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La Sience du Hadith

Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /2007 12:07




Le hadîth


a) Au sens propre : synonyme de "jadîd" au sens de nouveau. Son pluriel est "ahâdîth", contrairement à la construction régulière.

b) Au sens terminologique : ce qui est rapporté du Prophète (صلى الله عليه و سلم) comme paroles, actions, acquiescements ou caractéristiques.


La sounna - السنة


a) Sens linguistique: La voie, qu'elle soit bonne ou mauvaise.

b) Sens chez les savants du [ousoûl]: Toute parole, acte, ou consentement rapportés de manière sûre du Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) pouvant être une preuve dans la législation.

c) Sens chez les savants de la jurisprudence [fiqh]: Tout ce qui est rapporté de manière sûre du Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) sans que ce soit une obligation.

d) Sens chez les savants du hadîth: Tout ce qui est rapporté du Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) comme parole, acte, consentement, ou description physique et morale; et cela avant ou après le début de la révélation.


La science des normes du hadîth - مصتلاح


C'est une science composée de sources référentielles et de règles, par laquelle on connaît l'état de la chaîne des transmetteurs de l'information et de l'énoncé de l'information, de manière à l'accepter ou à la refuser.

Son domaine est la chaîne des transmetteurs et l'énoncé de l'information traditionnelle, de manière à l'accepter ou à la refuser.

Son intérêt est de discerner l'authentique du défaillant parmi les ahadîth.


L'information traditionnelle - الخبر


a) Sens propre : l'information, au pluriel : "akhbâr"

b) Sens terminologique. Il y a trois avis :

    1. Il a le même sens que le hadîth, c'est-à-dire qu'ils ont le même sens terminologique.

    2. Il lui est différent. Ainsi, le hadîth est ce qui provient du Prophète () tandis que l'information [al-khabar] est ce qui provient d'un autre que lui.

    3. Son sens est plus général que le hadîth. Ainsi, le hadîth est ce qui provient de l'Envoyé () et l'information traditionnelle ce qui provient de lui ou d'un autre que lui.


L'information traditionnelle au sens large - الاثر


a) Sens propre : "athar" signifie ce qui reste de la chose.

b) Sens terminologique : il y a deux avis :

    1. même sens terminologique que le hadîth.

    2. différent de lui : c'est ce qui est rapporté des compagnons [Sahâba] et des Suivants [tâbi'în], comme paroles ou actes.


La chaîne des transmetteurs - الإسناد


Elle a deux significations :

a) C'est imputer le hadîth à son locuteur, en relatant la succession des transmetteurs.

b) C'est la succession des personnes conduisant à l'énoncé du hadîth. En cela, il a le même sens que "sanad".


La chaîne de transmission - السند


a) Sens propre : synonyme de support [mou'tamad]. Appelé donc ainsi, car le hadîth s'appuie et repose sur elle (la chaîne des transmetteurs).

b) Sens terminologique : la chaîne des hommes conduisant à l'énoncé de l'information traditionnelle.


L'énoncé de l'information traditionnelle - المتن


a) Sens propre : lieu quelconque de la terre, dur et élevé.

b) Sens terminologique : l'énoncé des termes de l'information traditionnelle, à la suite de la chaîne des transmetteurs.


La référence [al-mousnad] - المسند


a) Nom passif, au sens d'être rapporté à quelque chose.

b) Sens terminologique : trois significations.

    1. Tout livre dans lequel est réuni ce qui est attribué à chaque compagnon, séparément, comme relations d'informations traditionnelles.

    2. Le hadîth remontant jusqu'au Prophète () dont la chaîne de transmetteurs est continue.

    3. A le même sens que "sanad" [chaîne de transmetteurs]


Le rapporteur de chaîne de transmetteurs [al-mousnid]


Celui qui rapporte le hadîth avec sa chaîne de transmetteurs, qu'il en ait une science ou qu'il se borne simplement à la rapporter.


Le connaisseur du hadîth [al-mouhaddith]


Celui qui s'occupe de la Science du hadîth en la rapportant, et aussi en la maîtrisant, et qui a connaissance de nombreuses relations d'informations traditionnelles et de l'état de leurs transmetteurs.


L'érudit [al-hâfiz]


Deux avis :

a) même sens que le "mouhaddith" [connaisseur du hadîth].

b) il est à un rang plus élevé que le mouhaddith, de sorte que ce qu'il sait de chaque génération de transmetteurs l'emporte sur ce qu'il ignore.


L'autorité [al-hâkim]


Celui dont la Science recouvre l'ensemble des hadîth, de sorte que seul un nombre restreint d'entre eux, lui manque. C'est l'opinion de certains savants.


