Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Minhaj

Jeudi 2 juillet 2009
Nous voilà donc une fois de plus dans « l’œil du cyclone », au cœur de la tempête médiatique et sociale. Les salafis, cette dangereuse secte de l’islam, sortie d’un autre temps, composée selon les « experts » d’anciens dealers de cité venus s’acheter une bonne conscience, de jeunes paumés à la recherche d’une identité, d’hommes en mal de masculinité, de femmes battues et soumises, de converties qui tentent de s’affirmer par une pratique extrémiste… la liste est longue et elle s’agrémente en fonction du domaine « d’expertise » et de la visée. Mais telle est la Loi universelle d’Allah : « La haine s’est manifestée dans leur bouche, mais ce que leur poitrine cache est pire encore. Voilà que Nous vous exposons les signes, si vous pouviez raisonner ! » (Âl ‘Imrân, v.118) [Ici l’expert notera l’utilisation de l’argument du complot et de la victimisation]

Celui qui regarde ce qui se dit dans les médias et les différentes études des pseudo experts et promoteurs de la peur ne reconnaît pas ses frères et sœurs – mais peut être sommes-nous trop aveuglés par le pouvoir de la « secte ». Bien évidemment, il peut exister des phénomènes d’entraînement, d’imitation, et parfois même de contrainte, des gens en recherche qui viennent à cette voie, d’autres qui veulent prouver des choses à leur personne ou aux autres, qui peut le nier ? Mais dire cela des salafis c’est mentir sur la quasi-totalité d’entre eux – et chacun peut témoigner pour lui-même et ceux qu’ils côtoient – qui ont choisi cette voie par conviction et y trouvent sérénité et équilibre. Et pour tous, Allah jugera de la sincérité des actes et de la démarche. « Si vous êtes endurants et pieux, leur ruse ne vous causera aucun mal. Allah connaît parfaitement tout ce qu’ils font. » (Âl ‘Imrân, v.120) Oui, il en est ainsi, la ruse, la médisance et le mensonge n’ont fait que grossir les rangs des salafis, et une fois encore il faut espérer que cela ne fera que renforcer la conviction de ceux qui sont sur cette voie, et amènera d’autres à s’interroger et chercher la vérité. « Cherchent-ils à ruser ? Mais ce sont les mécréants qui sont victimes de leur propre ruse. » (At-Tûr, v.42)

La stigmatisation et le mensonge sont-ils les meilleurs moyens de lutter contre la propagation de la foi ? Rien n’est moins sûr, et ainsi lorsque les polythéistes de Quraysh ont voulu décrier le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), ils n’ont trouvé que le mensonge : « Mais ils disent : « Voilà plutôt un amas de rêves ! Ou il l’a inventé ! Ou bien c’est plutôt un poète. Qu’il nous apporte donc un miracle comme les anciens messagers ! » » (Al-Anbiyâ’, v.5). 40. « Ce Coran est la parole d’un illustre Messager. Ce n’est pas la parole d’un poète. Pourtant, vous n’êtes que très peu à y croire. Ce n’est pas non plus la parole d’un devin. Pourtant, vous n’êtes que très peu à vous en souvenir. C’est une révélation du Seigneur de l’univers. » (Al-Hâqqah, v.40-43). Ceci car cet appel béni qu’est l’islam ne repose pas sur un quelconque profit mondain ou enrichissement personnel, c’est un appel raisonné à prendre conscience de la réalité de cette vie et cheminer vers le Seigneur de l’univers. Celui qui présente l’islam n’attend rien de celui à qui il prêche, il ne l’appelle qu’à le rejoindre dans l’état de sérénité dans lequel il vit : « Si vous vous détournez de moi, alors que je ne vous ai pas demandé de salaire, (sachez que) ma récompense n’incombe qu’à Allah. Et il m’a été ordonné d’être du nombre des soumis. » (Yûnus, v.72) Pas de vente pyramidale, pas d’impôts destinés à enrichir les puissants, pas de gourou, mais une simple conformation à la Loi d’Allah, le Seigneur de l’univers. Plus encore, combien sont nombreux ceux qui sont venus à la vérité parce qu’on leur a menti au départ. Combien d’entre nous avait des préjugés sur la voie des pieux prédécesseurs, voire tout simplement sur l’islam, et s’est aperçu en connaissant des musulmans sur cette voie que tout ce qu’on lui avait dit n’était que mensonges et insanités. Étrange secte que celle qui est apparue sur la plupart des zones peuplées par les musulmans, à toute époque depuis l’avènement de l’islam, sans que leurs adeptes se soient rencontrés ou concertés (bien que les « experts » les plus incultes disent que la voie des pieux prédécesseurs (as-salafiyyah) est née dans les années 30. Nous les appelons à venir s’instruire et lire les articles à ce sujet sur le site). Étrange secte que celle qui n’appelle pas à s’attacher à une personnalité mais à la vérité d’où qu’elle vienne, tant qu’elle reste conforme aux Textes. Étrange secte qui ne promet pas la félicité éternelle à ses adeptes, n’en fait pas des élus, des êtres supérieurs, mais les appelle à faire de leur mieux pour plaire à Celui en qui ils croient jusqu’à leur dernier souffle, afin qu’Il leur fasse miséricorde : « Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah sait tout et Il est Clairvoyant. » (Al-Hujurât, v.13.)

Les statistiques mentionnent globalement de 30 à 50 000 « salafistes » en France… S’ils savaient ! On pourrait leur répondre par la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : « As-tu ouvert son cœur (pour savoir) ? » Ceux qui suivent la voie des pieux prédécesseurs ne sont pas seulement ceux qui portent le voile intégrale pour les femmes et une tunique pour les hommes. Combien sont nombreux ceux qui, à tout niveau de la société, de tout âge, dans les institutions, les ministères, les grandes entreprises, à des postes importants, mais aussi des gens communs sont musulmans et savent que la voie des prédécesseurs est la vérité et en témoignent, même si parfois pour de multiples raisons cet attachement ne s’extériorise pas encore. Qu’on le veuille ou non, c’est une réalité avec laquelle la société doit désormais composer. Il n’y a pas, et il n’y aura pas, d’exception religieuse française concernant l’islam, et il n’y a aucune raison que la France échappe à ce mouvement mondial de retour aux valeurs religieuses, que l’on constate avec force y compris dans les pays musulmans. Certains s’en réjouissent et y voient un retour vers de vraies valeurs que le temps, l’ignorance, la colonisation et l’occidentalisation du monde avaient progressivement éludées ; d’autres s’en mordent les doigts et meurent de rage face à ce qu’ils considèrent comme une régression et une atteinte aux valeurs qu’ils prônent. Qu’importe, Allah jugera entre nous et Il est le meilleur et le plus équitable des juges.

