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Louange à Allâh, nous Le glorifions, nous Lui demandons Son aide et implorons Son pardon. Nous croyons en Lui, et en Lui nous plaçons notre confiance. J'atteste qu'il n'y a Nul divinité digne d'etre Adoré a part ALLAH ET Mohamed (sws) et son serviteur messager

22 Sep

La manière dont les Pieux Prédécesseurs observaient le mois de Ramadan

Publié par ADMIN  - Catégories :  #Ramadan

La manière dont les Pieux Prédécesseurs observaient le mois de Ramadan

Un message à tout musulman à l’occasion du mois béni de Ramadan

Frères et sœurs musulmans,

Assalam ‘alaykum wa Rahmatullâhi wa Barakâtuh,

Je vous envoie ce message rempli de fraternité et de bonnes salutations. Je vous l'envoie d'un cœur qui vous aime pour l'Allah et je Lui demande de nous rassembler dans le lieu de Sa miséricorde et de Sa bonté.

À l'occasion du mois béni de Ramadan, je vous prodigue ce conseil comme un modeste cadeau, que j'espère vous accepterez avec un esprit ouvert et qu'à votre tour, vous me conseillerez. Puisse Allah vous protéger et vous préserve de tout mal.

Comment devons-nous accueillir le mois béni de Ramadan ?

Allah le Tout-puissant dit : « Ô vous qui croyez, on vous a prescrit le jeûne comme il a été prescrit à ceux avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété. » [La Vache, 183].

Mon cher frère, ma chère sœur,

Allah a attribué au mois de Ramadan de nombreuses particularités par rapport aux autres mois, et beaucoup de mérites et de vertus, parmi lesquels :

L’haleine du jeûneur est plus agréable à Allah que l’odeur du musc.

Des anges demandent le pardon pour ceux qui jeûnent jusqu’à ce qu’ils rompent leur jeûne.

Allah orne Son Paradis chaque jour et dit : « Mes serviteurs pieux sont sur le point d'être épargnés de la souffrance et du mal, alors ils te seront envoyés (ô Paradis). »

Les diables sont enchaînés pendant ce mois.

Les portes de Paradis sont ouvertes tandis que celles de l'Enfer sont fermées.

La nuit, Laylat Al-Qadr, qui est meilleure que mille mois se trouve dans ce mois. Celui qui est privé du bien de cette nuit est en fait privé de tout bien.

* Ceux qui jeûnent reçoivent le pardon la dernière nuit de Ramadan.

*  Allah sauve des gens du Feu de l'Enfer chaque nuit de Ramadan.[1]

Mon cher frère, ma chère sœur,

Comment alors devons-nous accueillir le mois contenant tous ces mérites et ces vertus ? Est-ce en occupant nos nuits à faire des choses inutiles et en veillant tard ?… Ou en se sentant lourds et angoissés à son arrivée ? Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre de telles attitudes.

Les serviteurs justes d'Allah l'accueillent avec un repentir sincère et une vraie détermination à récolter ses bénéfices et consacrer entièrement son temps précieux à faire de bonnes oeuvres. Ils demandent à Allah de les aider à accomplir leurs actes d'adoration de la meilleure façon. Je te présente donc mon cher frère, ma chère sœur, les actes justes qui sont confirmés pendant le Ramadan.

1. Le jeûne (as-Sawm)

Le Messager d'Allah (Prière et salut d'Allah sur lui) a dit : « [La récompense de] chaque bonne action du fils d'Adam est multipliée. [Pour chaque bonne œuvre], il reçoit dix à sept cents fois sa récompense. Allah le Glorieux et le Majestueux dit : « Sauf le jeûne, car il M’appartient et c’est Moi qui en donne la récompense. Il (le jeûneur) abandonne ses désirs, sa nourriture et sa boisson pour Moi. » Celui qui jeûne éprouve de la joie à deux occasions : la joie quand il rompt le jeûne et la joie quand il rencontre son Seigneur. L’haleine (du jeûneur) est plus agréable à Allah que l’odeur du musc. » [Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim].