Science du Hadîth


On entend par science du Hadîth, la parfaite connaissance de l'énoncé des hadîths, de leur chaîne de transmission jusqu'au Prophète (صلى الله عليه و سلم), avec la connaissance d'éventuelles imperfections ou brisures dans la chaîne de narration et également le degré d'authenticité de chaque Hadîth.


Science traitant des narrateurs du hadîth ['ilm rijâl Al-Hadîth]


Science fondamentale pour que le savant analyse les maillons de la chaîne de narration du hadîth, les noms des narrateurs, leurs surnoms, leurs titres, leurs lignées et leurs biographies.


Science dite de la Critique du Hadîth [Al-Jarh wa At-Ta'dîl]


Science minutieuse qui permet d'analyser l'authenticité du hadîth en connaissant avec précision les qualités de chaque narrateur et leur capital en terme de confiance, mémoire, savoir, honnêteté, véridicité.


Science des défauts du hadîth ['ilal Al-Hadîth]


C'est la science qui traite des défauts du Hadîth.


Le hadith [Chadh]


Al-'Iraqi (رحمه الله) a dit : "Ce qui contient une irrégularité (Choudhoudh) est ce qui contredit quelqu'un qui est fiable et ce qui est abondamment préservé, et Ach-Chafi'i a vérifié cela". (Al-Alfiya)

Ibn Hajar (رحمه الله) a dit : "Ainsi, si une narration est opposée à ce qui est plus crédible, alors la narration correcte est ce qui a été préservé et ce qui le contredit est considéré Chadh". (Nakhba)
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Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /2007 12:01


1. Selon la référence de son autorité particulière


    1-1) Qoudsi - Divin


    Al-mabna (la construction) est bien celle du prophete. Mais el ma'na (le sens) vient de Dieu. A la difference que dans un hadith qoudousi le prophete dit : "Allâh a dit" alors que dans un hadith tout court le prophete parle directement sans faire reference a Dieu.


    1-2) Marfou' - élevé


    Un récit du Prophète, commençant par exemple par : "J'ai entendu le Prophète dire...".


    1-3) Mawqoûf - arrêté


    Il s'agit de la "Tradition fixée", dont la chaîne de transmission s'arrête à un compagnon (رضي الله عنه). Ce genre de tradition relate ainsi les propos, les gestes ou les approbations des "Sahâbas".

    Certaines formes de "Hadith Mawqoûf" ont valeur de "Hadith Marfou'" : C'est le cas par exemple quand un Compagon (رضي الله عنه) dit : "Il nous a été ordonné de faire ceci", ou quand il évoque des choses qui ne relèvent pas de son interprétation personnelle, comme les prédictions portant sur les faits à venir (à condition qu'il ne les tienne pas des "Gens du Livre").


    1-4) Maqtou' - divisé


    Il s'agit de la "Tradition interrompue", qui relate les propos, gestes ou approbations d'un  TABIHI ou Tabi' Tâbi'i.

    De nombreux savants utilisent le terme "Athar" pour se référer au [Mawqoûf] et au [Maqtou'], et réservent donc l'emploi du mot "Hadith" uniquement pour les propos, gestes et approbations du Prophète (صلى الله عليه و سلم).


2. Selon la chaîne de transmission [Isnad]


    2-1) Mousnad - supporté


    un Hadîth qui a été rapporté par un traditionaliste, basé sur ce qu'il a appris de son professeur à une époque appropriée à l'étude ; de même pour chaque professeur jusqu'à ce que la chaîne atteigne un compagnon bien connu, qui de son côté, rapporte des propos du Prophète.


    2-2) Moutassil - continu


    Un Hadîth avec une chaîne ininterrompue qui va jusqu'à un compagnon ou un de ses successeurs.


    2-3) Moursal - altéré


    Il y a déjà quelques divergences ds la définition du moursal. Les 2 définitions que l'on trouve majoritairement sont :


      2-3-1) Il manque le compagnon dans l'isnad


      Il est dit dans la Bayqouniya : [wa mursal minhu al-sahabi saqata].


      2-3-2) L'isnad s'arrête au niveau d'un suivant


      Les terminologistes préfèrent cette définition. On utilise alors le terme [mursal ul-sahabi] pour faire référence à la situation 1.
      Si l'isnad s'arrête sur un suivant, on ne sait pas s'il rapporte d'un compagnon ou d'un suivant qui pourrait être non fiable... La majorité des spécialistes du hadith pense qu'on ne peut pas se prononcer (à moins évidemment qu'une autre chaîne vienne renforcer le hadith).
      De nombreux juristes pensent qu'on peut l'utiliser sous certaines conditions. Par exemple, l'imam Ach-Châfi'i admettait les marasil de Sa'id b. al-musayyab.
      D'après l'Imâm Abou Hanifa, Mâlik et Ahmad Ibn Hambal (selon l'avis qui a été le plus retenu de lui), le "Hadith Moursal" est acceptable (sous deux conditions : le "Tâbi'i" est sûr, et il a l'habitude, lorsqu'il cite un "Hadith Moursal", de le tenir d'une personne sûre et fiable). L'un des ouvrages les plus connus recensant des Traditions de ce genre est le "Marâsîl Abou Dâoûd".