Le simple fait – qui n’est qu’une coïncidence bien entendu – de nommer cela « l’affaire de la Burqa » dénote cette visée malsaine. Burqa n’est pas un mot français mais il renvoie dans l’imaginaire collectif à ce que « l’homme moderne » connaît de pire en terme de barbarie, le Bolchevik de notre temps, le monstre et mangeur d’enfants, le Taliban – terme qui ne renvoie lui aussi qu’aux fantasmes qu’on y a liés. La Burqa est donc ce qui dans l’imaginaire collectif renvoie à l’habit des femmes en Afghanistan, et donc à leur souffrance supposée ou effective. Le raccourci est donc facile, et c’est toujours la simplicité qui est recherchée : celle qui porte la « Burqa » est une femme en souffrance, humiliée, et contrainte ; et si elle est consentante, elle est extrémiste et endoctrinée. Bien entendu, on manque d’expliquer qu’en Afghanistan cet habit est antérieur à l’islam, de même qu’on manque d’expliquer la situation économique, sociale et culturelle de ces gens, leur organisation tribale ancestrale, les décennies de guerre qu’ils ont traversé, leur grande pauvreté économique, l’analphabétisme, et d’autres facteurs encore qui viennent mettre en lumière leurs coutumes et pratiques religieuses et sociales. Le terme Burqa’ est dérivé du verbe Barqa’a qui signifie voiler, cacher, et ainsi Burqa’ désigne un voile, un rideau, et le vêtement par lequel les femmes voilent leur corps et leur visage. De la même manière, le verbe Satara qui signifie également couvrir cacher, donne le terme Sitâr qui désigne le voile, le rideau, et le tissu par lequel les femmes voilent intégralement leur visage ; ou encore le verbe Hajaba qui signifie dissimuler, occulter et donne le terme Hijâb qui désigne couramment le voile. Les termes sont encore nombreux, comme le Niqâb ou Lithâm qui désignent le tissu par lequel les femmes voilent leur visage en laissant apparaître les yeux, ou encore Al-Jilbâb qui désigne la tunique ample qui couvre l’ensemble du corps. Ces termes sont employés différemment en fonction des régions et désignent des choses semblables ou différentes selon le cas. Donc si ces termes ont besoin d’être précisés selon le cadre d’usage, alors que dire en langue française ou leur simple translittération ne traduit que des fantasmes et conceptions prêtes à consommer concoctées par nos mandarins. La seule chose qui puisse faire sens dans l’esprit de qui n’a aucune connaissance de l’islam et de la langue arabe est « voile intégral ». En France, les modèles portés sont d’inspiration du Moyen Orient, d’Égypte, de Turquie ou du Maghreb. Ainsi, on trouve à la vente des Jilbabs « saoudiens », « égyptiens », « algériens ».

Au risque de froisser certains, le voile intégral est avant tout une question religieuse. Si on peut s’expliquer qu’une personne qui n’a rien à voir avec l’islam dise que le voile intégral n’est pas une question religieuse mais de dignité de la femme, on ne peut qu’être surpris de voir des musulmans acquiescer, ajouter de l’eau au moulin, et comme bien souvent se montrer plus incisifs et nuisibles aux musulmans que leurs pires ennemis. Comment une personne se réclamant de l’islam peut elle dire que le voile intégral n’a rien à voir avec l’islam, alors que cela apparaît en toutes lettres (et non par extrapolation) dans des propos authentiques du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) qui dit à titre d’exemple : « La femme en état de sacralisation (pendant le pèlerinage) ne doit ni se voiler le visage ni porter de gants. » (Al-Bukhârî). Ou encore ce que rapporte ‘Â’ishah lorsque lors d’un voyage elle perdit la caravane et attendit sous un arbre qu’on vienne la chercher : « Alors que j’étais assise à ma place, le sommeil m’a gagné et je me suis endormie. Safwân Ibn Mu’attal qui était à l’arrière de l’armée arriva au lieu où je me trouvais. Il vit une forme humaine endormie et me reconnut car il m’avait vu avant l’obligation du voile. Je me suis réveillée alors qu’il m’appelait après m’avoir reconnue, et je mis mon voile (Khimâr) » et dans une version du hadith : « Je me suis couvert le visage avec mon Jilbâb » Les Textes mentionnant le fait de couvrir son visage sont nombreux et cela fait donc partie intégrante de l’islam. Ne pouvant nier l’évidence, certains ont faussement prétendu que cela était spécifique aux femmes du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), mais c’est un argument fallacieux qui ne repose sur rien et qui est balayé par le simple témoignage de nombreuses épouses de Compagnons qui rapportent comme Asmâ’  Bint Abû Bakr : « Nous couvrions nos visages devant les hommes. » La règle de base est que les Textes s’appliquent à tous les musulmans, sauf si exception est mentionnée dans le Texte, et plus simplement encore, Asmâ’ n’est pas une des épouses du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et lorsqu’elle dit : « nous » elle désigne l’ensemble des femmes des Compagnons.

