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Louange à Allâh, nous Le glorifions, nous Lui demandons Son aide et implorons Son pardon. Nous croyons en Lui, et en Lui nous plaçons notre confiance. J'atteste qu'il n'y a Nul divinité digne d'etre Adoré a part ALLAH ET Mohamed (sws) et son serviteur messager

10 Feb

De la 2eme A La 5eme année de la prophètie

Publié par ADMIN  - Catégories :  #Le Prophete Paix et bénédiction de Dieu sur lui





Le début de la prêche en public


D'après Ibn 'Abbâs (رضي الله عنهما) : Lorsque fut révélé ce verset :

{Et avertis les gens qui te sont les plus proches}

le Prophète (صلى الله عليه و سلم) se dirigea vers le mont As-Safâ et l'escalade, puis poussa un cri d'avertissement. Les gens se demandèrent alors qui appelait ainsi. Connaissant que c'était Muhammad, ils allèrent le retrouver.

- Hé! les Banû untel! Hé! les Banû untel! Hé! les Banû untel! Hé les Banû 'Abd Manâf! Hé! les Banû 'Abd Al-Muttalib. Quand ils s'étaient tous assemblés, le Prophète leur dit :

"Eh bien! Figurez-vous que je vous annonce qu'il y a au pied de cette montagne des cavaliers qui veulent vous attaquer, me croiriez-vous?".

- "Certes oui, répondirent-ils, car, tu n'as jamais menti".

- "Eh bien! reprit-il, je vous avertis que vous êtes menacés d'un châtiment terrible".
- "Que tu périsses!, s'écria Abou Lahab, est-ce pour cela que tu nous as rassemblés?".

C'est alors que fut révélé ce verset :

{Que périssent les deux mains de Abou Lahab}

, et en fait, il périt. (Mouslim n°307)


D'après Abou Hourayra (رضي الله عنه), lorsque fut révélé ce verset :

{Et avertis les gens qui te sont les plus proches}.

l'Envoyé de Dieu (صلى الله عليه و سلم) appela les Qoraychites à se réunir. Allant du général au particulier, il s'adressa à eux en ces termes :


"Ô Banû Ka'b Ibn Lu'ay, sauvez-vous du Feu; Ô Banû Murra Ibn Ka'b, sauvez-vous du Feu; Ô Banû 'Abd Chams, sauvez-vous du Feu; Ô Banû 'Abd Manâf, sauvez-vous du Feu;

Ô Banû Hâchim, sauvez-vous du Feu; Ô Banû 'Abd Al-Muttalib, sauvez-vous du Feu; Ô Fâtima, sauve-toi du Feu. Car je ne puis rien pour vous tous auprès de Dieu sinon que le maintien de nos liens de parenté que je maintiendrai". (Mouslim n°303)
 

Constatant la recrudescence des actes de persécution que les Quraysh infligeaient aux musulmans et la multiplication des sévices cruels visant à les détourner de leur religion, le Prophète - paix et bénédictions sur lui

recommanda à ses disciples d'immigrer en Abyssinie. Cette dernière était en effet une terre de véridicité gouvernée par un roi juste et l'on pouvait espérer que Dieu les y délivrerait de ce qu'ils avaient enduré jusque-là.

Ainsi un groupe constitué de onze hommes et de quatre femmes partirent secrètement pour l'Abyssinie et jouirent de la paix pendant quelque temps auprès du Négus, le roi chrétien d'Abyssinie.

Puis, ils reçurent des échos laissant entendre que les musulmans vivaient désormais en toute tranquillité à la Mecque et décidèrent d'y retourner. Lorsqu'ils s'aperçurent que la vérité était toute autre, ils retournèrent en Abyssinie. Cette fois-ci, ils étaient quatre-vingts hommes ; certains d'entre eux emmenèrent femmes et enfants. Ils demeurèrent en Abyssinie jusqu'à l'immigration du Prophète - paix et bénédictions sur lui - à Médine où ils le rejoignirent.