    2-4) Mounqati' - cassé


    Ce dit d'un Hadîth dont le lien à n'importe quel endroit de la chaîne avant le successeur est manquant.

    Ibn Hajar (رحمه الله) a dit : "Malik et Al-Boukhari ont une différente compréhension de la validité des hadiths. Malik ne considère pas l'interruption dans la chaîne comme une défaillance dans le hadith. Pour cette raison, il cite des hadiths avec des chaînes interrompues du type moursal et mounqati', et des communications sans chaînes (balaghat) comme une partie de l'objet principal de son livre (al-Mouwatta), alors que Al-Boukhari, considère l'interruption comme une défaillance dans la chaîne de transmission. Ainsi, il ne cite pas ces hadiths sauf comme quelque chose en dehors de l'objet principal de son livre (al-jami' al-sahih), par exemple les commentaires (ta'liq) et les titres de chapîtres". (Hadi al-sari p.21)


    2-5) Mou'adal - perplexe


    Ce dit d'un Hadîth dont le rapporteur omet deux (ou plus) rapporteurs de la chaîne, les uns à la suite des autres. Ce genre de Hadith est unanimement considéré comme étant "Dha'îf".


    2-6) Mou'allaq - arrêté, suspendu


    Ce dit d'un Hadîth dont un ou plusieurs narrateurs qui se suivent ont été retiré au début de la chaîne de transmission. Ce genre de "Hadith" est considéré comme étant irrecevable dans l'argumentation, sauf s'il est mentionné dans un ouvrage sûr et fiable ("Sahîh Boukhâri" par exemple), auquel cas, son statut est différent.


3. Selon le nombre de rapporteurs impliqués dans chaque étape de la chaîne de transmission


    3-1) Moutawâtir - Consécutif (ou notoire)


    Ce dit d'un Hadîth qui est rapporté par un si grand nombre de personnes qu'il est impossible qu'ils se soient concertés pour convenir d'un mensonge.
    Il n'existe aucun doute sur la validité, la véracité et l'authenticité d'un tel Hadith. Pour ce genre de tradition, il n'y a aucun besoin de faire des recherches sur l'état des transmetteurs et des narrateurs ("Râwi"). Des ouvrages spécifiques ont été rédigés par les savants afin de compiler ce genre de Hadiths. On pourrait citer à titre d'exemple le "Qatf oul Azhâr" de l'Imâm As-Souyoûti et le [Nazm oul Moutanâthir min al Hadithil Moutawâtir] de Mouhammad Al Kattâni.


    3-2) Ahad - isolé


    ce dit d'un Hadîth qui est relaté par un nombre important de personnes mais dont le nombre n'atteint pas celui du moutawatir. Il est encore divisé en :


      3-2-1) Mach'Hour - célèbre (ou réputé)


      Le Hadîth a été rapporté à chaque niveau de transmission par au moins trois rapporteurs. Certains savants utilisent l'appellation de [Hadith Moustafîdh] pour se référer à ce genre de Tradition.


      3-2-2) Aziz - rare, fort


      A n'importe quelle étape de la chaîne, deux rapporteurs au moins relatent le Hadîth.


      3-2-3) Gharib - étrange


      A un certain moment de la chaîne, seulement un rapporteur relate le Hadîth.


4. Selon la nature du texte et de la chaîne


    4-1) Mounkar - dénoncé


    Ce dit d'un Hadîth qui est rapporté par un narrateur faillible, et dont le récit va à l'encontre d'un Hadîth authentique.


    4-2) Moudraj - interpolé


    Un ajout au texte du Hadîth par un rapporteur.


5. Selon le sérieux et la mémoire des rapporteurs


5-1) Sahih - Sûr, solide


Ach-chafi'i (رحمه الله) indique les obligations pour un tel Hadîth, qui n'est pas moutawatir, afin qu'il soit acceptable : "Chaque rapporteur doit être digne de confiance dans sa religion; il devra être connu pour être véridique dans son récit, de comprendre ce qu'il rapporte, savoir comment une expression différente peut modifier la signification du Hadîth, et de rapporter les mots du Hadîth mot pour mot, et pas seulement au niveau de sa signification".