Ceux qui prétendent que c’est une pratique propre aux Wahhabites étrangère à l’islam font-ils semblant d’oublier les Textes ? Qu’ils reviennent aux plus anciens exégèses, comme celui de l’imam At-Tabarî, en commentaire du verset : « Dis également aux croyantes de baisser leur regard, de préserver leur chasteté, et de ne montrer de leur parure que ce qui en paraît. » (An-Nûr, v.31) ou encore « Et si vous leur demandez (aux musulmanes) quelque objet, demandez-le leur derrière un voile, c’est plus pur pour vos coeurs et le leur. » (Al-Ahzâb, v.53) et ils constateront que le fait de voiler son visage est mentionné, comme dans tous les exégèses des pieux prédécesseurs, bien avant l’existence de l’Arabie Saoudite. Que dire lorsque ce sont des « représentants » de l’islam qui affirment sans aucune honte que le voile intégral n’existe pas en islam ? Plus rationnellement, comment expliquer qu’une pratique « inconnue en islam » existe jusqu’à nos jours sous différentes formes sur toutes les terres d’islam ? À moins bien entendu de dire que la grand-mère du Maghreb qui porte son Hayik ou son Lithâm soit une wahhabite, de même en Turquie, en Inde… « Allah veut accueillir votre repentir. Mais ceux qui suivent les passions veulent que vous penchiez grandement (vers l’égarement). » (An-Nisâ’, v.27)  

Nous ne discutons pas ici le fait que couvrir le visage soit une obligation ou non, mais rappelons simplement que cela est présent depuis les débuts de l’islam. Plus encore, la question du fait de découvrir son visage n’est pratiquement pas présente dans les livres des pieux prédécesseurs, et elle n’a fait l’objet d’études spécifiques et conséquentes que depuis une centaine d’années. Ainsi, Al-Hâfidh Ibn Hajar (qui n’était pas wahhabite puisque mort en 853H) dit dans Fath Al-Bârî, son commentaire du Sahîh Al-Bukhârî : « Que ce soit dans le passé ou le présent, les femmes n’ont cessé de voiler leurs visages aux étrangers. » (9/235-236) Abû Hâmid Al-Ghazâlî (qui n’était pas non plus Wahhabite pour les mêmes raisons) dit : « Au fil du temps, les hommes n’ont cessé d’avoir le visage découvert, et les femme de se couvrir le visage. » (Sharh Ihyâ ‘ulûm ad-dîn, 6/159), et les paroles des imams de l’islam en ce sens sont nombreuses et forment une chaîne continue jusqu’à nos jours.

Puisqu’il est établi que le voile intégral fait partie de la religion et que la question de son obligation fait débat, il appartient à tout un chacun d’interroger en ce sens, de chercher, d’étudier, et d’adopter l’avis qui lui semble le plus en conformité avec la vérité. Le voile, dans son ensemble, intégral ou non, est une question de foi, de conviction profonde, c’est pourquoi on est à mille lieues des théorisations farfelues des experts de tout bord. Pas de soumission à l’homme, de déni de soi, de jeu de masque ou je ne sais quoi. La femme porte le voile en soumission envers Celui en qui elle croit. Ce qui est extraordinaire c’est qu’avant de porter le voile, intégral ou non, la femme est libre, belle, cultivée, intelligente, mais dès qu’elle fait le choix de la foi, elle devient cet être brimé, soumis, impotent, incapable de toute réflexion, incapable de prendre conscience de la « gravité » de son acte, bien entendu à son corps défendant puisqu’elle est sous l’influence maléfique de son mari, de son père, ou de coutumes barbares. Il faut défendre ses femmes, même contre leur gré : « Et Pharaon dit : Laissez-moi tuer Moïse. Et qu’il invoque son Seigneur ! Je crains qu’il ne change votre religion ou qu’il ne fasse apparaître le désordre sur terre. » (Ghâfir, v.26) De qui se moque-t-on ? Nous sommes dans un pays où un enfant peut, sur un simple coup de téléphone, demander de l’aide en cas de maltraitance, où des femmes âgées et illettrées ont pu se libérer de conjoints violents, alors que dire de ces femmes et jeunes filles instruites ? Pour eux, la foi a ce pouvoir extraordinaire de faire sombrer instantanément dans la folie et l’impotence quiconque l’embrasse. Ainsi on ne peut plus parler à ces femmes endoctrinées, et plus encore il faut parler pour elles, dire pour elles la souffrance (supposée) dans laquelle elles vivent, leur opposer systématiquement des « femmes libres » qui ont connu « l’enfer du voile ». Si une femme a le malheur de dire qu’elle se sent bien dans son voile, on lui rétorque qu’elle ne sait pas ce qu’elle dit et que c’est une honte pour elle face à toutes celles qui se battent dans le monde pour s’en libérer. Nous l’avons dit, le voile est avant tout une question de foi, et en France jusqu’à preuve du contraire (ou jusqu’à ce que cela change) on a encore le droit de choisir.

À la question : y a-t-il de plus en plus de femmes et de jeunes filles voilées, intégralement ou non ? La réponse est évidemment oui, comme partout dans le monde, et nous l’avons dit c’est se tromper que de prétendre qu’il puisse y avoir une exception française en cela. L’islam transcende la France, les pays et les époques. Si lorsque nos parents sont venus de leurs pays d’origine ont pouvait tabler sur une désislamisation rapide – ce qui a été le cas si on regarde le profil des premières générations issues de l’immigration – c’était sans compter avec l’explosion des moyens de communication qui ont permis d’entendre un autre son de voix que celui de Marianne et de Jules Ferry, une langue, des paroles, des idées qui ont trouvé résonance dans ces corps qui au fil du temps avaient perdu leur force spirituelle. Les plus jeunes, eux, ont pu voir arriver des traductions de plus en plus nombreuses de livres traitant de l’islam, son Prophète, ses piliers, ses manières. Et là tout s’enchaîne, un cercle vertueux (pour d’autres vicieux) s’enclenche, les gens voyagent vers leur pays d’origine et vivent ce renouveau religieux, ils se rendent au pèlerinage de plus en plus nombreux, de plus en plus jeunes, ils constatent la pluriethnicité de l’islam, sa profondeur, sa richesse, et combien, ô combien, il est éloigné de cet islam traditionnel, qui est très vite devenu folklorique, importé par les premiers (et ils ne sont nullement blâmable en cela puisqu’ils ont apporté ce qu’ils avaient). Cet islam folklorique si cher à nos représentants et dirigeants, cet islam façonné par des siècles de colonisation et d’ignorance, cet islam qui place la loi des hommes au-dessus de la Loi d’Allah, cet « islam du cœur » sans aucune manifestation extérieure, cet islam souple, malléable, « tolérant ». Il paraît que la France est en majorité Malékite, comprenez qu’ils se conforment aux coutumes du bled. Cela a-t-il un sens d’attribuer une école de jurisprudence à un pays qui ne dispose d’aucun juge et d’aucune institution pouvant statuer selon le rite malékite des cas qui se présentent aux musulmans ?

