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Les Savants Qu'ALLAH Les preserves

Samedi 16 septembre 2006 6 16 /09 /Sep /2006 22:41

Son enfance...


Il est né en 1914 dans la ville de Ouchqou Dara qui était à l'époque la capitale d'Albanie, dans une famille pauvre mais pratiquante et connue pour les connaissances religieuses. Son père al Haj Nouh fut diplômé des instituts religieux de la capitale Othomane " Istanbul ", puis il est revenu chez lui pour enseigner et éduquer les gens.   
Lorsque le roi  "Ahmed Zogho " prit le pouvoir  en Albanie, et décida de rendre le pays laïque imitant l'occident dans tous les domaines de la vie, le père prit peur et pressentit que le mal s'accroîtra. Alors il prit la décision d'émigrer en Syrie (Cham) pour sauvegarder sa religion et par crainte pour ses enfants des troubles. Son choix fut la ville de Damas dont il avait auparavant prit connaissance lors de son voyage pour le pèlerinage et ce qui le poussa à choisir cette ville ce sont les Hadiths rapportés sur les mérites de cette région et les invocations faites par le Messager
-prières et bénédiction d'Allah sur lui- pour elle.   

Le grand savant al Albany a terminé ses études primaires dans l'école de " Jam'yat al Is'af al Kheiry " à Damas avec un niveau élevé.  Du fait de la mauvaise idée que se faisait son père sur les écoles publiques du point de vue religieux, il décida de ne plus le laisser aller à l'école, et lui prépara un programme structuré. De ce programme, il apprit le Coran avec le Tajwid, la grammaire et le Fiqh d'après le Madh-hab Hanafi. De même que des amis à son père ont participé à son enseignement des sciences religieuses et arabes comme on verra plus loin.   

Il apprit de son père la réparation des montres jusqu'à devenir un des meilleurs réparateurs de la ville, et il commença à gagner sa vie de ce métier. Son apprentissage de ce métier et son émigration vers la Syrie (Cham) furent deux grands bienfaits d'Allah pour lui, et pour cela son père a un grand mérite car le métier de réparateur de montres lui permit d'avoir un grand temps libre pour pouvoir lire et étudier les livres, et l'émigration vers Damas lui permit de connaître la  langue arabe et les sciences religieuses depuis leurs sources.


Vers la science du Hadith et l'importance qu'il lui donna...


Le cheikh al Albany se dirigea vers la  science du Hadith alors qu'il n'avait que 20 ans à peu près, attiré par les articles qui paraissaient dans la revue "al Manar" publiée par le cheikh Mouhammad Rachid Rida -qu'Allah lui fasse miséricorde-.

Le premier travail qu'il entreprit dans le Hadith fut de recopier le livre : Al Moughni 'an haml al asfar fil asfar fi takhrij ma fil ihya minal akhbar du Hafidh al 'Iraquy -qu'Allah lui fasse miséricorde- avec des annotations.
Celui qui regarde l'effort du cheikh dans ce travail est étonné par son intelligence, par ses bonnes connaissances à ce jeune âge, et l'étonnement augmente pour son assiduité pour le rangement du livre, et pour sa bonne écriture.
   
Ceci fut pour lui le début d'un grand bien car il avait de plus en plus d'envie pour la science du Hadith jusqu'à que son père désapprouva sa préoccupation pour cette science et lui disait :


"  La science du Hadith est réservée à ceux qui font faillite ! ".


Malgré tout cela, l'amour du cheikh pour le Hadith du Messager d'Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui-, et la distinction de l'authentique et du faible ne faisaient qu'augmenter. Et puisqu'il vivait sous la charge de son père qui avait à sa charge une grande famille, il n'avait pas les moyens d'acheter ce qu'il lui fallait comme livres qu'il ne trouvait pas dans la bibliothèque de son père qui était pleine de livres suivant le rite Hanafite. 

C'est pour cela qu'il se dirigea vers la grande bibliothèque Adhahirya. Ceci fut un grand bienfait d'Allah sur lui car il y trouvait tout livre qu'il ne pouvait acheter, de même certaines librairies commerciales lui prêtaient des livres comme la librairie de Salim al Qouçaibany -qu'Allah lui fasse miséricorde- et la librairie arabe Hachémite (al Maktaba al 'arabya al hachimya) de 'Oubeid Ikhwane.  

Son intérêt  pour le Hadith et ses sciences est devenu sa grande préoccupation, jusqu'à ce qu'il lui arrivait de fermer sa boutique pour aller à la librairie Adhahirya et il y restait douze heures sans se lasser de la lecture, des annotations et de la vérification sauf pour les Salâts pour lesquelles il s'arrêtait. Et souvent il mangeait simplement dans la bibliothèque. Puis la direction de la bibliothèque décida de lui réserver une pièce pour lui seul, pour qu'il puisse faire ses recherches utiles dans la science, et aussi de lui donner la clé de la bibliothèque. Et là, pendant des années, le cheikh venait tôt le matin avant les employés qui eux retournaient chez eux à l'heure du Dhohr sans revenir, alors que lui, y restait ce qu'Allah veuille qu'il reste, et il lui arrivait de ne repartir qu'après avoir prié la Salât du 'Icha. 

