’instar de Mâlik, e-Thawrî, e-Laïth ibn Sa’d, Abû Hanîfa, el Awzâ’î, e-Shâfi’î, Ahmed ibn Hanbal, Ishaq ibn Râhaway, etc. ne l’a jamais recommandé. Certains savants parmi les dernières générations assument certes que certaines annales sur la question ont une origine. Mais en cela, ils ont tort comme le confirment les spécialistes en la matière…

 

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches,

et tous ses Compagnons !

 

 

Article pour islamhouse

Traduit et adapté par : karim zentici

Revu par abu hamza al-germâny

 

 

Publié par

Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)


Par ADMIN

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