Nous entendons déjà les reproches : « Voyez ! Ils prennent leur islam extrémiste en Arabie qui est un pays Wahhabite. » Nous disons que si « la France est Malékite » l’Arabie Saoudite est elle Hanbalite et non Wahhabite qui n’est pas une école de jurisprudence, et si on l’accuse d’extrémisme et de littéralisme, on porte atteinte à une des quatre écoles juridiques les plus célèbres. Et rien dans les propos ou les actes de cet imam, n’est en contradiction avec les Textes et la compréhension des premiers. Ceci dit, oui les musulmans se tournent vers l’Arabie Saoudite qui est le berceau de l’islam, et le pays où la tradition religieuse et scientifique sunnite est la plus ancrée. Reprocherait-on à un catholique de se tourner vers le Vatican ? Et nous l’avons déjà dit, nous prenons la vérité en conformité avec les Textes, où qu’elle se trouve, ainsi le musulman ne se prive d’aucune source de vérité, et avant tout dans les livres anciens, puis parmi les contemporains, qu’ils soient en Arabie, au Koweït, au Yémen, en Égypte, en Jordanie, en Algérie, au Maroc… Que cela ne plaise pas à certains musulmans qui prônent une vision plus édulcorée (mais malheureusement moins conforme aux Textes) est une chose entendue, mais appartient-il à la France de choisir la vision de l’islam qui lui convient, tant que cela ne contrevient pas à la loi, à l’ordre et la sécurité publique ? Peut-on stigmatiser une frange non négligeable de la population et interdire par exemple l’accès au territoire aux prêcheurs salafis, comme cela est le cas depuis plusieurs années maintenant ? Si la volonté est de freiner ou d’empêcher la progression du mouvement, force est de constater que cela est manqué et que c’est l’inverse qui se produit. Si la volonté est de contrôler ce qui se dit et l’orientation du mouvement, là encore c’est tout le contraire, car ceux qui ne trouvent pas chez eux de quoi satisfaire leur soif de connaissance voyagent physiquement dans tous les pays d’islam, et virtuellement sur le nombre impressionnant de sites consacrés à l’islam, si bien que chacun fait son chemin et est beaucoup moins contrôlable.

Autre titre vendeur : « les salafistes sont en guerre contre l’occident et ses valeurs » L’occident n’est mentionné ni dans le Coran ni dans la Sunna, l’occident n’est pas non plus une entité éternelle aux valeurs universelles, et plus encore, reste à exposer ces valeurs communes et transcendantes. En France, la situation est encore plus compliquée, puisqu’on s’inscrit dans le cadre d’un État qui se dit laïque mais qui est en fait athée, en ce sens qu’il ne reconnaît pas l’existence de Dieu et s’organise de manière à ne pas permettre la cohabitation des religions. On pensait pourtant en avoir fini et avoir assez « bouffé de curés », mais l’essor de l’islam a réclamé de revoir la loi, et cela sera le cas aussi longtemps qu’on n’aura pas fermé toutes les portes à quelque expression religieuse que ce soit. Le voile, la barbe, (au même titre que la kipa, le turban, ou autre) sont une expression de la foi, une réponse visible (certains diront ostensible) à un ordre divin. Mais la loi dit : « si tu veux entrer dans le sanctuaire (une administration ou autre), renonce à tout signe de foi, sois comme tout un chacun – c'est-à-dire athée, du moins en apparence – si tu veux obtenir quelque chose. » ; « Ils sont semblables au diable lorsqu’il dit à l’homme : « Renie la foi ! » Puis, lorsqu’il renie la foi, il lui dit : « Je te désavoue car je crains Allah, le Seigneur de l’univers. » » (Al-Hashr, v.16) Cela a-t-il un sens de demander à un individu d’abandonner une chose qui est partie intégrante de sa foi pour entrer dans une administration ? Est-ce faire preuve de justice et de raison, ou est-ce une simple volonté d’humiliation et de rabaissement ? Et il en est ainsi de l’ensemble de la société façonnée par l’école athée de Jules Ferry, on ne supporte plus la différence, qu’elle quelle soit. Tous ceux qui empruntent le chemin de la foi peuvent témoigner de la manière dont les regards changent, dont les portes se ferment : « « Ô Sâlih, tu étais auparavant un espoir pour nous » (Hûd, v.62) Combien sont nombreux ceux qui parmi nous sont bardés de diplômes, auxquels on promettait un avenir brillant, et qui lorsqu’ils ont fait le choix de la foi, les portes se sont définitivement fermées, bien que leur compétence reste la même : « Ils aimeraient vous voir mécréants, comme ils ont mécru : afin que vous soyez comme eux ! » (An-Nisâ, v.89) Tant que l’on reste dans le cadre de l’islam folklorique, à la limite cela ne pose pas problème, et c’est même sympathique et signe de grande ouverture d’esprit : « J’ai un musulman dans mon équipe très pratiquant : il ne mange pas de porc et ne boit pas une goutte d’alcool ! » Mais si ce musulman ou cette musulmane a le malheur de ne pas s’en tenir à cela, à chercher plus en avant ce que lui inspire sa foi comme valeurs qui ne sont pas forcément celles qui étaient les siennes, alors il faut peu de temps pour voir tomber les sanctions, l’ambiance tourner vinaigre, et les appels à laisser la place libre se faire de plus en plus pressant. Et bien entendu on est tout de suite taxé d’extrémisme puisque d’autres musulmans folkloriques sont tout à fait cool et semblent ne connaître aucune interdiction ou prescription religieuse. Sachant cela, comment peut-on affirmer que les salafis vivent de façon sectaire, recluse, alors qu’ils n’ont pas choisi mais subi cette situation. Faut-il rester les bras croisés ou chercher à survivre en intégrant un modèle économique communautaire si c’est là la seule solution ? Combien ne demandent qu’à être, conformément à leurs qualifications, enseignants, ingénieurs, comptables, plutôt que de travailler dans une sandwicherie ou faire les marchés ? Mais on ne leur laisse aucune alternative : la religion ou le travail.