Tous ceux qui le voyaient à l'époque dans la bibliothèque, savaient le degré de ses efforts et sa volonté de ne pas perdre de temps, jusqu'à que certains lui en voulaient car il était trop dans la lecture et l'écriture lorsqu'ils lui rendaient visite à la bibliothèque. Naturellement le cheikh était excusable car il ne voulait pas perdre son temps avec les longues salutations et bienvenues, il répondait aux questions qui lui étaient posées,  tout en regardant dans le livre et sans relever son regard vers celui qui pose la question avec le strict minimum de mots suffisants. Parmi les fruits de ce grand effort béni, il y a eu :   
-  Takhrij ahadith al bouyou' fi mawsou'ati al fiqh al islami  (Recherche sur ceux qui ont rapporté les Hadiths concernant le commerce dans la jurisprudence islamique), et d'autres ouvrages que l'on verra si Allah le veut. 
   
- Celui qui lit l'introduction du cheikh dans  Fahras makhtoutat al Hadith fil maktaba adhahirya  (L'index des manuscrits du Hadith dans la bibliothèque Adhahirya), lorsqu'il parle sur la difficulté de retrouver une feuille perdue ou mal rangée, reconnaît la longue patience et l'énorme effort qu'il a entrepris pour servir la Sounnah purifiée.


L'appel à Allah exalté soit-Il... 

 Les Hadiths du Messager d'Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui-  ont eu un grand effet sur la voie qu'entreprit le cheikh dans la science comme dans la pratique, et c'est comme ça que le cheikh prit la bonne voie authentique qui est de ne prendre que d'Allah et de Son Messager -prières et bénédiction d'Allah sur lui- seulement en s'aidant de la compréhension des grands Imams parmi les pieux prédécesseurs, sans aucun fanatisme pour l'un d'entre eux, mais plutôt c'est la vérité qu'il recherchait là où elle se trouve. 

De là, il commença à contredire le Madh-hab Hanafi dans lequel il grandit. Son père -qu'Allah lui fasse miséricorde- s'opposait à lui durement, alors le cheikh lui démontrait qu'il n'était pas permis à un musulman de délaisser la pratique des Hadiths du Messager d'Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui- alors qu'ils sont authentiques et que certains Imams les ont mis en pratique quelque soit celui qui les contredit, tout en lui expliquant aussi que ceci est la voie de l'Imam abou Hanifa ainsi que les autres imams, qu'Allah leur soit clément.

Et c'est comme ça que les discussions ont commencé entre le cheikh al Albany et les autres savants. Il subit une grande opposition de la part de beaucoup de cheikhs fanatiques à leurs Madh-hab et des cheikhs Soufis et des charlatans innovateurs, et surtout des gens de la même origine que lui (la communauté albanaise de Damas) qui poussaient la masse contre lui en prétendant qu'il était un Wahhabite égaré et ils prévenaient les gens contre lui, alors qu'au même moment des savants connus de Damas étaient d'accord avec lui et l'ont encouragé à continuer dans son prêche. Parmi eux, il y avait le grand savant Bahjat Albaitar, le cheikh 'Abdoul Fattah al Imam, le cheikh Tawfiq al Barzah et bien d'autres, qu'Allah leur soit clément. Le Cheikh al Albany n'en avait que faire des paroles des gens et de leur opposition, mais bien au contraire ceci ne faisait que le pousser à persister sur la vraie voie. Il s'éduquait à avoir la patience et à supporter le mal (qu'on lui faisait) et ceci comme application du commandement de Louqmane à son fils comme Allah nous le cite dans Son Livre  

Et il est véritablement comme le dit sur lui un de ses élèves : «  Il est comme la pluie qui ne regarde pas sur quelle terre elle va tomber ».  

Le cheikh prit en main l'étendard du Tawhid et de la Sounnah, et visita beaucoup de savants de Damas et il y a eu entre lui et eux beaucoup de discussions sur des questions du Tawhid, l'attachement fanatique au Madh-hab et les innovations, et ceci, en compagnie du cheikh 'Abdoul Fattah al Imam -qu'Allah lui fasse miséricorde- qui était à l'époque le président de l'association des jeunes musulmans. 

Le cheikh -qu'Allah lui fasse miséricorde- donnait deux cours par semaine auxquels participaient les étudiants en religion et quelques professeurs d'université. Parmi les livres qu'il a enseignés, il y a :
1- Fath al Majid Charh Kitab at Tawhid (commentaire du livre de l'unicité) de 'Abdour-Rahmane ibn Hassan ibn Mouhammad ibn 'Abdil Wahhab.
   
2- Ar Rawda an Nadya Charh ad Dourar al Bahya.
   
3- Minhaj al Islam fil Houkm (la voie de l'islam dans la façon de gouverner) de Mouhammad Assad.
   
4- Ouçoul al Fiqh (les fondements de la jurisprudence) de 'Abdoul Wahhab Khallaf.
   
5- Mouçtalah at Tarikh (la science de l'histoire) de Assad Roustoum.
   
6- Fiqh as Sounnah (la compréhension  de la Sounnah) de Sayid Sabiq     
   
7- Al Ba'ith al Hathith Charh Ikhtiçar 'Ouloum al Hadith  d'ibn Kathir de Ahmad Chakir.
   
8- At Targhib wa at Tarhib de al Hafidh al Moundhiri.
   
19- Ryad as Salihin (Les jardins des vertueux) de an Nawawy.
   
10- Al Ilmam fa Ahadith al Ahkam d'ibn Daqiq al 'Id.


Mais il n'a pas pu terminer ces deux derniers livres à cause de certains cheikhs qui se sont plaints de lui auprès des autorités et il fut emprisonné à peu près six mois. Il avait déjà connu la prison avant cela en 1967 où il y resta un mois. 