Sans aucun doute, cette grande récompense ne sera pas pour ceux qui s'abstiennent de nourriture et de boisson seulement, mais comme le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) a dit : « Quiconque ne délaisse pas le mensonge et les mauvaises actions, Allah n'a pas besoin qu’il s’abstienne de manger et de boire. » [Rapporté par Al-Bukhârî].

Le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) a dit aussi : « Le jeûne est une protection. Lorsque l’un de vous jeûne, qu’il ne doit ni tenir des propos obscènes, ni avoir une attitude débauchée ou stupide. Plutôt, si quelqu’un l'insulte ou se dispute avec lui, qu’il dise : « Je jeûne ». » [Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim].

Donc quand tu jeûnes, serviteur d'Allah, que ton ouïe, ta vue, ta langue et tous tes membres jeûnent aussi, pour que les jours où tu jeûnes et ceux où tu ne jeûnes pas ne se ressemblent pas.

2. Veiller la nuit en prière

Le Messager d'Allah (Prière et salut d'Allah sur lui) a dit : « Celui qui veille le mois de Ramadan avec une foi sincère et dans l'espoir d’obtenir la récompense d'Allah aura ses péchés passés pardonnés." [Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim]. Allah dit : « Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, qui lorsque les ignorants s’adressent à eux disent paix, qui passent les nuits, prosternés et debouts devant leur Seigneur. » [Al-Furqân, 64].

Ainsi, veiller la nuit en prière (Qiyâm ul-Layl) est un acte que pratiquait régulièrement le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) et ses Compagnons. ‘Âïsha (qu’Allah l’agrée) a dit : « Ne délaisse pas la prière de nuit, car le Messager d'Allah (Prière et salut d'Allah sur lui) ne l'a jamais délaissée. S'il était malade ou qu'il éprouvait de la lourdeur, il  priait assis. »

‘Umar Ibn ul-Khattâb (qu’Allah l’agrée) avait l’habitude de veiller en prière, jusqu’au milieu de la nuit. Alors, il réveillait sa famille pour prier ; puis, il leur disait : « La prière... La prière. », et il récitait le verset du Coran : « Et ordonne à ta famille de faire la prière, et patiente dans son accomplissement. Nous ne te demandons point de nourriture, c’est à nous de te nourrir. La bonne fin est réservée à la piété. » [Tâ-Hâ, 132].

Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée) avait l'habitude de réciter : « Est-ce que celui qui, aux heures de la nuit reste en dévotion, prosterné et debout, prenant garde à l’au-delà et espérant la miséricorde de son Seigneur… » [Az-Zumar, 9]. Il disait qu’il faisait référence à ‘Uthman Ibn ‘Affân (qu'Allah l’agrée). Ibn Abi Hâtim dit qu'Ibn Umar disait cela à cause des nombreuses prières qu’accomplissait le commandeur des croyants, Uthmân, la nuit, et sa récitation était tellement longue qu'il aurait pu réciter le Coran en entier en une Rak'a.

Alqamah Ibn Qays a rapporté : « J'ai dormi chez ‘Abdullah Ibn Mas'ûd (qu'Allah l’agrée) une nuit. Il s'est levé dans la première partie de la nuit et a commencé à prier. Il a récité d’une récitation semblable à celle de l'imam de son quartier à une allure régulière moyenne. Ceux autour de lui pouvaient l'entendre et il a continué à prier jusqu’à ce qu’il ne reste de la nuit qu’un temps égal à celui entre l'appel à la prière du Maghrib et la fin du temps de cette prière, c'est-à-dire un temps court avant l'aube. Il a alors prié le Witr.

En outre, As-Sa'ib Ibn Zayd rapporte dans un hadith que celui qui récite lisait des sourates d’une centaine de versets, si bien que nous nous appuyions sur des bâtons en raison de la longueur de la prière et ils ne terminaient de prier qu’à l’heure du Fajr.