Il est à noter que l'on distingue deux types de "Hadith Sahîh" : Le "Hadith Sahîh li dhâtihi" (Hadith valide en lui-même), qui correspond à la définition donnée ci-dessus, et le "Hadith Sahîh li Ghayrihi" (Hadith valide par autre que lui), qui désigne la Tradition dont l'une des personnes présentes dans la chaîne de transmission présente une défaillance minime sur un point précis, mais le Hadith en question est rapporté par d'autres voies, avec d'autres chaînes de transmission de force égale ou supérieure.


    5-1-1) Hasan-Sahih


    Pour information, il dit que les savants ont divergé sur l'explication de cette terminologie bien spécifique à At-Tirmidhi, et que le plus juste est que "hassan sahih" signifie que pour un hadith donné, le rapporteur pouvait être considéré comme transmetteur du sahih chez certains muhaddithin alors qu'ils n'était considéré que transmetteur du hassan chez certains autres, d'où l'adoption par l'imam Tirmidhi d'une classification intermédiaire des hadith rapportés par de telles personnes en "hassan sahih".


5-2) Hasan - bon


C'est celui qui ne présente pas de marginalité ou de défaut et qui a été rapporté par une chaîne de transmetteurs continue dont l'un des membres présente une défaillance minime par rapport aux conditions nécessaires pour le "Sahîh", et ce manque n'est pas compensé non plus par une autre chaîne de transmission.
Il est évident que ce genre de Hadith a une fiabilité et une force probante moindre par rapport au "Sahîh". Il n'en reste pas moins cependant qu'il est considéré comme source d'argumentation valide.


5-3) Da'if - faible


Ce dit d'un Hadîth qui n'atteint pas le statut de hasan. Habituellement, la faiblesse est : une discontinuité dans la chaîne, dans ce cas le Hadîth pourrait être - selon la nature de la discontinuité - mounqati' (cassé), mou'allaq (arrêter), mou'dal (perplexe), ou moursal (altéré), un des rapporteurs ayant un caractère suspect, par exemple en raison de ses mensonges, erreurs excessives, opposition au récit des sources plus fiables, participation dans l'innovation, ou ambiguïté entourant sa personne.
Cependant, quand un [Hadith Dhâ'if] est rapporté par différentes voies, et que sa faiblesse n'est pas dû à la perversité et au mensonge d'un de ses transmetteurs, dans ce cas, il acquiert une certaine fiabilité et devient valide dans l'argumentation. On l'appelle alors Hadith bon par autre que lui [Hasan li ghayrihi].


5-4) Mawdou' - fabriqué ou forgé


Ce dit d'un Hadîth dont le texte va à l'encontre des normes établies pour les paroles du Prophète, ou la chaîne comprend un menteur. Un Hadîth fabriqué peut également être identifié par une anomalie présente à une époque particulière (rébellion...)
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Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /2007 11:52




Abd Al Karim Ibn Al-Aouja


Hamad Ibn Zaid écrit : "Les Zanadiquas ont forgé quatorze mille hadiths. Quatre mille ont été forgés par Abd Al Karim Ibn Al Aouja. Ce dernier, avant d'être exécuté par le calife Al Mahdi, avoua l'avoir fait. Il dit : "J'ai forgé quatre mille ahadiths rendant le licite illicite et l'illicite licite"".


'Abd ar-Rahmân Ibn Ishâq Al-Wâsiti


Abou Dâwoud a dit : "J'ai entendu Ahmad Ibn Hanbal déclarer 'Abd ar-Rahmaan Ibn Ishâq al-Koufi est da'if (faible)". C'est pourquoi l'Imam Ahmad n'a pas accepté ce Hadith.

An-Nawawi a dit dans Majmou' (3/313), et aussi dans Charh Sahih Mouslim et ailleurs : "Ils (les savants du Hadith) déclaraient ce Hadith faible, parce que c'est un récit de 'Abd ar-Rahmaan Ibn Ishâq al-Wasiti, qui est un narrateur faible [Da'îf], comme il a été jugé par les Imams de l'éloge et critique des rapporteurs".

Zayla'i a dit dans ar-Raayah Nasb (1/314) : "Bayhaqi a dit dans al-Ma'rifah : "Sa chaîne n'est pas ferme, car c'est un récit unique de 'Abd ar-Rahmaan Ibn Ishâq Al-Wâsiti, qui est abandonné [Matroûk]"".