Le cheikh avait des voyages mensuels organisés, au début c'était pour une semaine par mois, puis ce fut trois jours par mois. Le cheikh allait dans les grandes villes comme Halab, Idlab, Alladhiqya, Salmya, Homs, Hama, Arriqah puis des voyages vers la Jordanie avant qu'il ne décide d'y résider dernièrement. Tous ces efforts et ces voyages eurent de très bons fruits, même s'il y avait l'opposition des gens de la passion, cela ne le décourageait pas à continuer.

 


L'enseignement à l'université Islamique de Médine...


Avec l'aide d'Allah, élevé soit-Il, puis des efforts continus, de bons ouvrages du cheikh ont vu le jour dans les domaines du Hadith, du Fiqh, de la 'Aquida et autres qui ont montré aux savants ce qu'Allah lui avait donné comme compréhension authentique, grande science, grande compréhension du Hadith, de ses sciences, de ses narrateurs, ainsi qu'un chemin scientifique qui fait du Livre et de la Sounnah le juge et la balance dans tous les domaines, et tout ceci avec la compréhension des pieux prédécesseurs et leur voie dans l'apprentissage et du d'écoulement des règles et des lois. 

C'est cette voie qu'entreprirent beaucoup de grands savants surtout le cheikh al Islam ibn Taymiya et ses élèves, et ceux qui les ont suivis. 

Tout ceci rendit le cheikh célèbre, les savants retournaient à lui, les responsables des écoles de science reconnaissaient son degré. Ce qui poussa les responsables de l'université islamique (de Médine) lors de sa fondation, et à leur tête le cheikh et grand savant Mouhammad ibn Ibrahim Âl cheikh -qu'Allah lui fasse miséricorde- le président de l'université islamique à l'époque et le grand Moufti du Royaume d'Arabie Saoudite, de choisir le cheikh al Albany pour le poste de professeur du Hadith, de ses sciences et de sa compréhension à l'université. Le cheikh y resta trois ans, de l'année 1381h jusqu'à la fin de l'année 1383h, en enseignant le Hadith et ses sciences, et pendant cette période il était un bon exemple à suivre dans l'effort, la sincérité et la modestie. Ceci se voyait très bien dans ses assises avec les étudiants pendant les inter-classes et dans les voyages organisés par l'université. Et à cette époque, il était membre du Conseil de l'université.


Le retour du cheikh à Damas...


Le cheikh est retourné à Damas avec encore une plus grande volonté, et il rejoignit sa pièce qui lui était réservée dans la librairie Adhahirya, et il se remit à étudier et écrire, et il consacra tout son temps à cela. Il délaissa sa boutique (pour réparer les montres) à un de ses frères, puis à son fils après la mort de son frère -qu'Allah lui fasse miséricorde-. Son temps entièrement réservé à l'étude et l'écriture lui permit de présenter au monde islamique encore plus d'ouvrages utiles et de bonnes vérifications qu'on citera dans cette biographie. 


 


Les liens avec les savants, leur étonnement et leurs éloges à son encontre...


Le cheikh al Albany rencontra beaucoup de savants et d'étudiants en science, et il leur apprenait des choses comme eux lui en apprenaient. Et parmi les savants qu'il a rencontrés, il y a : 

Le cheikh Mouhammad Hamid al Faqi président de Jama'at Ansar as Sounah al Mouhammadya en Egypte -qu'Allah lui fasse miséricorde-

Le grand savant Ahmad Chakir -qu'Allah lui fasse miséricorde-. 

 Il y a eu entre eux et lui des recherches et des discussions bénéfiques dans la science. 

Le cheikh 'Abdour-Razzaq Hamza -qu'Allah lui fasse miséricorde-. 

Le docteur et grand savant Mouhammad Taqyouddine Al Hilaly   -qu'Allah lui fasse miséricorde-

Le grand savant et cheikh al Hafidh Mouhammad al Joundalawy -qu'Allah lui fasse miséricorde- durant la période où il enseignait à l'université islamique de Médine. 

Le grand savant et cheikh Mouhammad Raghib Attabbakh -qu'Allah lui fasse miséricorde- l'historien de Halab voulu rencontrer le cheikh al Albany, et cela s'est fait par l'intermédiaire du professeur Mouhammad Moubarak -qu'Allah lui fasse miséricorde-. A cette époque, le cheikh al Albany était encore tout jeune, mais le cheikh at-Tabbakh était surpris de ce qu'il entendait sur lui au sujet de sa grande volonté dans le prêche au Livre et à la Sounnah, et son étude des sciences du Hadith. Et il lui donna la permission de rapporter d'après lui ses chaînes de narration et il lui donna son livre : Al anwar al jalya fi moukhtaçar al athbat al halabya. 

Et en ce qui concerne ses relations avec son excellence le cheikh 'Abdoul 'Aziz ibn 'Abdillah ibn Baz-qu'Allah lui fasse miséricorde-, le président de la direction des recherches scientifiques de l'Ifta et du prêche en Arabie Saoudite, il y avait de très bonnes liaisons entre eux, et ils ont eu des assises et des discussions bénéfiques dans la science lors de leurs rencontres et lorsqu'ils s'écrivaient.  