La deuxième émigration en Abyssinie


Les Qouraychites s'acharnèrent sur les émigrants et les autres musulmans que leurs propres clans tribaux attaquaient aussi. Il leur était difficile d'admettre la nouvelle selon laquelle de Négus avait bien reçu et traité les émigrants. Face à cette situation, le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) ne put s'empêcher de demander à ses compagnons de retourner en Abyssinie.

Cette deuxième émigration était plus dure que la première car les Qouraychites s'y attendaient et tenaient à la faire échouer. Cependant les musulmans étaient plus rapides. Dieu leur ayant facilité le voyage, ils parvinrent en Abyssinie avant de se faire rattraper. Cette fois la délégation comportait 83 hommes si l'on compte 'Ammâr (dont on doute de l'émigration) et 18 ou 19 femmes.


Le complot des Qouraychites contre les musulmans émigrés en Abyssinie


Les associateurs tenaient coûte que coûte à empêcher les émigrés de trouver un refuge pour eux-mêmes et pour leur religion.

Aussi, choisirent-ils deux hommes robustes et intelligents à savoir 'Amr Ibn al'As et 'Abdoullah Ibn abi Rabî'a avant leur conversion à l'Islam qu'ils envoyèrent, chargés des cadeaux les plus précieux, auprès du Négus et de ses patriarches.

Les deux hommes, munis des cadeaux, arrivèrent chez les patriarches auxquels ils fournirent des arguments en faveur de l'expulsion des musulmans et, après que ceux-ci furent d'accord de proposer au Négus de les expulser, ils rencontrèrent le Négus même à qui ils offrirent les cadeaux et parlèrent en ces termes :

"Ô Roi! Il se réfugie dans votre pays de jeunes stupides qui, ayant quitté la religion de leur peuple, n'ont pas pour autant embrassé la vôtre.

Ils ont apporté une religion qu'ils ont créée de toutes pièces et que personne ne connaît, ni nous, ni vous-mêmes.

Aussi, avons-nous été dépêchés auprès de vous par les nobles de leur peuple, par leurs pères, leurs oncles et leurs clans qui vous demandent de les leur rendre, car ils veillent sur eux mieux que quiconque et savent mieux que quiconque ce qu'ils ont eu à leur reprocher».
Les patriarches dirent : "Effectivement! Sire! Rends-les leur! Qu'ils retournent avec dans leur pays et auprès de leur peuple!».

Le Négus, malgré tout tenait à examiner la question et à écouter toutes les parties. Il envoya donc chercher les musulmans qui, ensuite, se présentèrent, prêts à dire la vérité sous toutes ses formes.

Le Négus leur dit : "Quelle est donc cette religion pour laquelle vous vous séparez de votre peuple, sans embrasser la mienne, ni aucune des autres religions?».
Ja'far Ibn abi Tâlib, le porte-parole des musulmans dit :

"Sire! Nous faisions partie des gens de l'ignorance et comme eux, adorions les idoles, mangions de la charogne pratiquions la fornication, rompions les liens de parenté et maltraitions nos voisins. Les plus forts parmi nous se nourrissaient des plus faibles.

Nous ne cessions de vivre de la sorte jusqu'au jour où Dieu nous envoya un Messager qu'il choisit parmi nous, un Messager dont nous connaissons la généalogie, la franchise, l'honnêteté et la chasteté, qui nous appela à Dieu que nous devons adorer et considérer comme Dieu unique, nous départissant de tout ce que nous adorions d'autre que Lui, nous et nos ancêtres, comme pierres et idoles.

Il nous ordonna le franc parler, la restitution des choses confiées, le culte de la parenté, le bon voisinage, l'abstention des choses interdites et de l'effusion du sang. Il nous interdit la fornication, le mensonge, l'abus des biens des orphelins, l'accusation des femmes chastes et vertueuses, nous ordonnant d'adorer Dieu, Lui Seul, sans L'associer à rien ni à personne, de prier, de s'acquitter de la Zakât (purification des biens) et d'observer le jeûne. Sur ces bases, nous avons cru en lui et en sa mission, nous l'avons suivi dans la pratique de la religion qu'il nous a apportée.