     

Abou Bakr Ibn Abi Maryam


Ibn Hibbân a dit : "Abou bakr Ibn Abi Maryam faisait partie des meilleurs habitants de Sham (Syrie,Liban..). Mais il possédait une mauvaise mémoire de sorte qu'il rapportait mal ce qu'il rapportait; pas assez mal pour mériter le rejet, mais suffisamment mal pour ne pas être intégré dans le groupe sûr. En somme, pour moi, on ne doit pas accepter ce qu'il est seul à rapporter". (al-Madjrouhin 3/146)


Abou Ishaq as-Soubay'i


Al-Albani l'a jugé faible dans As-Silsila as-Sahiha n°1281.


Abou Ja'far ar-Razi


Al-Albâni (رحمه الله) a dit : "Abou Ja'far ar-Razi avait une très mauvaise mémoire".


'Ali Ibn 'Oubayd


Al-Albâni (رحمه الله) a dit qu'il est un inconnu.


Al-Waqidi


Ahmad (رحمه الله) a dit : "Al-Waqidi est un pilier du mensonge".


'Amr Ibn Thâbit


Abdallah Ibn Moubarak (رحمه الله) disait : "délaissez les hadith de 'Amr Ibn Thabit car il insultait les salafs".


'Atiyya al-'Awfi


Il n'est pas crédible à l'unanimité, comme cela a été rapporté par certains savants du hadith.


Faid Ibn Abderahman


Il a été critiqué par Ahmad (رحمه الله) et d'autres.


Faraj Ibn Fudala


Faible


Hamza an-Noussaybi


An-Nassaï : "Ses hadith sont à rejeter". (ad-dou'afa wa l-matroukin p.39)


Ibn al-Djawzi : "Le hadith de Hamza est à rejeter. Yahya dit : il n'est rien; il ne vaut pas un fals (centime). Al-Boukhari et ar-Razi disent : ses hadith sont contestables. Nassaï et Daraqutni disent : ses hadith sont à rejeter. Ibn Ady dit : il invente des hadith. Ibn Hibbân dit : il se singularise par l'attribution aux hommes sûrs de hadith inventés à la manière de celui qui agit délibérément. Il n'est pas permis de rapporter ses hadith".(ad-doua'fa wa al-madjrouhin 1/237)


Haram Ibn 'Outhmân


Ach-Châfi'i (رحمه الله) a dit au sujet de son contemporain : "Rapporter des hadith de Haram, c'est interdit (حرام)".


Mouhammad Ibn Ibrahim


Ibn Habban écrit que Mohamed Ibn Ibrahim forgeait des hadiths.


Mouhammad Ibn Ishaq


Mâlik (رحمه الله) a dit de lui : "C'est un menteur".


Oubayd Ibn Ishaq al-Attar


Yahya Ibn Ma'in dit : "Oubayd Ibn Issehaq al-Attar n'est rien".

Abou Hatim ar-Razi dit : "nous n'avons vu que du bien! il n'est pas ferme; ses hadith comportaient des parties contestables". (al-Jarh wa at-ta'dil 5/401)

An-Nasâi a dit : "Ses hadith sont à rejeter". (ad-dou'afa wa al-matroukin p.72)


Ad-Dhahabi dit : "Yahya le juge faible. Al-Boukhari dit : il rapporte des hadith contestables. Al-Azdi dit : ses hadith sont à rejeter. Ad-Daraqutni dit : il est faible. Mais Abou Hatim est satisfait de lui. Ibn Ady dit : la totalité de ses hadith sont contestables". (Mizan al-I'tidal 5/24)


Ibn Ady dit : "La plupart de ce qu'il rapporte est contestable , soit à cause de son contenu ou pour sa voie de transmission".


Sa'id b. Bishr al-Khaddi


Habitant de Damas.

Ibn Mahdi rejétait ses hadith. Quand à Ahmad, Ibn al-Madini et al-Nasa'i, que Dieu leur accorde Sa miséricorde, ils les ont jugé comme étant faibles.


Sanan Ibn Haroun al-Bardjami


Ibn Hibbân : "ses hadith sont très contestables; même s'il en rapporte d'après des gens célèbres."

Yahya Ibn Ma'in : "Les hadith de Sanan Ibn Haroune al-Bardjami ne valent rien". (Al-madjrouhin 1/354)

Al-Aquili l'a mentionné dans Ad-dhu'afa, 2/171.


Sayf Ibn Omar at-Tamimi


Al-Hakim (رحمه الله) écrit : "Sayf est accusé d'avoir une existence d'hérétique. Ses récits sont abandonnés".

An-Nasâi (رحمه الله) a écrit : "Les récits de Sayf sont faibles et ils devraient être négligés parce qu'ils étaient peu fiable et indigne de confiance".

Abou Dâwoud (رحمه الله) a écrit : "Sayf n'est rien. Il était un menteur. Quelques-uns de ses Hadiths ont été véhiculés et la majorité niés".