Le cheikh 'Abdous-Samad Charafoud-dine un des savants de l'Inde et qui publia après vérification le premier volume de As-Sounanoul Koubra de an-Nassaï et Touhfatoul Achraf de al Mazi. Ils s'écrivaient beaucoup dans le domaine de la science, et une fois il lui écrivit : 


« Il est parvenu au Cheikh 'Oubeidoullah arRouhmani le président de l'université as-Salafya à Banars (en Inde) une question, provenant de Daroul Ifta à Ryad en Arabie Saoudite, sur un Hadith dont le texte est étrange et dont le sens est étonnant, et qui a un lien proche de notre époque. Et il y a eu unanimité des savants réunis ici pour revenir au plus grand savant de cette époque sur les Hadiths prophétiques qui est le cheikh al Albany »


Beaucoup de savants lui ont écrit et lui ont fait savoir qu'il les impressionnait et qu'ils l'aimaient, qu'ils avaient envie de le rencontrer, surtout les savants d'Inde et du Pakistan. 

Le grand savant 'Oubeidoullah ar-Rouhmany l'auteur de: Mirqat al mafatih Charh Michkat al Maçabih. 

Le cheikh Mouhammad az-Zamzamy au Maroc qu’il a rencontré et avec qui il y eut des recherches et des discussions dans la science chez lui à Tanger.         Et bien d'autres… 

Beaucoup d'étudiants retournaient à lui, et ceci même encore, durant leurs études et leurs hautes spécialisations pour les diplômes du "Doctorat" et du "Magistère" dans les sciences islamiques. Ils allaient à sa rencontre, l'écoutaient, lui écrivaient et profitaient de lui dans les sciences du  Hadith et autres. 

Parmi eux, il y a le docteur Amine al Miçri -qu'Allah lui fasse miséricorde-, le président du département des études islamiques à l'université islamique de Médine. Et il disait clairement que le cheikh al Albany méritait plus son poste que lui et qu'il en était plus en droit. Il se considérait comme un de ses élèves, et il encourageait les étudiants à profiter de sa présence lorsqu'ils visitaient Médine. 

Ce même témoignage lui fut donné par le docteur Soubhi As-Salih, ancien professeur du Hadith et de ses sciences à l'université de Damas et à l'université libanaise aujourd'hui.

Ainsi que le docteur Ahmad Al 'Assal, président du département de la culture et des études islamiques à l'université de Ryad.

Le cheikh Mouhammad Taïb Oukij Al Yousnari, professeur de l'exégèse, du Hadith et du Fiqh à la faculté religieuse de l'université d'Ankara en Turquie et à l'institut islamique supérieur à Konya, lui envoya beaucoup de lettres où il y montre son étonnement pour le cheikh al Albany et où il pose certaines questions concernant la science. Parmi lesquelles, il y a cette lettre datée du 7 Cha'bane 1389h où il dit : 


«  Son excellence, le grand savant et chercheur, le professeur respecté abou 'Abdir-Rahmane Mouhammad Naciroud-dine al Albany (Qu'Allah le protège de tout mal et qu'il rende ses connaissances bénéfiques pour nous), mon cher professeur  respecté... Je vous félicite pour votre grande réussite dans le domaine de la science, qu'Allah augmente dans le monde islamique le nombre de gens comme vous. Et en réalité, j'aurai voulu avoir tous vos livres, c'est pour cela que je vous demanderai d'en aviser vos éditeurs pour qu'ils me les envoient à mon adresse et je vous en remercie d'avance »


Aussi le docteur 'Abdoul-'Ali 'Abdoul-Hamid Al A'dhamy, le professeur à la faculté des études islamiques à l'université de Beirou au Nigéria, qui lui fit de très bons éloges. 

Le professeur Ahmad Madh-har Al 'Adhama, président de l'association at-Tamaddou al Islami à Damas, qui fut impressionné de sa science et qui lui permis d'écrire dans sa revue beaucoup d'articles sans faire attention aux dires de beaucoup d'opposants. Il écrit sur lui: « Damas connut son plus grand Mouhaddith, le grand savant Badroud-dine al Housseiny ; et lorsqu'il mourût, la ville n'avait plus d'imam dans les sciences du Hadith vers qui les gens retourneraient, si ce n’est un jeune Arna-outy[1] qui a grandit dans la science et la piété, qui est le professeur Mouhammad Naciroud-dine (al Albany) connu parmi les jeunes pour son travail dans le Hadith et ses sciences, qui a réunit les jeunes autour de lui et fut remarqué. Il a pu avoir des élèves qui apprennent de lui du fait de sa langue arabe claire, de la douceur de ses paroles et ses bonnes discussions. »


Aussi le grand savant Mouhammad 'Ata-oullah Hanif, auteur de At-Ta'liqat As-Salafya 'ala Sounane an-Nassa-i qui lui fit des éloges.    Et aussi beaucoup d'autres savants et personnalités…

 


Ses efforts dans la science, ses fonctions et ses voyages...  

Nous avons vu que le cheikh a étudié chez son père certaines sciences comme la grammaire, des livres de Fiqh Hanafi comme Moukhtaçar Al Qaddoury, et il apprit de lui le Coran entièrement avec Tajwid d'après la version de Hafs. Il étudia chez le cheikh Sa'id al Bourhany le livre Maraqi Alfalah dans le Fiqh Hanafi, le livre Choudhour adh-Dhahab dans la grammaire, et certains livres contemporains dans l'éloquence. Il assistait aux assemblées du grand Savant le cheikh Mouhammad Bahjat al Baitar -qu'Allah lui fasse miséricorde-avec des professeurs de al Majma' al 'Ilmi à Damas parmi lesquels 'Izzoud-dine at-Tannoukhy -qu'Allah lui fasse miséricorde-, ils lisaient le livre Al Hamassa de abou Tamam.


La faculté des études religieuses de Damas le choisit pour qu'il vérifie qui a rapporté les Hadiths dans le domaine du commerce, concernant l'encyclopédie du Fiqh islamique que l'université voulait publier (en 1955). 