On entend souvent dire : « À Rome, vivons comme les romains » pour signifier qu’il faut se conformer aux coutumes du pays, et beaucoup disent : « Moi quand je vais dans un pays musulman je me plie aux coutumes. » Il n’y a qu’à traverser la Méditerranée pour constater la totale fausseté de cette affirmation : l’occidental est le plus impoli et le plus pervers des hôtes. C’est aussi mal connaître la manière dont vivent les expatriés dans les pays musulmans, dire qu’ils vivent « à la française » est un euphémisme et on ne leur connaît pas d’interdits, quels qu’ils soient. Mais malgré tout, ils ne sont pas ennuyés, et les gens se montrent bienveillants et accueillants avec eux. Pourquoi donc l’inverse serait-il impossible ? Pourquoi ne peut-on pas vivre normalement en France en vivant différemment ? En s’habillant différemment ? En pensant différemment ? Si on peut travailler dans ces pays, et aussi dans certains pays d’occident, avec une barbe et un voile, pourquoi cela reste si difficile en France ? Pourquoi ne peut-on pas respecter les valeurs de tout un chacun, tant qu’elles ne portent pas atteinte aux libertés d’autrui ? Si tel doit être le cas pour les étrangers venus en France, alors que dire de l’immense majorité qui sont français ?

Les salafis ne sont pas en guerre contre la France, et ils ne sont pas là non plus pour profiter du système comme cela est parfois dit ou sous-entendu. Personne ne renie qu’il y a de bonnes choses en France, dont nous avons tous profité par l’effort collectif que nos parents et nous avons produit au même titre que tous les citoyens. On ne peut tirer un trait sur toute une enfance, une scolarité et une vie en France, et ce n’est nullement l’objectif. On peut faire ce qu’on veut, on reste marqué par des comportements collectifs et individuels, des modes de réflexion, des valeurs et beaucoup d’autres choses qui constituent la personnalité de tout un chacun. Mais cela ne signifie pas que ces valeurs soient universelles et éternelles, et qu’on ne peut à un moment de sa vie en changer au gré des évolutions. Ainsi la conception même de la vie peut changer, de même que celle de la religion, de la famille, de la pudeur, du travail, des relations à autrui, des relations entre hommes et femmes. Adopter ces nouvelles valeurs ne doit pas faire de moi un citoyen de seconde zone, ce qui est malheureusement le cas actuellement. Le discours hypocrite consiste à se voir répondre : « Vous êtes libre de penser, dire, faire ce que vous voulez. » Certes, mais si on fait ce choix, on est exclu de toute sphère de travail et de socialisation. On n’exige de personne d’adhérer à l’ensemble des « valeurs de la France » (qui restent à définir), alors pourquoi ferait-on exception pour les musulmans ?

Dire qu’il doit y avoir un islam de France et non l’islam en France, que l’islam est incompatible avec la République et autres grandes déclarations de ce genre, en plus de ne recouvrir aucune réalité, ne font qu’augmenter les incompréhensions et les tensions. Il faut être pragmatique. Les musulmans, bon gré mal gré, vivent depuis toujours sous les régimes des pays où ils se trouvent, et en tant que citoyens de ce pays ou sujets de ce royaume, ils demandent qu’on leur accorde pleinement leurs droits. Si aucune loi n’est au-dessus de la Loi d’Allah, il est des choses qui sont possible en certains lieux et pas ailleurs, et le musulman se conforme à la loi du pays où il se trouve tant que cette loi ne l’amène pas à désobéir à Allah. Donnons un exemple pour que les choses soient claires. Un musulman dont la femme porte un voile intégral fait le choix, et personne ne l’y oblige, de se marier civilement. Arrivés à la mairie, la femme refuse, d’elle-même ou sur demande de son mari, de se dévoiler devant l’officier d’état civil. Incompréhensible. Ils font d’eux-mêmes le choix de se marier civilement, donc de se présenter devant un officier d’état civil qui doit s’assurer de l’identité des personnes qu’il marie, quelles qu’elles soient, musulmanes, chrétiennes, athées. La loi est claire et elle s’applique à tous. Et plus encore, la règle s’applique de la même façon dans les pays musulmans, ainsi Abû Bakr Ibn Al-‘Arabî Al-Mâlikî dit : « La femme doit être cachée, que ce soit son corps ou sa voix, et il n’est permis de dévoiler cela qu’en cas de nécessité ou de besoin, comme pour s’assurer de son identité ou en cas de maladie qui touche son corps. » (Ahkâm Al-Qur’ân : 3/616) Et c’est exactement ce qui se passe dans les pays musulmans, et on imagine mal quelqu’un faire scandale pour cela. De la même manière, certains refusent parfois que des médecins hommes auscultent leur femme, ce qui est compréhensible lorsqu’on a le choix, mais alors pourquoi amener son épouse dans un hôpital où la règle est connue et qu’on ne peut choisir le sexe, la religion ou toute autre chose du personnel soignant. De deux choses l’une : soit on possède un autre moyen de soigner son épouse en toute conformité avec ses convictions religieuses qui sont légitimes, soit on compose avec le système existant, et puisqu’on ne peut soigner soi-même, on s’en remet au médecin, même si c’est un homme, et c’est le cas partout dans le monde, même dans les lieux saints de l’islam, et tous ceux qui sont déjà entrés dans un hôpital peuvent en témoigner. Lorsqu’on interrogea Shaykh Muqbil sur cette question (comme cela apparaît dans Ghârat ul-Ashritah) il répondit avec une grande sagesse en disant qu’il ne fallait pas être excessivement strict sur ces questions, et que si on n’avait pas d’autre alternative, il n’y avait aucun mal à ce que la femme soit auscultée par un homme, et il ajouta avec beaucoup de clairvoyance que si cette maladie touchait ce frère, il irait se faire soigner n’importe où pour faire disparaître ce mal, que le docteur soit musulman ou non, homme ou femme. Il est vrai qu’on n’a pas entendu parler de cas inverses où un musulman aurait refusé les soins prodigués par une femme…

Une fois encore, il faut faire preuve de pragmatisme, c’est pourquoi nous appelons nos frères et sœurs à être au fait de leur religion, afin de savoir ce qui leur est permis et ce qui ne l’est pas. « Ô vous les croyants ! Cherchez secours dans la patience et la prière, car Allah est avec les patients. » (Al-Baqarah, v.153) Tenez-vous en fermement aux prescriptions d’Allah et ne transgressez pas. Demandez qu’on vous accorde vos droits, défendez votre religion et votre honneur dans le cadre de la Législation d’Allah, et ne transgressez pas, car Allah n’aime pas les transgresseurs. Expliquez de la meilleure manière ce qu’est votre religion à qui veut l’entendre, et que ce qui mène à la violence et la transgression n’est pas la foi, mais l’incompréhension, la frustration et l’absence de considération.