Avertissement : Frère Musulman, tu dois terminer la prière de Tarâwîh avec l'imam pour être compté parmi ceux qui ont passé la nuit en prière. Le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) a dit : « Quiconque reste avec son imam jusqu’à ce qu'il termine la prière, aura la récompense de celui qui a veillé en prière, c'est-à-dire celui qui a veillé toute la nuit en prière. » [Rapporté par les compilateurs des Sunan].

3. L’aumône (Sadaqa)

Le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) était le meilleur des hommes et il était encore meilleur pendant le Ramadan. Il était plus généreux en bonnes actions que le vent qui souffle. Le Messager d'Allah a aussi dit : « La meilleure aumône est celle donnée pendant le Ramadan. » [Rapporté par At-Tirmidhi selon Anas].

Zayd Ibn Aslam a rapporté de son père qui a dit : « J'ai entendu ‘Umar Ibn ul-Khattâb (qu'Allah l’agrée) dire : « Le Messager d'Allah (Prière et salut d'Allah sur lui) a ordonné de donner l’aumône, et il se trouvait que j’avais une somme d’argent. Alors je me suis dit : « Aujourd'hui, je ferai mieux qu’Abû Bakr, si j’arrive un jour à rivaliser avec lui. » J'ai fait don de la moitié de ma richesse. Le Messager d'Allah (Prière et salut d'Allah sur lui) m'a demandé : « Qu'as-tu laissé pour ta famille ? » J’ai dit : « J’ai laissé l’équivalent de ce que j’ai donné. » Mais Abû Bakr avait apporté toute sa richesse et le Messager d'Allah (Prière et salut d'Allah sur lui) lui a demandé : « Qu’as-tu laissé pour ta famille ? » Il a répondu : « Je lui ai laissé Allah et Son Messager. » J'ai dit : « Je ne rivaliserai plus jamais avec toi en quoi que ce soit. »

Talha Ibn Yahya Ibn Talha a rapporté : « Ma grand-mère Sa'da bint ‘Awf AI-Mariyah qui était la femme de Talha Ibn ‘Ubaydullah m’a rapporté : « Talha est venu chez moi un jour la mine sombre. Je lui ai donc demandé : « Qu’y a-t-il pour que je te voie avec un visage sombre ? Me reproches-tu quelque chose ? Puis-je t’aider ? » Il a dit : « Non, tu es une excellente épouse de musulman. » J'ai dit : « Alors qu’est-ce qui te préoccupe ? » Il a dit : « La richesse que j'ai accumulée me cause des soucis. » Je lui dis : « Ne t’inquiète pas, distribue-la. » Elle dit : « Il la partagea jusqu'à ce qu’il ne reste plus un seul dinar ». » Talha Ibn Yahya a dit : « J'ai demandé au gardien de la propriété de Talha à combien s’élevait sa fortune. Il a dit : « Quatre cent mille ». »

Donc, cher frère, l’aumône pendant le Ramadan est particulière, empresse-toi de la distribuer selon tes moyens. Sache que l’aumône prend beaucoup de formes.

    Nourrir le pauvre

Allah le Tout-puissant dit : « Et ils offrent la nourriture, malgré son amour, au pauvre, à l’orphelin et au prisonnier, [disant] : C’est pour le visage d’Allah que nous vous nourrissons : nous ne voulons de vous ni récompense, ni gratitude. Nous redoutons de notre Seigneur, un jour terrible et catastrophique. Allah les protégera donc du mal ce jour-là, et leur fera rencontrer la splendeur et la joie, et les rétribuera pour ce qu’ils auront enduré, en leur donnant le paradis et des [vêtements] de soie. » [Al-Insân, 8-12].

Les Pieux Prédécesseurs (Salaf) avaient l'habitude de nourrir les pauvres et ils plaçaint cela avant beaucoup d'actes d'adoration. Ceci est récompensé de la même manière que ce soit en rassasiant une personne qui a faim ou un frère pieux. Par conséquent, la pauvreté n'est pas une condition pour nourrir la personne.

