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Louange à Allâh, nous Le glorifions, nous Lui demandons Son aide et implorons Son pardon. Nous croyons en Lui, et en Lui nous plaçons notre confiance. J'atteste qu'il n'y a Nul divinité digne d'etre Adoré a part ALLAH ET Mohamed (sws) et son serviteur messager

07 Mar

Khoubayb (رضي الله عنه)

Publié par ADMIN  - Catégories :  #Les Compagnons Qu' ALLAH les agrées



Son nom et sa généalogie

Khoubayb Ibn Adi.

Il est de la tribu Aous qui habitait Médine et l'un des Ansars.


La bataille de Badr (2 H)


Le jour de la bataille de Badr, il était présent en soldat courageux et combattant ardemment. Il tua durant la bataille Al Hareth Ben Amr.

L'emprisonnement


Une tribu de Oudal et d'Al Qrara se présenta au Prophète (صلى الله عليه و سلم) pour que l'Islam leur soit enseigné dans leur clan. Le Prophète décida d'y envoyer des compagnons dont Khoubayb, Zayd ben Al Dhatna et Assem ben Thabit. A mi chemin, ils furent pris dans une embuscade par le clan Hayan.

Selon ABOU HOURAYRA (رضي الله عنه), leMESSAGER D'ALLAH (صلى الله عليه و سلم) envoya une fois un groupe de dix hommes en reconnaissance chez l'ennemi. Il nomma à leur tête comme émir (chef) 'Asem Ibn Thâbet Al-Ansàri (رضي الله عنه). Ils partirent donc jusqu'à ce qu'ils arrivèrent à l'endroit dit "Al-Houdât", entre 'Ousfàn et la Mecque.


On annonça leur arrivée à l'un des clans de la tribu Houdheyl, les Bani Lihyàn. Ils sortirent à leur rencontre avec une centaine d'archers. Ils les suivirent à la trace. Quand 'Asem et ses compagnons sentirent leur présence, ils se réfugièrent sur un monticule. Les autres les encerclèrent de toutes parts et leur dirent : "Descendez et rendez-vous de votre propre gré et nous vous donnons la ferme assurance que nous ne tuerons aucun de vous".

'Asem Ibn Thâbet dit : "Ô gens! Quant à moi je ne me mettrai pas à l'abri de la promesse d'un Mécréant. Seigneur Dieu ! Informe s'en Ton PROPHETE (صلى الله عليه و سلم)".
Ils tirèrent sur eux leurs flèches et tuèrent 'Asem. Trois d'entre eux se rendirent à l'ennemi. C'était Khoubeyb, Zeyd ibn Addathina et un autre. Quand ils les eurent en leur pouvoir, ils détachèrent les cordes de leurs arcs et les lièrent avec elles.

Le troisième dit :

"Voilà que commence leur traîtrise. Je jure par Dieu de ne pas vous suivre et j'ai en ceux des nôtres que vous venez de tuer un bon exemple à suivre. Ils voulurent en vain le traîner de force puis le tuèrent et partirent avec Khoubeyb et Zeyd Ibn Addathina. Ils les vendirent à la Mecque après la bataille de Badr. Ce furent les fils d'Al-Hâreth qui achetèrent Khoubeyb.


Or c'était ce même Khoubeyb qui avait tué Al-Hâreth, le jour de Badr. Khoubeyb resta leur prisonnier jusqu'à ce qu'ils décidèrent de le tuer. Il se fit prêter un rasoir par l'une des filles de Hâreth afin de se raser les poils du corps. Elle le lui prêta. Juste à ce moment un petit enfant à elle, marchant à quatre pattes, arriva jusqu'à lui, dans un moment d'inattention de sa mère. Elle vit Khoubeyb mettre l'enfant sur sa cuisse en tenant le rasoir dans sa main. Elle fut saisie de frayeur comme le remarqua Khoubeyb.