Il fut choisit comme Membre dans le bureau du Hadith, qui fut créé à l'époque de l'union entre l'Egypte et la Syrie, pour relire et superviser la publication des livres de la Sounnah.


L'université as-Salafya de Banars en Inde lui demanda de venir en Inde pour être le Cheikh du Hadith et il s'excusa de son refus car il était difficile pour lui d'emmener toute sa famille à cause de la guerre qui opposait l'Inde au Pakistan à cette époque.


Le ministre de l'éducation saoudien Hassan ibn 'Abdillah Âl Cheikh lui demanda en 1388h d'être le Superviseur de la faculté des hautes études islamiques à l'université de la Mecque.


Il fut choisit Membre du haut conseil de l'université islamique de Médine de l'année 1395h à l'année 1398h.


Il donna une conférence importante en Espagne, suite à l'invitation de l'union des étudiants musulmans en Espagne, et qui fut publiée plus tard avec pour titre : Al Hadith Houjja binafsih fil 'Aqa-id wal Ahkam (Le Hadith est un argument en lui-même (à part entière) dans les croyances et les règles). Il visita l'émirat du Qatar et y donna une conférence avec pour titre : Manzilatou as-Sounnah  fil Islam (la place de la Sounnah dans l'Islam). Il fut envoyé par la direction des recherches scientifiques, de l'Ifta et du prêche (Ryad - Arabie Saoudite) en Egypte, au Maroc et en Grande-Bretagne pour prêcher au Monothéisme et à la vraie voie islamique. Il fut invité à beaucoup de congrès. Il participa à certains et s'excusa à la plupart de ne pouvoir y participer à cause du manque de temps, vu le nombre de ses travaux dans la science. Il visita certains pays européens, il y rencontra les minorités musulmanes ainsi que les étudiants musulmans, et il y donna des cours importants.

 


Les ouvrages et les travaux scientifiques...


Le cheikh a laissé beaucoup de livres écrits par lui-même et des travaux scientifiques sur d'anciens ouvrages, dont certains ont été traduits dans d'autres langues.

[Ici l'auteur 'Acim al Qar-youty en cita 114 et j'invite les frères et les sœurs à retourner au texte arabe pour voir les titres. Quant à son élève cheikh ‘Ali Hassan al Halaby, il en cite 218 dans son livre Ma’a cheikhina Naçir as-Sounnah wad-Dine.]              (Le traducteur)

D’après une biographie rédigée par aboul Achbal 'Acim ibn 'Abdillah al Qar-youty,  


Professeur à l'université islamique de Médine, le 10 Cha'bane 1405h.  
Traduit en français par : Abou 'Abdir-Rahmane 'Abdoullah Attantany



[1]
Habitant de la région comprenant l’Albani et le Kosovo.

Par ADMIN - Publié dans : Les Savants Qu'ALLAH Les preserves
Samedi 16 septembre 2006 6 16 /09 /Sep /2006 22:27
Louange à Allah, Seigneur des mondes, le Vivant qui ne meurt jamais. C’est Lui qui détermine le terme de toute chose. Tout sur cette terre est destiné à périr sauf Sa Face qui restera à jamais.

Et que la paix et le salut soit sur le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- 
sujet duquel Allah-Le Très Haut-a dit : 

Traduction relative et approchée : "En vérité tu mourras et ils mourront eux aussi" S39 V30

Le mérite des savants est immense, c’est pourquoi Allah -Le Très Haut-  les a pris comme témoins du plus grand et du plus authentique témoignage à coté de Son propre témoignage et de celui des anges. Allah -Le Très Haut- a dit :

Traduction relative et approchée : "Allah atteste ainsi que les anges et les doués de science, qu’il n’y a pas de divinité à part Lui…" S3 V18

Allah -Le Très Haut-les a élevé en degrés et ce sont les héritiers des Prophètes -prières et bénédiction d'Allah sur eux-,ce sont ceux qui ont la meilleure compréhension des paroles d’Allah -Le Très Haut- et ce sont ceux qui ont le plus de crainte envers Allah -Le Très Haut- :

Traduction relative et approchée : "Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah" S35 V28

 

 


La disparition des savants…


Allah -Le Très Haut- a dit :

 

Traduction relative et approchée : "Ne voient-ils pas que Nous frappons la terre et que Nous la réduisons de tous côtés." S13 V41.

Ibn ‘Abbass a dit concernant ce verset (ainsi que d’autres Salefs) : 
« C’est à dire par la mort de ses savants, de ses juristes et de des gens de bien. »

Et comme il est dit :
« La terre reste en vie tant que les savants vivent,

   
         Et dès qu’un de ses savants meurt, c’est une partie d’elle qui meurt.

Tout comme la terre vit tant qu’il y a la pluie,
   
        
Et si celle-ci s’abstient, à ses côtés vient la ruine
 
»

La guidée des gens est directement liée à la présence des savants, comme le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit : « Allah ne prend pas la science en l’arrachant (aux cœurs) des gens mais Il reprend la science en reprenant l’âme des savants, jusqu’à ce qu’il ne reste plus de savants. Les gens prendront alors à leur tête des ignorants qui seront questionnés et qui répondront sans aucune science, alors ils s’égareront et égareront les autres »[1].