Le Messager d'Allah (Prière et salut d'Allah sur lui) a dit : « Quand un croyant nourrit un croyant qui a faim, Allah le nourrira des fruits du Paradis. Et quand il étanche la soif d'un croyant, Allah lui fera boire du nectar cacheté pur du Paradis. » [Rapporté par At-Tirmidhî avec une bonne chaîne de narration].

Certains de nos pieux prédécesseurs ont dit : « Pour moi, inviter dix de mes amis à partager un repas qu'ils aiment est meilleur que d’affranchir dix des descendants (du prophète) Ismâ'îl. »

Beaucoup parmi les Salaf avaient l'habitude de laisser une partie de leur nourriture de rupture du jeûne à d'autres. Parmi eux, ‘Abdullah Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée), Dâwûd At-Tâ'i, Malik Ibn Dînâr et Ahmad Ibn Hanbal. Ibn ‘Umar ne rompait son jeûne qu’avec les orphelins et les pauvres. Aussi, parmi les Salaf, certains offraient à manger à leurs frères musulmans tandis qu'ils continuaient eux-mêmes à jeûner. Ils les servaient et faisaient attention à ce qu’il ne leur manque rien. Parmi eux, il y a Al-Hassan Al-Basri et ‘Abdullah Ibn Al-Mubarak.

Abu as-Sawar Al-'Adawi a dit : « Quelques hommes de la tribu Banû Adiy avaient l'habitude de prier à la mosquée. Ils ne rompaient jamais le jeûne seuls. S'ils trouvaient quelqu'un avec qui partager le repas de rupture, ils mangeaient avec eux, sinon, ils le prenaient à la mosquée pour que d'autres mangent avec eux et qu’ils mangent avec d'autres.

Nourrir des gens est un acte d'adoration qui engendre beaucoup d'autres actes d'adoration. Les liens d'amour et de fraternité sont renforcés entre toi et la personne que tu nourris et cela peut être une des causes qui te feront entrer au Paradis. Le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) a dit : « Vous n'entrerez pas au Paradis tant que vous ne croirez pas (vraiment) et vous ne croirez pas (vraiment) tant que vous ne vous aimerez pas les uns les autres… » Cet acte te permettra de fréquenter les gens pieux et d’obtenir la récompense car la nourriture que tu fournis les aide à accomplir leurs actes d’adoration (envers Allah).

Donner de la nourriture pour rompre le jeûne

Le Messager d'Allah (Prière et salut d'Allah sur lui) a dit : « Quiconque nourrit une personne qui jeûne aura une récompense égale à celle de la personne qui jeûne, sans diminuer quoi que ce soit de sa récompense. » [Rapporté par Ahmad et An-Nassâ’î ; authentifié par Al-Albânî, Sahîh]. Dans un hadith rapporté par Salmân Al-Fârisi, le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) a dit : « Quiconque nourrit un jeûneur verra ses péchés pardonnés et sera préservé de l'Enfer. Il recevra la même récompense que le jeûneur, sans diminuer (de sa récompense). » (Les Compagnons) dirent alors : « Ô Messager d'Allah, nous ne trouvons pas tous de quoi nourrir un jeûneur. » Le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) dit : « Allah donnera cette récompense à quiconque nourrit un jeûneur, (ne serait-ce que d’) une petite gorgée de lait, une datte ou une gorgée d'eau. Et Allah fera boire de mon bassin celui qui étanche la soif d’un jeûneur ; après cela, il ne ressentira plus jamais la soif, jusqu’à ce qu'il entre au Paradis (où on ne ressent plus aucune soif). »

4. Faire des efforts dans la lecture et la récitation du Coran

Je te rappelle, cher frère, deux actions que pratiquaient les Salaf de cette communauté :

Réciter beaucoup le Coran

Le mois de Ramadan est le mois du Coran. Le Musulman doit donc réciter le Coran souvent pendant ce mois. Les Salafs accordaient une attention particulière au Livre d'Allah et l’ange Gabriel étudiait le Coran avec le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui)  pendant le Ramadan.