Il lui dit : "Craindrais-tu donc que je le tue? Je ne suis pas homme à commettre pareille infamie".
Elle dira plus tard : "Par Dieu! Je n'ai jamais vu un prisonnier meilleur que Khoubeyb. Par Dieu Je l'ai trouvé un jour mangeant une grappe de raisin qu'il tenait dans sa main alors qu'il était enchaîné et qu'il n'y avait en cette saison aucun fruit à la Mecque". Elle disait : "C'était sans aucun doute une subsistance apportée par Dieu à Khoubeyb".
Quand ils le sortirent de la zone sacrée pour le tuer dans la zone profane, Khoubeyb leur dit : "Laissez-moi faire deux unités de prière".
Ils le lui permirent. Il fit deux unités de prière et dit : "Par Dieu! Si je ne craignais pas que vous pensiez que je le fais par peur de mourir, j'aurais prié davantage. Seigneur Dieu! Compte-les puis tue-les les uns après les autres et n'en laisse aucun vivant".
Il improvisa alors ces deux vers : "Peu m'importe quand je suis tué en Islam - sur quel côté je tombe au service de Dieu. - Et ce par amour de Dieu qui, s'il veut, - bénira les morceaux de ce corps déchiqueté".
C'est ainsi que Khoubeyb fut le premier à instaurer l'habitude de la prière que fait tout musulman enchaîné avant de mourir.


Le PROPHETE (صلى الله عليه و سلم) informa ses compagnons de leur mésaventure quand ils furent rattrapés par l'ennemi. Quand les gens de la tribu Qoreysh apprirent que 'Asem Ibn Thàbet avait été tué, ils envoyèrent des hommes à eux pour leur rapporter une partie de son cadavre à laquelle ils pourraient le reconnaître et ce parce qu'il avait tué l'un de leurs grands. Mais Dieu envoya une nuée de faux bourdons qui le protégèrent de ces hommes qui ne purent ainsi rien couper de son corps". (Al-Boukhàri)


Sa mort (36 H)


Quand tout ce monde arriva avec son prisonnier à destination, à l'endroit préparé pour l'exécution, le jeune Sa'îd Ibn 'Amir al-Jumahiy s'arrêta et se retrouva face à Khoubayb qui avançait doucement vers le lieu de la crucifixion et de toute sa hauteur, il le toisa.

Saîd entendit alors sa voix ferme et calme qui demandait : "Permettez-moi de prier deux rak'ât avant mon exécution".

Sa'îd regarda le prisonnier se mettre face à la Ka'ba et faire sa prière de la manière la plus parfaite qui soit.

Il le vit ensuite su tourner vers les notables de la Mecque et leur dire :

"Par Dieu ! Si je ne craigniez que vous ne pensiez que j'ai allongé la prière par peur de la mort, j'aurais prié plus longtemps".

Et Sa'îd vit son peuple déchiqueter Khoubayb vivant. Alors qu'ils déchiraient son corps morceau par morceau ils lui demandaient : "Alors ! Tu aimerais être en sécurité et que Mouhammad soit à ta place, hein ?"
Khoubayb répondit alors que son sang giclait de partout : "Par Dieu ! Je détesterais être en sécurité au milieu des miens en sachant que Mouhammad est gêné, ne serait-ce que par une épine".

Les coups redoublèrent de violence et les mecquois s'acharnèrent sur lui comme des bêtes hystériques. Sa'îd Ibn 'Amir vit Khoubayb lever les yeux au ciel et invoquer Dieu : "Ô Dieu, punis-les l'un après l'autre, détruis-les, et n'épargne aucun d'entre eux". Puis il mourut.


La disparition de son corps


Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) envoya Abou Kouraib à la Mecque en mission d'espionnage. Ce dernier ayant aperçu Khoubayb (mort) le décrocha. Son corps inerte s'écroula aussitôt à terre. Abou Kouraib s'éloigna un peu de lui et lorsqu'il se retourna, il ne vit plus trace de lui comme s'il avait disparu sous terre. (At-Tabari)

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