Ibn Hibbân (رحمه الله) a écrit :"Sayf a attribué des traditions fabriquées à des bons rapporteurs de Hadiths. Il a été accusé d'existence hérétique et de menteur".

Al-Darqoutini (رحمه الله) a écrit : "Sayf est faible".

As-Souyouti (رحمه الله) a écrit : "Les Hadiths de Sayf sont faibles".

Ibn Hajar al-Asqalani (رحمه الله) après avoir relaté une tradition, a dit : "Beaucoup de rapporteurs de cette tradition sont faibles, et le plus faible parmi eux est Sayf".


Yahya Ibn salama Ibn KouHayl


Al-Boukhâri a dit de lui : "Il a fait de graves erreurs".

An-Nasâi a dit : "Ses ahâdîth doivent être abandonnés".

Ibn Ma'in a dit : "On n'écrit pas ses ahadîth".
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Jeudi 7 septembre 2006 4 07 /09 /2006 10:53

  


Nous allons énumérer ici, les Hadiths faibles revus et corrigés par Cheikh al Albani, que l’on retrouve dans Les Jardins des Vertueux[1].



Ce travail est nécessaire dans la mesure où ce livre est imminent et a beaucoup de valeur. Pour estimer ce remarquable ouvrage, il suffit de voir le peu de Hadiths faibles qu’il comporte (environ une quarantaine, selon Cheikh al Albani).


Par ailleurs, ce qui montre aussi l’importance de ce livre, c’est le mérite de son auteur, l’Imam an Nawawi qui apprenait jusqu’à douze cours par jour. Sans oublier que ce recueil de Hadith est l’un des livres les plus lus dans le monde. 


Ayant traité, dans un autre article, de la science et de ses mérites, nous en profiterons pour citer un Hadith faible concernant ce domaine, à titre d’exemple. Ce qui évitera aux lecteurs de les utiliser, à moins que ce ne soit à titre d’avertissement quant à leur faiblesse : 


1. Selon Anas (qu’Allah l’agrée), d’après le Messager d’Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui- :  


« Celui qui sort de chez lui à la recherche de la science est considéré dans le sentier d’Allah (au service d’Allah), jusqu’à ce qu’il revienne. »[
2]
 


La chaîne de transmission de ce Hadith est faible car elle comporte parmi ses rapporteurs abou Ja’far ar-Razi qui avait une très mauvaise mémoire. Cheikh al Albani l’a considéré faible.[3]

 


2. D’après le Messager d’Allah  -prières et bénédiction d'Allah sur lui-:
« Le croyant ne pourra se rassasier de faire le bien jusqu’à ce que le paradis soit son étape (finale). »[
4]
 


Sa chaîne de transmission est faible car elle comporte Daradje d’après abou al Heytham .[5]


3. Selon Abu Ya’la ibn ‘Aws, d’après le Prophète  -prières et bénédiction d'Allah sur lui- :


« Le sage est celui qui se demande des comptes à lui-même
et qui agit en vue de ce qui vient après la mort. Et l’incapable est celui qui se laisse guider par ses passions tout en nourrissant au sujet d’Allah de vains espoirs. »[6]
 


Cheikh al Albani a dit que sa chaîne de transmission est faible car elle comporte le rapporteur Abou Bakr ibn abi Mariam.[7]
   



4.  Selon ‘Umar, d’après le Prophète  -prières et bénédiction d'Allah sur lui-:


« On ne demande pas à l’homme pourquoi il a frappé sa femme. »
[8] 


 
Cheikh Albani a dit que sa chaîne est faible.[9]   


5.  Selon Oum Salama, le Messager d’Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit : 

« Toute femme qui meurt jouissant de la satisfaction de son mari entre au paradis. »[10] 


Cheikh al Albani a dit que sa chaîne comporte deux rapporteurs inconnus.[11]

 


6.  Malek ibn Rabi’a Assa’idi a dit :  


« Alors que nous étions assis auprès du Messager d’Allah 
-prières et bénédiction d'Allah sur lui- ,voilà que lui vint un homme de la tribu des Bani Salama qui lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Reste-t-il pour moi (la possibilité) de faire du bien à mes parents maintenant qu’ils sont morts ? » Il dit : « Oui. Tu pries Allah de les bénir et de les absoudre et tu tiens après eux leurs promesses, tu respectes les liens de parenté dont ils sont la cause et tu honores leurs anciens amis. »[12] 

Cheikh al Albani a dit que sa chaîne est faible car il comporte ‘Ali ibn ‘Ubayd qui est inconnu.[13]

 


7. Selon Anas, d’après le Messager d’Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui-  :


« Toutes les fois qu’un jeune honore un vieillard à cause de son âge, Allah lui suscitera plus tard quelqu’un pour l’honorer dans sa vieillesse. »
[14] 

Cheikh al Albani a dit que sa chaîne est faible et a démontré qu’il comporte deux ambiguïtés.[15]

 


8.  Selon ‘Abdullah ibn Moughaffal, un homme dit au Prophète  -prières et bénédiction d'Allah sur lui-  :

« Ô Messager d’Allah ! Par Allah, je t’aime. » .
Il lui dit : « Réfléchis bien à ce que tu dis ! »
.
L’autre répéta encore : « Par Allah, je t’aime » trois fois de suite.  