Omar ibn ‘Abdel ‘Aziz écrivit à abi Bakr ben Hazm ceci : « Regarde (ou résume) ce qui fait partie des Hadiths du Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- et écrit les et n’accepte que les Hadiths du Prophète, car j’ai peur que les savants ne disparaissent. Répandez cette science et formez des assemblées jusqu’à ce que l’ignorant soit instruit, car la science ne sera perdue que si elle devient un secret »[2]

Mes frères, mes sœurs, ô gens de « Ahl as-Sounnah wal Jama’a », le malheur qui nous a frappé le jeudi 13 mai (27 Muharram) ne nous est pas inconnu. En effet, il s’agit de la mort de l’un des Imam de « Ahl as-Sounnah wal Jama’a »de notre époque, le Cheikh, le savant, le juriste, le Mouhaddith, le revificateur de la religion, le pieux…, nommé cheikh ‘Abdel ‘Aziz ibn Baz - Qu’Allah lui fasse miséricorde, très grande miséricorde et qu’Il le fasse habiter Son Paradis –

« Nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous retournerons ! »


... C'est un des signes de la fin du monde


Sachez que le départ et la perte des savants, c’est la perte de la science et c’est la perte du bien et cela fait partie des signes de la fin du monde :

Dans le Sahih de Mouslim, d’après Anas ibn Malik -qu'Allah l'agrée-, d’après le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui-  : « Parmi les signes de l’Heure, le fait que la science soit retirée et que l’ignorance apparaisse, et que la fornication se répande ainsi que l’alcoolisme, et les hommes diminueront et les femmes resteront (accroîtront), jusqu’à ce qu’il y est 50 femmes pour 1 seul gérant»

Saïd ibn Joubaïr fut interrogé de la sorte : « Quel est le signe de l’Heure et de la perte des gens ? » 
Il dit : « ..Quand leurs savants disparaîtront ! »

On rapporte que abou al Samah a dit : « Il viendra un temps où l’homme prendra sa monture pour s’apprêter à voyager, il voyagera à travers plusieurs pays à la recherche de quelqu’un qui pourrait lui donner une science de la Sounnah qu’il pourrait suivre mais il ne trouvera personne capable de lui donner une Fatwa sauf avec une incertitude, et ceci est, en effet, déjà arrivé »[3]

Et d’après certains Salafs Salihs : 
« La mort d’un savant est une brèche en Islam qui ne peut en rien être réparée. »

Et c’est pourquoi, en cette triste occasion, je me permettrais de parler, avec toute humilité, de notre cheikh, ‘Abdel ‘Aziz ibn Baz -qu'Allah lui fasse miséricorde- : « Il est l’Imam pieux, détaché de la vie mondaine, une des références à notre époque de tous les musulmans qui suivent la Sounnah, quant aux Fatawi (décrets religieux) et à la science et il est un des successeurs des Salefs Salihs quant à la vérité à laquelle il est resté fermement attaché, ainsi qu’à la guidée dont il fut la cause et à son suivi de la Sounnah pure et authentique…


 


 


        Sa vie...


‘Abdel ‘Aziz ibn ‘Abdillah ibn ‘Abdi-r-Rahmane ibn Mouhammad ibn ‘Abdillah Âl Baz est né à Ryad (capitale du Nejd, située à 1000km de Mekka) le 12 Dhoul Hijja de l’an 1330 de l’hégire (environ 1910), y grandit et y vécut là-bas.

La famille Ahli Baz est une famille qui baigna dans la science. Elle est connue pour ses mérites et ses bonnes mœurs. Elle est originaire de Médine, puis un de leurs aïeux s’installa à ed-Dar’iya ensuite elle partit pour s’installer à Harita beni Tamim.

Il grandit dans un foyer comblé par la science, la guidée, loin de la vie mondaine et apprit le Coran par cœur avant l’âge de la puberté. Il perdit totalement la vue à l’âge de 19 ans suite à une maladie qui le frappa à 16 ans. Un de ses élèves témoigne :  [« Allah est le plus Savant mais je pense qu’il fait partie des gens dont Allah a dit dans le Hadith Qoudoussi : « Lorsque J’éprouve un de mes serviteurs par la perte de ses deux choses les plus aimées (ses yeux) et qu’il fait preuve de patience, Je lui accorderais le Paradis en récompense. [4]»…

 

 


...Son œuvre...


…Le cheikh -qu'Allah lui fasse miséricorde- dénonçait les innovateurs, les menteurs et ceux qui rejetaient la Sounnah en réfutant toutes leurs revendications. Il avertissait contre les innovations telles que la célébration de l’anniversaire de la naissance du Prophète, la célébration de la nuit de l’Ascension (Isra), la moitié de Cha’ban, et tant d’autres innovations qui n’étaient pas célébrées par le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- et ni par ses compagnons. C’était un véritable leader de Ahl as-Sounnah wal Jama’a, un rénovateur[5] (Moujadid) de la religion à son époque. Combien de Sounnah Allah a-t-Il fait revivre à travers lui, et combien de Bida’a anéanti ?

…Tout ce qu’il dénonçait et écrivait est indénombrable, on ne peut compter le nombre de lettres et de messages qu’il a envoyés en appelant les gens de l’innovation et du mensonge à revenir sur leur état et apporter des preuves.

…C’était aussi un Imam Moujtahid[6], qui, avec sa science, comprenait, par la permission d’Allah, et donnait des fatawa dans différents sujets important et difficiles.

…C’était un rénovateur (Moujadid) qui combinait la science du Fiqh et celle du Hadith. Il connaissait les Hadiths ainsi que leurs degrés de fiabilité, il mémorisa de nombreux volumes de Hadiths, il connaissait leurs rapporteurs et leur différentes narrations. Il corrigeait et argumentait les textes malgré qu’il était aveugle. De nombreux savants le qualifiaient comme « un océan de science » et aucun d’entre eux ne pouvaient contredire cela.