Ce qui précède n’engage pas l’ensemble des salafis, ce n’est que notre (res)sentiment et celui de nombreux frères et sœurs qui nous font part de leurs réflexions et expériences.

 

Et Allah est plus savant.

 

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10197

Par ADMIN
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 14 décembre 2008
Faire l'Aumône lors du repentir


Boukhari 4418 et Muslim 2769 Rapporte dans l'histoire de Ka'b Ibn Malik sa parole : 

"Ô Messager d’Allah ! Mon repentir m’incite à faire l’aumone de tout ce que je possède pour Allah et son Messager." 

Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم dit : 

"Garde une partie de tes biens, cela est préférable pour toi." 

Ibn l-Qayim mentionne dans son ouvrage Zad Al Mi'ad : " Et dans la parole de ka'b : " à faire l’aumone de tout ce que je possède" il y a la preuve qu'il est recommandé au musulman lors du repentir de faire une aumône selon ce qu'il possède comme fortune." 

Ibn Hajar dit dans son Sharh Sahih Boukhari : " Et il y a la preuve que[....] et qu'il est également préferable de faire l'aumône après s'être repentie ". 

Le comportement du messager d'Allah lorsqu'il serrait la main :


Anas rapporte : Lorsque le messager d'Allah  serrait la main à une un homme, il  ne retirait pas sa main tant que l'homme ne retirait pas la sienne 
. " 

Rapporté par At-tirmidhi n°2490 et authentifié par Sheikh Al Albani dans As-sahihah qui a donné comme titre a ce hadith, " Le comportement du messager d'Allah  lorsqu'il serrait la main". 

Sheikh Al Albani mentionne dans As-sahiha que ce que nous avons rapporté fait partie des enseignements de ce hadith, en effet il dit : 

من فوائد الحديث : 

1) من هدي النبي صلى الله عليه و سلم في المصافحة أنه كان إذا صافح رجلا لم يترك يده ، حتى يكون هو التارك ليد رسول الله صلى الله عليه و سلم 



En entrant dans une mosque il est preferable de Commencer par le droit d'Allah (en accomplissant les deux rakaates de salutations de la mosquée) avant le droit des gens (c'est a dire de saluer ceux présents dans la Mosquée).


La sunnah consiste en entrant à la mosquée à en premier acquitter la prière de salutation de la mosquée puis une fois avoir terminé saluer les présents. 

Cela signifie donc qu'on ne commence pas par saluer les présents puis a réaliser les deux rakaates. 

C'est ainsi que les gens faisaient, ils entraient à la mosquée ensuite accomplissaient la prière de salutation de la mosquée puis saluaient le messager d'Allah. 

La preuve : 

" Un homme entra a la mosquée, accomplit la prière puis alla vers le messager d'Allah et le Salua. Le messager d'Allah répondit au salam, puis lui dit : " Retourne prier car tu n'a pas prier " (A trois reprises). 

A la troisième reprise, l'homme dit au messager d'Allah : " ô messager d’Allah ! Apprends-moi comment prier [...] 


Ibn l-Qayyim a dit [Dans son ouvrage Zad Al Mi'ad]: 

" Le prophète a reprimandé l'homme au sujet de sa prière mais ne l'a pas reprimandé sur le fait d'avoir retardé le Salam jusqu'a après la prière. De ce fait cela démontre que la Sunnah pour celui qui entre dans une mosquée où il y a une groupe de gens, de realiser trois Salutations : 

-Dire en entrant : " Au nom d'Allah, que la prière et le salut d'Allah soient sur son messager ". 

-Réaliser deux rakaat en guise de salutation a la mosquée. 

-Saluer les présents. " 

Comment se tenir quand on tape à une porte (et lorsqu'on nous fait attendre à la porte):


Abdullah Ibn Bussr rapporte : 

" Lorsque le messager d'Allah tapait à une porte, il ne faisait pas face à la porte mais il se mettait à droite ou à gauche " 

Rapporté notamment par Al Bukhari dans Adab Al Mufrad et authentifié par Sheikh Al Albani. 


Sheikh Al Abbad [dans son Sharh Sunane Abi Dawud K7 n°368 54 Min 16sec] :
Le fait de se mettre à droite à gauche et de ne pas faire se mettre en face de la porte lorsqu'on tape à celle-ci, fait parti du bon comportement. Ceci parceque, le fait de se mettre a droite ou à gauche permet lorsque on va ouvrir la porte de ne pas voir ce que le propriétaire de la maison ou de l'endroit ne voudrait pas que l'on voit." 


Sheikh Mohamed Loqman As-salafi mentionne dans son [Sharh Adab Al-Mufrad P 576 ] : " Le point à retenir de ce hadith : Est Le fait de ne pas se mettre en face de la porte lorsqu'on tape à celle-ci, mais également après avoir tapé c'est a dire lorsqu'on nous fait attendre à la porte on se met à droite ou gauche ceci afin de ne pas voir l'interieur de la maison lorsque la porte va s'ouvrir. " 

Faire preuve d'un excellent comportement et Rencontrer les gens avec un visage radieux.


Parmi les choses dont le prophète nous a recommandé mais que beaucoup de musulmans négligent de nos jours, il y a le bon comportement. 

Pourtant de nombreux récits prophétiques ont été rapportés concernant les mérites et la grande importance du bon comportement, en voici quelques uns : 

Aicha rapporte que le prophète  a dit :«Le croyant atteint par son bon comportement le degré de celui qui jeune [sans jamais rompre] et passe toutes ses nuits en prière [sans jamais s’arrêter] » [Authentifié par Cheikh Al Albani rapporté par Abu Dawoud dans ses Sunnane n°4797

Noble frère ! Médite quelques seconde sur ce Hadith avant de lire la suite 

Le prophète  a dit : «J’ai été envoyé pour parfaire les nobles caractères »[Déclaré authentique par cheikh Al Albani As-sahiha n° 793. [[i]Rapporté par Boukhari dans Adab Al-Moufrad n°273[/i]] 

Le messager d'Allah  a également dit : 

«[Comporte-toi avec les gens en faisant preuve d’une haute moralité » : 

Ibn Daqiq Al ‘Id, Ibn Rajab ainsi que Cheikh Al ‘Abbad et d’autres expliquent que cette phrase signifie que le musulman doit se comporter avec les gens comme il aimerait que les gens se comportent avec lui. 