‘Uthmân Ibn 'Affân avait l'habitude d'achever la récitation du Coran chaque jour. Certains Salafs terminaient la récitation du Coran dans leur prière toutes les trois nuits. D'autres l'achevaient toutes les sept nuits, tandis que d’autres encore le terminaient toutes les dix nuits. Ils récitaient le Coran dans leurs prières et à d'autres moments. Pendant le mois de Ramadan, Ash-Shâfi'i s’efforçait d’achever la récitation du Coran soixante fois, en dehors des heures de prière. Al-Aswad avait l'habitude d'achever la récitation du Coran toutes les deux nuits. Qatâda achevait la lecture du Coran en sept nuits en temps normal, et pendant le Ramadan, toutes les trois nuits ; mais dans les dix derniers jours de Ramadan, il l'achevait chaque nuit. Quand venait le Ramadan, Az-Zuhri délaissait l'étude du Hadith et les cercles d'études avec les savants, et il se concentrait sur la lecture du Coran à partir du livre (c'est-à-dire, pas de mémoire). Aussi, quand venait le Ramadan, Sufyan Ath-Thawrî délaissait tous les actes d'adoration et ne se concentrait que sur la lecture du Coran.

Ibn Rajab dit qu'on rapporte que le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) a interdit de terminer la lecture du Coran en moins de trois jours pour ceux qui le récitent continuellement. Quant aux temps bénis comme le Ramadan, particulièrement pendant les nuits où l’on espère rencontrer la nuit d’Al-Qadr ou dans les lieux saints comme Makkah pour ceux qui n’y résident pas, il est recommandé de multiplier la récitation du Coran pour profiter des bénédictions du temps et du lieu. C'est l'avis d'Ahmad, Ishâq et d'autres parmi les nobles savants. Comme nous l’avons indiqué ci-dessus, les actions d'autres savants soutiennent aussi cet avis.

Pleurer pendant la récitation du Coran

L’attitude des Salaf n’était pas de réciter le Coran comme de la poésie sans le méditer, ni le comprendre ; plutôt, ils étaient touchés par la parole d'Allah et, à leur tour, ils touchaient les cœurs des autres. Dans un hadith rapporté par Al-Bukhârî, ‘Abdullah Ibn Mas'ûd (qu'Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d'Allah (Prière et salut d'Allah sur lui) a dit : « Récite-moi (le Coran). » Je lui dis alors : « Comment puis-je te le réciter alors que c’est à toi qu’il a été révélé ? » Le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) dit : « J'aime l'écouter de quelqu'un d'autre. » ‘Abdullah Ibn Mas'ûd dit : « J'ai récité le Coran à partir de la sourate An-Nissâ' jusqu’au verset « Comment seront-ils, quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous te ferons venir (Muhammad) comme témoin contre ces gens-ci ? » [Les Femmes, 41]. Le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) dit alors : « Cela suffit. » Je me suis tourné vers lui (Prière et salut d'Allah sur lui) et j’ai vu des larmes couler de ses yeux ». »

Al-Bayhaqi rapporte d'Abû Hurayra que le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) a dit : « Lorsque le verset du Coran « Quoi ! Vous étonnez-vous de ce discours (le Coran) ? Et vous en riez et n’en pleurez point. » [L’Etoile, 59,60] a été révélé, les Compagnons résidant dans la Suffah, (la cour de la mosquée du prophète) ont pleuré jusqu’à ce que les larmes coulent goutte à goutte le long de leurs joues. » Quand le prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) a entendu leurs pleurs, il a pleuré avec eux et ses pleurs nous ont fait pleurer. Le Messager d'Allah a dit : « Celui pleure par crainte d’Allah, le Feu (de l’enfer) ne le touchera pas. »