Il lui dit : « Si tu m’aimes vraiment prépare-toi une bonne protection contre la pauvreté, car la pauvreté atteint celui qui m’aime plus rapidement que le torrent n’atteint l’extrémité de son lit 
».[1
6]
 

Cheikh al Albani a mis ce Hadith dans « Le recueil des Hadith faibles rapportés par Tirmidhi ». Le résumé de la chaîne de ce Hadith se trouve au n° 409 de ce même recueil.

 


9. Asma Bint Zeyd a dit : 

« La manche de la tunique du Messager d’Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui- lui arrivait jusqu’au poignet. »[17]  
Cheikh al Albani a dit qu’il était faible.[18]


 


10. Selon le Calife ‘Othman Ibn ‘Affann -qu'Allah l'agrée- , d’après le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- :


« Le fils d’Adam n’a droit qu’à trois choses : Une maison où il habite. Des vêtements pour couvrir sa nudité. Une croûte de pain et de l’eau »[
19]
. 


11. Selon Abou Horeyra -qu'Allah l'agrée- , d’après le Messager d’Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui-:



« Hâtez-vous de faire les bonnes actions avant d’ être empêchés par l’une de ces 7 choses auxquelles vous devez vous attendre :  

1.     
Une pauvreté qui vous fait oublier (de les faire).  
2.     
Une richesse qui vous rend arrogant.  
3.     
Une maladie ruinant votre santé.  
4.     
Une vieillesse affaiblissant votre esprit.  
5.     
Une mort mettant fin à vos jours.  
6.     
L’arrivée du faux Messie et c’est le pire de ce que peut vous cacher l’avenir.  
7.     
L’arrivée de l’Heure et l’Heure est plus mortelle et plus amère encore ».[
20] 


12.  Ibn Abbas -qu'Allah l'agrée-  rapporte :


« Le Messager d’Allah
-prières et bénédiction d'Allah sur lui- passa une fois devant des tombes à Médine. Il se tourna vers elles et dit : « Paix et salut à vous, habitants de ces tombes ![21] Vous êtes nos prédécesseurs et nous sommes vos suivants ».[22]


13.   Selon ‘Atiya ibn ‘Orwa Asa‘idi -qu'Allah l'agrée- d’après le Messager d’Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui-  :  
« L’homme n’atteint vraiment le degré de la piété que lorsqu’il renonce à ce qui est admis de peur de commettre  l’interdit ».[
23]
 


14.    ‘Omar ibn al Khattab -qu'Allah l'agrée- rapporte : 


« J’ai demandé au Prophète
-prières et bénédiction d'Allah sur lui-la permission d’aller faire le petit pèlerinage (‘Omra). Il me l’accorda et dit : « Ô petit frère ! Ne nous oublie pas dans tes prières ! » ‘Omar disait : « Ce fut pour moi un mot que je ne serais pas heureux d’échanger contre tout ce bas monde ».  
Dans une autre version
 : « Ô petit frère ! Associe-moi dans tes prières ! ».[24] 


15.     Oumeya ibn Makhshi -qu'Allah l'agrée- rapporte :


« Le Messager d’Allah
-prières et bénédiction d'Allah sur lui- était assis alors que quelqu’un mangeait. Il ne prononça pas le nom d’Allah jusqu’à l’épuisement de son repas. Lorsqu’il leva la dernière bouchée vers sa bouche, il dit : « Au nom  d’Allah à son début et à sa fin ». Le Prophète  -prières et bénédiction d'Allah sur lui-  dit en riant : « Le diable n’a pas cessé de partager son repas. Dès qu’il prononça le nom d’Allah, il vomit tout ce qu’il avait dans le ventre ».[25]


 

16.     Abou Horeyra -qu'Allah l'agrée- a dit :


« Alors que quelqu’un priait en laissant traîner son pagne, le Messager d’Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui-  lui dit : « Va refaire tes ablutions ! » Il s’en alla, refit ses ablutions et revint. Il lui redit encore la même chose. Quelqu’un lui demanda : « Ô Messager d’Allah ! Pourquoi  lui as-tu ordonné de refaire ses ablutions tout en t’abstenant de lui répondre ? » Il dit : «  Il priait en laissant traîner son pagne et Allah n’agrée pas la prière de celui qui laisse traîner son pagne ».[26] 


Nous continuerons, incha Allah, dans les prochains numéros,
Qu’Allah récompense les personnes qui m’ont aidé dans mon travail !