Aussi, avons-nous adoré Dieu Lui Seul, sans l'associer à rien d'autre, avons considéré comme illicite ce qu'on nous a interdit et comme licite ce qu'on nous a ordonné. Alors notre peuple nous a indexés, torturés, tourmentés à cause de notre religion, cherchant à nous ramener à l'adoration des idoles au lieu de Dieu le Très Haut, aux perversités que, jadis, nous considérions comme licites.

Lorsqu'ils nous eurent contraints maltraités et traqués, ne nous laissant aucune chance de pratiquer notre religion, nous fuyâmes vers votre pays car, nous vous avons choisi à l'exclusion des autres, pour être sous votre protection et nous espérons, Sire, qu'auprès de vous, nous ne subirons aucune forme d'injustice».

Le Négus dit alors : "Peux-tu me dire tant soit peu de ce que Dieu a révélé?»
"Oui» répondit Ja'far.
Le Négus lui dit : "Alors, récite le moi».
Ja'far commença par "Kâf Ha, Ya, 'Aïn Sâd»; le début de la sourate Mariam (Marie).
Ma foi, le Négus pleura alors, à se mouiller la barbe. Ses évêques pleurèrent aussi à mouiller leurs livres lorsqu'ils eurent entendu la sourate.
Le Négus dit ensuite aux évêques : "Il ne fait pas de doute que ceci et ce que Mousâ avait apporté sortent de la même niche».
Se retournant vers les deux émissaires il dit :
 "Allez vous-en! je ne vous les livrerai pas. Ils sont sous ma protection».

'Amr Ibn al 'As et son compagnon sortirent, mais le premier dit au second : "Je jure sur Dieu que demain je reviendrai avec de quoi les faire expulser».
'Abdoullah Ibn Rabîa s'adressa à lui en ces termes :
"Ne le fais pas. Ce sont des parents, même s'ils nous ont contrariés".

Cependant 'Amr Ibn al 'As persista dans sa démarche et, le lendemain dit au Négus : "Ils disent des choses étranges de ‘Isâ le fils de Marie».
Celui-ci envoya chez les musulmans leur demander ce qu'ils pouvaient bien dire au sujet du Messie. Les musulmans paniquèrent mais s'entendirent entre eux pour ne dire que la vérité.

Dès leur arrivée, à la cour, le Négus les interrogea et, alors, Ja'far répondit : "Nous disons de lui ce que nous a apporté notre Prophète (Prière et bénédiction de Dieu sur lui) à savoir qu'il est le serviteur, le Messager, l'esprit et la parole de Dieu insufflé à la vierge Marie».

Le Négus ramassa un bâton à terre et dit : "Ce que tu viens de dire ne dépasse la vérité sur 'Isâ Ibn Mariam que de la longueur de ce bâton».
"Si!» ajouta-t-il, voyant que ses patriarches faisaient la moue. il dit aux musulmans : "Allez! vous êtes en sécurité sur ma terre,
quiconque vous insulte paiera une amende, quiconque vous insulte paiera une amende, quiconque vous insulte paiera une amende. Je n'aimerais pas avoir une montagne d'or si je devais l'obtenir en portant préjudice à l'un d'entre vous».

Il dit ensuite à son entourage : "Rendez-leur leurs cadeaux. Je n'en ai pas besoin. Je jure que Dieu n'avait pas reçu de moi des pots de vin en me rendant mon royaume. Pourquoi donc y prendrais-je des pots de vin? J'obéirai à la volonté des gens aussi longtemps que ceux-ci obéiront à ma volonté».
Oumm Salamah qui racontait cette histoire dit :

"Les deux émissaires sortirent renfrognés avec tout ce qu'ils avaient apporté. Nous, nous fûmes bien logés et traités».
 

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