Ibn ‘Umar lisait la sourate Al-Mutaffifîn et en arrivant au verset « … le jour où les gens se tiendront debout devant le Seigneur de l’univers... » [Les Fraudeurs, 6], il se mit à pleurer à tel point qu'il tomba à terre et ne pouvait réciter les versets suivants. D’autre part, Muzahim Ibn Zafar a rapporté : « Sufyan Ath-Thawri nous dirigeait dans la prière du Maghrib et quand il lut « C’est Toi (Seul) que nous adorons et Toi (Seul) dont nous demandons l'aide » [Al-Fatiha, 5], il a commencé à pleurer au point d’interrompre sa récitation. Il recommença donc  Alhamduliltah de nouveau. »

On rapporte qu'Ibrahim Al-Ash'ath a dit : « Une nuit, j'ai entendu Fudhayl Ibn ‘Ayadh réciter ce verset du Coran, à plusieurs reprises alors qu’il  pleurait : « Nous vous éprouverons certes afin de distinguer ceux d’entre vous qui luttent (pour la cause d’Allah) et qui endurent, et Nous vous éprouverons (en faisant apparaître) vos oeuvres » [Muhammad, 31]. Il répétait la parole d'Allah : « Et Nous exposerons vos œuvres », et il disait : « Et Tu exposeras nos oeuvres ? Si tu éprouves nos oeuvres, Tu nous déshonoreras et exposeras nos secrets. En effet, si Tu le fais, Tu nous détruiras et nous châtiras ». Et il ne cessait de pleurer, assis dans la mosquée jusqu'au lever du soleil.

5. Rester assis dans la mosquée jusqu’au lever du soleil

« Quand le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) priait la prière du Fajr, il s’asseyait là où il avait prié jusqu'au lever du soleil. » [Rapporté par Muslim]. At-Tirmidhî rapporte d'Anas que le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) a dit : « Celui qui prie le Fajr en groupe et reste assis,  invoquant Allah jusqu'au lever du soleil, puis accomplit deux Rak’a, ce sera pour lui comme la récompense, complète, complète, complète d’un Hajj et d’une Umra. » [Authentifié par Al-Albânî, Sahîh]. Ceci est la récompense de tous les jours ; quelle sera-t-elle donc pendant le Ramadan ?

Cher frère, qu'Allah te protège, profite bien du sommeil de la nuit pour pouvoir obtenir cette grande récompense. Aussi, imite les gens pieux et apprends à ton âme à lutter pour la satisfaction d'Allah, et aspire à atteindre le plus haut degré du Paradis.

6. Faire la retraite (I'tikâf)

Le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) avait l'habitude d'observer la retraite (I'tikâf) pendant les dix derniers jours du Ramadan. Mais l'année de sa mort, il resta en I'tikâf vingt jours. [Rapporté par Al-Bukhârî). Ainsi, al-I'tikâf signifie rester dans la mosquée continuellement pendant une certaine période de temps, et c’est un acte d'adoration qui implique beaucoup d'actes d'adoration à Allah, comme la récitation du Coran, la prière, le rappel d'Allah, l’invocation, etc.

Celui qui n'a jamais essayé pourrait penser que c'est difficile, mais c'est facile pour celui à qui Allah lui facilite. Quiconque s’arme de bonnes intentions et d’une vraie détermination, Allah l'aide à entreprendre cette tâche avec aisance. Al-I'tikâf est plus recommandé encore pendant les dix derniers jours de Ramadan dans la recherche de la nuit d’Al-Qadr. C'est une forme permise d’isolement car la personne qui l’observe se tient dans la solitude de l'obéissance à Allah et Son rappel. Il se coupe ainsi de tout ce qui le distrait de l'I'tikâf. Son coeur se consacre à tous les actes qui le rapprochent d'Allah et son seul désir est de faire ce qui plaît à Allah.