 


 

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[1] Le livre que nous avons pris pour base est celui traduit en français, publié aux éd° Dar al Gharb al Islami.
[2] Rapporté par Tirmidhi, n°2647 Pour retrouver ce hadith en arabe, vous pouvez consulter RIYAD ASSALIHINE  de Annawawi, corrigé par Al Albani, hadith n°1393 page 479, édition : Maktab Islami. Quant à la version en français, vous pouvez la retrouver dans  LES JARDINS DES VERTUEUX  au chapitre 120, « Le livre de la science ».
[3]
Voir  Charh Riyad Assalihine  de Salim Al Hilali vol 2, page 468.
[4]
Rapporté par Tirmidhi, n°2686.
[5]
Voir Riyad Assalihine  corrigé par Albani, n°1394, pour la version en arabe. Quant à la version française,  voir Les Jardins des Vertueux, chapitre 120, du livre de la science.
[6]
Rapporté par Tirmidhi. Voir  Les jardins des Vertueux, au Chapitre 5 du « Contrôle permanent de Dieu ».
[7]
Voir  Dha’if al Jami’ as-Saghir , n°4305. 
[8]
Rapporté par Abu Dawud. Voir Les Jardins des Vertueux, au Chapitre 5 du « Contrôle permanent de Dieu ».
[9]
Cheikh Albani a démontré la faiblesse de ce hadith dans  Irwa Al Ghalil , n°2034.
[10]
Rapporté par Tirmidhi. Voir Les Jardins des Vertueux, au Chapitre 34 du  « Droit du mari sur sa femme ».
[11]
Voir Adha ‘ifa , n°1426.
[12]
Rapporté par Abu Darda. Voir Les Jardins des Vertueux, au Chapitre 41 du « Mérite qu’on a à être gentil  avec les amis du père, de la mère, des proches et de l’épouse et avec ceux qu’on recommande de traiter avec générosité ».
[13]
Voir  Riyad Assalihine , corrigé par Cheikh Albani, page 179, note 4.
[14]
Voir  Les Jardins des Vertueux, Chapitre 43 des « Egards dus au savants, aux personnes âgées et aux bienfaiteurs. Le devoir de leur donner la priorité sur les autres, d’élever leur siège et de mettre en exergue leur position ».
[15]
Voir  Adha ‘ifa , n°304.
[16]
Rapporté par Tirmidhi. Voir  Les Jardins des Vertueux , Chapitre 54 du « Mérite du renoncement aux biens de ce monde. L’exhortation à ne pas les rechercher en abondance. Le mérite de la pauvreté ».
[17]
Rapporté par Abu Dawud. Voir  Les Jardins des Vertueux , Chapitre 55 du « Mérite de la faim et de la vie austère. L’exhortation à se contenter de peu dans le manger, le boire, l’habillement et les autres besoins. L’exhortation à faire  taire ses passions ».
[18]
Voir Adha’ifa , n°2458.

[19] Rapporté par Tirmidhi. Voir chapitre du « Mérite du renoncement aux biens de ce monde. L’exhortation à ne pas les rechercher en abondance. Le mérite  de la pauvreté », Hadith n°479
[20]
Voir chapitre du  « Devoir de penser à la mort et de ne pas trop tabler sur l’avenir », hadith n° 575.
[21]
A préciser que ce Hadith a été raccourci dans le livre que nous prenons comme base. Il faut en fait rajouter à cet endroit « … Qu’Allah nous pardonne à nous et à vous … » 
[22]
Rapporté par Tirmidhi. Voir chapitre de « La recommandation aux hommes de rendre visite aux tombes et ce que doit dire le visiteur », Hadith n°581
[23]
Voir chapitre « La crainte scrupuleuse d’Allah et le renoncement  à tout ce qui  est douteux », Hadith n°593
[24]
Rapporté par Tirmidhi. Voir chapitre de « L’obligation en cas de voyage ou autre de faire ses adieux à son compagnon, de lui faire ses recommandations, de prier pour lui et de lui demander ses prières », Hadith n°711. Voir aussi au chapitre 44, Hadith n°371.
[25]
Rapporté par abou Dawoud et Nassa’i. Voir chapitre des « Règles de politesse  du manger » », Hadith n°729.
[26]
Rapporté par abou Dawoud. Voir chapitre des « Règles du vêtement », Hadith n° 794.

Par ADMIN - Publié dans : La Sience du Hadith
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