Le bon comportement fait partie des caractéristiques des Moutaqine. La Taqwa d’une personne n’est point complète sans le bon comportement. Pour cette raison le Musulman doit se conduire avec les gens en se parant de bonnes actions dans la parole et dans l’acte. 

D’ailleurs le messager d’Allah a dit : «
Nul d’entre vous ne sera croyant tant qu’il n’aimera pas pour son frère ce qu’il aimerait pour lui
». 
[Rapporté par Boukhari et Mouslim]


Beaucoup de personnes se trompent en croyant que la piété consiste uniquement à acquittez le droit d’Allah et qu’elle ne comprend pas le bon comportement à l’égard des gens

Suite à cette mauvaise compréhension, tu peux trouver, certains musulmans multiplier les actes d’adorations, les veillés nocturnes, ainsi que les jeûnes surérogatoires tout en négligeant ou en ne respectant pas les droits des autres !. 

Beaucoup de nos frères minimisent l’importance du bon comportement, alors que notre religion n’a cessé de recommander le bon caractère. 

Allah dit (sens du verset) : 

« Ceux qui refoulent leur colère et pardonne aux gens. Et Allah aime les bienfaisant » S 3 v 134


Allah nous informe dans ce noble verset que parmi les nombreuses qualités des Moutaqine, il y’ a le fait qu’ils refoulent leur colère et pardonne aux gens. C’est pour cette raison qu’Allah les aiment Allah a couvert d’éloge son messager pour son bon comportement. En effet Allah dit (sens du verset) : 

"Et tu es certes, d'une moralité imminente"
S.68 V.4 

Le messager d’Allah était le plus pieux des hommes comme le confirme la parole de la mère des croyantes Aicha la véridique fille du véridique, lorsqu’elle fut interrogée sur le comportement de son époux le messager d’Allah : 

« Son comportement était le coran »

[Authentifié par Cheikh Al Albani Rapporté par Abou Dawoud 40/2, An-Nassaî199/3, Ad-darimi 345/1]


Anas Ibn Malik en décrivant le comportement du prophète a dit : « Le Messager d’Allah jouissait parmi les hommes de la plus haute moralité »[Rapporté Par Boukhari et Mouslim

O Noble frère! Médite sur les quelques Hadiths qui vont suivre. Sort de ton insouciance, combats ton âme et multiplies les efforts afin d’améliorer ton comportement envers Ton créateur, Ton épouse, tes frères, tes parents, les plus agés que toi, les savants et à l'ensemble des Musulmans : 

1-Le plus noble des hommes est celui doté du meilleur comportement :


En effet Allah dit : (sens du verset) : 

« Certes le meilleur d’entre vous auprès d’Allah c’est le plus pieux » s 49 v 13


A ce propos Abou Hourayra a dit: «On a demandé au Messager de d’Allah: «Quel est le plus noble des hommes?» Il dit: «C'est le plus pieux d'entre eux».[Partie d’un long Hadith Authentique rapporté par Boukhari et Mouslim] 

Dans un autre récit, ‘Abdullah Ibn 'Umar a rapporté que le Messager a dit : « Les croyants ayant la foi la plus parfaite se sont ceux qui possèdent le meilleur caractère. » [Déclaré Hassan Sahih par Cheikh Al Albani. Abou Dawoud n°4682

Dans un autre hadith rapporté par Boukhari et Mouslim on trouve : « Le meilleur d’entre vous est celui qui possède le meilleur comportement » 

2-Le bon comportement pèsera lourd (dans la balance) le jour de la résurrection :


Abû Darda Rapporte que le messager d’Allah a dit : « Rien ne pèse plus lourd dans la balance du croyant le jour de la résurrection que sa bonne moralité et son bon caractère »[Déclaré authentique par Cheikh Al Albani. Rapporté par Abou Dawud 4799

-
3-Le bon comportement conduit à l’amour d’Allah
: 

En effet le prophète a dit: « Les serviteurs les plus aimés d’Allah sont ceux qui ont les meilleurs comportements »[Déclaré authentique par Cheikh Salim Al Hillali dans son livre Makarimou l-Akhlaqi p 51. Rapporté par Al Hakim et At-tabarani]. 

4-Le bon comportement est l’une des causes permettant l’obtention de l’amour du Messager d’Allah :


« Ceux parmi vous qui seront le plus proches de moi le jour de la résurrection et que j’aime le plus sont ceux qui sont dotés des meilleurs caractères » [Jugé authentique par Cheikh Al Albani. At-timidhi n°2018

5-Le Bon comportement mène au paradis :


Abou Houreyra rapporte : « On a dit : O messager d'Allâh ! Qu'est -ce qui fera entrer le plus grand nombre de gens au paradis ? "La crainte d'Allâh [Taqwa] et le bon caractère". Et qu'est-ce qui fera entrer le plus grand nombre de gens en enfer ? : "La bouche et le sexe".[Jugé Bon par Cheikh Al Albani. Rapporté par At-tirmidhi, Ibn Majah, Ibn Hibban et d’autres] 
Dans un autre Hadith : « La crainte d’Allah et le bon comportement sont deux des plus fortes raisons pour rentrer au paradis »[Rapporté Par Mouslim

« ..Et Je Garantie une maison dans le plus haut degré du paradis à celui qui adopte un bon comportement » 

[Déclaré authentique par Cheikh Al Albani. Abu Dawoud n°4800

Tous ces Hadiths démontrent les mérites du bon comportement. 
Al Hassan Al Basri a définit le bon comportement comme étant : le fait d’avoir le visage gaie (détendu), d’être généreux et de s’abstenir de faire du mal

Abou Houreyra Rapporte que le messager d’Allah disait : « Vous ne pouvez pas donner de l’argent à tout le monde. Mais montrez leur un visage radieux et faites preuves de bonne moralité » [declaré hassan Par Cheikh Al Albani. Rapporté par At-tirmidhi n°2004

Pour Ibn Moubarak trois qualités résument la noblesse de caractère : 

Eviter tout ce que la religion interdit, acquérir ce qui est licite, faire largesse à sa famille.D’autres ont définit le bon comportement comme étant le fait de s’abstenir de nuire aux gens et de supporter les défauts des croyants. An-nawawi à quant à lui définit le bon comportement en disant qu’il s’agit d’être bienfaisant et de s’abstenir de faire du mal aux gens. 