7. Faire une Umra pendant le mois de Ramadan

On rapporte que le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) a dit : « Une Umra accomplie pendant le mois de Ramadan équivaut à [la récompense du] Hajj. » [Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim]. Dans une autre version, le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) a dit : « La récompense d’un Hajj en ma compagnie. » Ainsi, félicitations à toi, mon frère qui a l’occasion d’accomplir un pèlerinage avec le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui).

8. Rechercher[2] la nuit d’Al-Qadr

Allah le Tout-puissant dit : « Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr, et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr ? La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois. » [Al-Qadr, 1-3). Le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) a dit : « Celui qui observe la nuit d’Al-Qadr avec une foi sincère et dans l'espoir de la récompense d'Allah, verra ses péchés passés pardonnés. » [Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim].

Le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) avait l'habitude de rechercher la nuit d’Al-Qadr et ordonnait aux Compagnons de la rechercher également. Il réveillait les membres de sa famille pendant les dix dernières nuits dans l'espoir qu'ils parviennent à rencontrer la nuit bénie (en adoration).

On rapporte dans le Musnad al-Imâm Ahmad, d'Ubâda que le Prophète (Prière et salut d'Allah sur lui) a dit : « Quiconque veille dans la recherche de la nuit d’Al-Qadr et y parvient, verra tous ses péchés passés et futurs pardonnés. » [An-Nassâ’î a rapporté un hadith semblable, tandis qu’Al-Hafizh Ibn Hajar a dit que sa chaîne réunit les conditions fixées par Al-Bukhârî].

On rapporte que certains de nos prédécesseurs parmi les Compagnons et leurs Successeurs prenaient un bain complet et se parfumaient pendant les dix dernières nuits (de Ramadan) en prévision de la nuit d’Al-Qadr, à laquelle Allah a accordé un mérite particulier.

Ô toi qui as perdu ton temps et n’as rien fait d’avantageux, compense ce que tu as manqué en observant la nuit d’Al-Qadr, car elle équivaut à toute une vie. Les bonnes actions accomplies en cette nuit sont meilleures que les actes de mille mois et qui est privé de ses bénéfices est en fait privé de beaucoup de bien.

La nuit d’Al-Qadr se trouve parmi les dix dernières nuits de Ramadan, particulièrement dans les nuits impaires. Mais la nuit la plus probable est la vingt-septième, selon ce qui a été rapporté d'Ubay Ibn Ka'b dans le Sahîh Muslim : « Par Allah, je connais la nuit d’Al-Qadr qui est la nuit que le Messager d'Allah nous a recommandé d'observer (en prière) et c'est la vingt-septième nuit. » Ubay avait l'habitude de jurer pour insister que c’était bien celle-là. Il dit : « Le Prophète nous a informés de ses signes et de ses caractéristiques, c'est-à-dire que le soleil se lève ce matin-là en brillant sans rayons. » Il a aussi été rapporté dans un hadith authentique qu'Â’isha (qu’Allah l’agrée) a dit : « Ô Messager d'Allah, si je réussis à rencontrer la nuit d’Al-Qadr, que dois-je dire ? » Il a répondu : « Dis, ô Allah ! Tu es Pardonneur et Tu aimes le pardon, alors pardonne-moi. »

9. Multiplier le rappel d'Allah, les invocations et la demande de pardon

Cher frère, les jours et les nuits de Ramadan sont des périodes bénies, saisis donc l'occasion en multipliant le rappel d'Allah et en faisant des invocations, particulièrement pendant les périodes où elles sont les plus acceptées par Allah. Parmi lesquelles :

* La rupture du jeûne, car les invocations du jeûneur sont acceptées.

* Le dernier tiers (troisième) de la nuit, quand notre Seigneur descend et dit : « Y a-t-il quelqu’un qui M’invoque pour que Je l’exauce ; y a-t-il quelqu'un qui demande le pardon pour que Je lui pardonne ? »

 

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