...C’était un guide dont l’opinion était décisive. Lorsqu’il y avait un débat on acceptait toujours son opinion...Il avait deux voix (de vote) à l’assemblée des fatwas (Lajnat al-Fatwa) alors que les autres membres n’en avaient qu’une.

...Toutes les fois qu’il parlait en assemblée, il s’adressait d’une manière claire de façon à ce que tout le monde comprenne ses propos.]*



...Son apprentissage...


Après avoir appris le Livre d’Allah, il commença à persévérer dans la science. Il étudia auprès des grands savants de sa région avant de voyager à travers le monde à la quête de la science. Il a hérité de la science des descendants de cheikh al Islam Mouhammed ibn ‘Abdel Wahhab tels que :

      -          Cheikh Sa’d ibn Ahmad ibn Malik ; il apprit de lui le Hadith et ses sciences ainsi que la jurisprudence,
-         Cheikh Mohammed ibn ‘Abdelatif,
-         Cheikh Salih ibn ‘Abdel ‘Aziz Houssein Âl cheikh[7], il apprit de lui la ‘Aqida et le Fiqh,
-         Cheikh Hamad ibn Fariss ibn Mohammed ibn Fariss, il prit de lui la science relative au calcul de l’héritage (Faraïd el Hissab) et la langue arabe,
-          
Il a étudié 10 ans auprès du cheikh Mouhammed ibn Ibrahim ibn ‘Abdelatif Âl Cheikh (ancien mufti d’Arabie Saoudite) et fut un de ses plus proches élèves. Il restait avec lui du Fajr jusqu’à l’Ichaa. Il prit de lui de nombreuses sciences, telles que la grammaire, la jurisprudence...

-qu'Allah leur fasse miséricorde-


...Ses fonctions...


Après avoir étudié 10 ans auprès du Mufti d’Arabie Saoudite de 1347 (h) à 1357 (h), celui-ci lui proposa un poste de juge dans la ville de Kharaj, il avait alors 27 ans, qu’il exerça jusqu’en 1371 (h) (pendant 14 ans). Puis il est devenu professeur dans l’institut scientifique de Ryad et dans la faculté de Chari’a jusqu’en 1380 (h). il est devenu vice-président de l’université islamique de Médine en 1381 (h) jusqu’en 1390 (h) où il en fut nommé président jusqu’en 1395 (h). Il était président de la direction des recherches scientifiques de l’IFTA, et du prêche et président de l’assemblée des grands savants de son pays. Il était le président du groupe des savants fondateurs de la ligue islamique mondiale à Mekka. Il était le président des recherches dans le Fiqh. Il était le président de la grande assemblée internationale des mosquées qui a son siège à Mekka. Il était membre du haut conseil de l’université de Médine et de la haute organisation pour le prêche.

Il fut nommé GRAND MOUFTI D’ARABIE SAOUDITE en 1413 (h)



.

...Son enseignement...


Les cours qu’il dispensait était très nombreux et très divers. Il enseignait les 6 livres mères[8], et même le Musnad de l’Imam Ahmad, el Mouwatta de l’Imam Malik, les Sounans de ad-Darimi, le Sahih de ibn Hiban, le Tafsir d’ibn Kathir, de Baghawi, Zad al Ma’ad, Kitab at-Tawhid, Oussoul Thalatha, el Darar es-Souriya, ‘Aqida Wasitiya, Boulough al Maram, Sounan al Koubra de Nassaï, ‘Aqida Tahawiya, as-Sarim al Massloul ‘Ala chatimy ar-Rassoul, Ryad as-Salihin,... Tous ses cours et ses assemblées étaient dispensés à travers l’Arabie Saoudite : à Mekka, à Ryad, à Ta-if. De grands savants et des étudiants de haut niveau ont été formés par le cheikh tels que cheikh Mouhammed Salih ibn al ‘Otheymine, cheikh Salih ibn al fawzan al Fawzan, cheikh ‘AbdelAziz Âl Cheikh, cheikh Rabi’ ibn Hadi al Madkhali, cheikh Mouhammad Aman al Jami -qu'Allah lui fasse miséricorde- ...


...Les signes de sa piété...


[...Parmi les signes de sa piété, on remarque qu’il n’ajoutait pas souvent de commentaires personnels dans ses leçons, les paroles des anciens étant suffisantes. C’était comme s’il donnait une leçon à lui-même, ou comme s’il se donnait une révision à son propre profit.

...Il se déplaçait lui-même pour rencontrer les personnes qui l’attendaient à sa porte, afin de tenter de les aider en leur donnant de l’argent ou en répondant à leurs questions. A une occasion, il a interrompu un débat alors qu’il était avec de grands savants pour répondre à une femme au téléphone.

...Ses vêtements, ses chaussures et sa canne indiquaient son ascétisme, il ne s’intéressait pas au luxe de ce monde. Il dépensait son salaire pour venir en aide aux nécessiteux.

...C’était un homme très bien organisé qui tirait profit de son temps entre son travail, ses cours, ses repas, et ses conférences.

...Il avait une remarquable habilité à distinguer les voix même s’il y avait beaucoup de monde autour de lui. Il pouvait reconnaître son interlocuteur même s’il n’avait pas entendu sa voix depuis longtemps. Il se souvenait des détails les plus subtiles concernant l’état des gens et se renseignait sur la situation de leurs affaires dans leurs pays d’origine malgré leur grand nombre.

...Il se remémorait Allah très souvent, jusqu’à entre deux bouchées lorsqu’il mangeait.

...Il avait l’habitude de jeûner le lundi et le jeudi comme le faisait le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui-.

...Il était rempli de crainte d’Allah, était émotif et pleurait facilement à tel point qu’il interrompait ses leçons.

...Il cessait de répondre aux questions quand c’était l’heure de répondre au muezzin...

...Il n’omettait jamais le Dhikr après la Salaat malgré qu’il y avait beaucoup de monde autour de lui, qui lui faisait des requêtes et lui posait des questions.

...Il était équitable envers ses deux femmes.

...Combien d’étudiants ont été acceptés dans les universités par son intermédiaire ? Combien de personnes démunies ont reçu la charité de sa part ? Et combien de travailleurs ont eu la possibilité de ramener leurs femmes dans l’état par son intermédiaire ?

...Il était très généreux... Il ne mangeait jamais seul. Il avait toujours de nombreux invités et ne mangeait jamais sans qu’il y ait d’autres personnes à sa table.

...Allah a fait en sorte que les gens à travers le monde l’aiment car le cheikh prenait grand soin de l’Islam et des musulmans.


 


...Sa mort...


...Il travailla jusqu’à son dernier souffle, et il continua à donner des cours malgré sa maladie... Le Cheikh -qu'Allah lui fasse miséricorde- commença par souffrir d’une douleur à l’œsophage due à une infection au début du Ramadan dernier. Il est rentré de nombreuses fois à l’hôpital... Quand sa douleur s’aggrava, on pouvait le voir facilement sur son visage.

...Mercredi soir, il était assis avec sa famille et ses enfants jusqu’à minuit puis il alla se coucher. A deux heures du matin sa souffrance s’endurcit et son âme se sépara de son corps pour rejoindre son Créateur le jeudi au Fajr dans la ville de Ta-if... Seuls deux catégories d’ennemis d’Allah peuvent se réjouir de sa mort : Les hypocrites qui veulent déformer l’Islam et les malheureux innovateurs qui suivent leurs passion.

...Nous ne prétendons pas que le cheikh avait plus de science que Chafi’i, l’imam Ahmad ou ibn Taymiya. Loin de là ! Mais il est aussi important à notre époque qu’ils ne l’étaient à la leur. »] 

Le Cheikh -qu'Allah lui fasse miséricorde- était attentif et portait beaucoup d’intérêt aux musulmans à travers le monde et aux difficultés qu’ils rencontraient. Parmi les actions auxquelles se livrait le cheikh, la charité et l’aumône envers les nécessiteux, les étudiants, la construction de mosquées avec tout ce que cela implique comme dépenses, tout comme il faisait des dons aux orphelins et beaucoup d’autres œuvres que nos plumes ne sauraient décrire et citer d’une manière suffisante.

Chers frères, après avoir entendu les actions auxquelles se livrait notre Cheikh, sachez que par-dessus tout, il avait un souci, celui d’élever la parole d’Allah au-dessus de tout. Les heures qu’il s’accordait pour dormir se comptent sur les doigts de la main car il ne dormait que 4 à 5 heures par nuit ; le reste du temps, il le consacrait à l’invocation d’Allah, aux adorations, à prêcher la science, à répondre aux questions et aux besoins des musulmans. Il disait souvent : « J’aurais pu me décharger de mes fonctions depuis 20 ans mais si je suis resté ce n’est que pour être au service des musulmans et donner victoire à la religion ». 

Qu’Allah lui fasse miséricorde et qu’Allah le rétribue pour nous, pour tous les musulmans et pour l’Islam de la meilleure façon et qu’Allah le fasse habiter Ses plus belles demeures avec les prophètes, les martyrs et les pieux !                                                                              Amin !

 Références :
Al Injaz fi Tarjamati al Imam ‘Abdel’Aziz ibn Baz

Biographie du cheikh (Internet : Islam Questions/Réponses)
 

Abou ‘Abdir-Rahmane Farid al Djazaïri





[1] Sahih Boukhari & Mouslim : Chapitre « La science » d’après ‘Amr ben el ‘Ass -qu'Allah l'agrée-
[2]
El Fath, volume 1, page 194
[3]
Résumé d’après Fath al Bari
[4]
Rapporté par et-Tirmidhi 2325, il dit que c’est un Hadith Hassan Sahih.
[5]
Ce terme n’est en aucun cas péjoratif comme le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit : « Dans chaque génération, il y aura un groupe de personne loyale qui garderont cette science et qui la débarrasseront de toute altération commise par ceux qui outrepassent les limites, de toute fausse déclaration commise par les menteurs et de toute mauvaise interprétation commise par les ignorants » Sahih rapporté par ibn Adiy et d’autres.
[6]
Apte à tirer des lois d’après les Noussous (textes religieux) car tout savant n’est pas forcément Moujtahid même s’il donne des réponses.
*
Ce qui figure entre crochets est extrait d’une biographie du cheikh par son élève Mouhammed ibn Salih el Mounajid traduit par oummou ‘Abde-r-Rahmane.
[7]
Âl cheikh est un surnom qui désigne les descendants de cheikh al Islam Mouhammad ibn ‘Abdil Wahhab -qu'Allah lui fasse miséricorde-
[8]
Les Sahihs de Boukhari et de Mouslim ainsi que les Sunans de Nassaï, abou Daoud, Tirmidhi et ibn Maja.

Par ADMIN - Publié dans : Les Savants Qu'ALLAH Les preserves
 
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