Les qualités qui caractérisent les personnes dotées d’un bon comportement sont entre autre leurs grande pudeur, leurs refus de causer le moindre mal aux gens et leurs franchise. Mais aussi, le fait que qu’ils parlent peu et oeuvrent beaucoup, Ils sont chastes, fidèles à leurs engagements, ils ne sont point grossiers, ne sont point avare et ne sont pas calomniateurs. Ils ont toujours le sourire, aiment ce qui plait à Allah et détestent ce qu’Allah détestent. 

Que répondre à celui qui te dit "Untel te passe le salam " ?


Abu Dawud rapporte dans ses Sunanes au chapitre : « Lorsqu’un homme te dit : "Untel te Salut " » le Hadith n°5231 déclaré Hassan par Shaikh Al Albani. : 

" Un homme vint au prophète et lui dit : " Mon père te passe le Salam " 

Le messager d'Allah répondit : " Allayka Wa ‘Ala Abika As-salam 
( Que la paix soit sur toi et ton père ) 


Les savants ont donc déduit de ce hadith, le fait qu'il est recommandé lorsque quelqu’un t'annonce qu'une autre personne te Salut de répondre en saluant ces deux personnes. 

Ibn Hajar mentionne [dans Fath Al Bari vol 11 p 41] : « On tire de ce hadith le fait qu’il est recommandé de répondre en saluant le Transmetteur ». 

Ibn l-Qayim mentionne [dans Zad Al Mi’ad vol 2 p 437] « Il était de l’habitude du messager d’Allah lorsqu’une personne lui annoncait le Salam de la part de quelqu’un d’autre, de répondre en saluant le transmetteur ainsi que celui qui nous Salut» 

Sheikh Abdul Muhssine Al Abbad [Sharh Sunane Abi Dawud K7 370 1 h 05 min ]:« Ce hadith démontre que lorsqu’une personne t’annonce le Salam de la part d’une autre, on répond en disant : «Que la paix sois sur toi et sur lui A(llayka wa ‘Allayhi salam)

Et il est tout a fait permis et suffisant de répondre uniquement par :« Que la paix sois sur lui» (Allayhi salam) cependant répondre en saluant ces deux personnes est préférable.» 

Et ceci fut aussi rapporté et mise en pratique par deux épouses du prophète : 

1-Khadija : 

Anas rapporte que Djibril vint au messager d’Allah et Khadidja était à ses cotés. Le messager d’Allah dit alors à Khadidja : «Allah te Salut ! », elle répondit : « Allah est As-Salam, et que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur toi et Djibril » 
[Hadith rapporté par Al Hakim Vol 4 p 175, par An-nassâi dans al Kubra n°10134]


Ibn Hajar a dit dans Fath Al Bari Vol 4 p 127 : « On tire comme bénéfice de ce hadith, le fait de répondre en saluant le transmetteur et celui qui nous Salut. » 

2-Aicha : 

Aicha rapporte que le messager d’Allah lui a dit : « Oh Aîcha voici Djibril qui te passe le Salam ». Elle répondit : « Que la paix, la bénédiction d’Allah et sa miséricorde soient sur lui ». 

[Hadith rapporté par Boukhari n°3217 et Muslim n°2447]


Cependant il y a un ajout dans le Musnad de l’Imam Ahmad Vol 6 P 117 qui est : « Que la paix, la bénédiction d’Allah et sa miséricorde soient sur toi et sur lui » 

A propos de cet ajout Sheikh Al Albani a dit dans sa correction de Adab Al Mufrad de l’Imam Al Boukhari : « Et cet ajout dans ce Hadith est très important». 

Laisser volontairement la pluie mouillé une partie de son corps lorsqu'il commence à pleuvoir :


Arrow Abu Dawud n°5100, Ahmad Vol3/133 et 267, An-nassaî dans Al Kubrah n°1849, Al Bukhari dans Adab Al Mufrad n°571 et Ibn Abi Assim dans son ouvrage As-sunah Vol 3/464 rapportent que lorsqu'il commencait à pleuvoir le messager d'Allah dévoilait une partie de son corps et l'exposait à la pluie. Le Hadith est le suivant : 

Anas rapporte : " Un jour alors que nous étions avec le messager d'Allah, il plut. Il releva donc son habit de telle sorte que la pluie le mouille. On lui demanda la raison pour laquelle avait fait cela, il répondit car elle provient d'Allah. "


Points a retenir du Hadith : 

-L'eau de la pluie est pure et bénie, notamment parcequ'elle n'a pas encore touché de terre sur laquelle on a désobeit à Allah.(Faîda tiré du Sharh Sahih Muslim du Sheikh Ar-rajahi)

-Il est recommandé lorsqu'il commence a pleuvoir de laisser la pluie mouiller une partie de son corps. 

-Le fait que le prophète n'ai pas ordonner aux compagnons de faire comme lui prouve que cela n'est pas obligatoire mais recommandé. (Faîda tiré du Sharh Bulugh Al Maram du Sheikh Othaimine) 

-Interroger le Noble, lorsqu'on le voit mettre en pratique une chose qu'on ne connais pas. (Faîda tiré du Sharh Adab Al Mufrad du Sheikh Abu Loqman As-salafi) 

Dans le commentaire de ce Hadith l'Imam An-nawawi a dit : 

" Et dans ce Hadith il y a la preuve sur laquelle se base nos compagnons, pour affirmer qu'il est recommandé au début de la pluie de dévoiler une partie du corps autre que la 'Awrah afin de l'exposer à la pluie. [..]" 

Le Sheikh Muhamad Loqman As-salafi donne la même explication dans son commentaire de Adab Al Mufrad. 

Le Sheikh Abdul Aziz Ibn Baz [dans son recueil de Fatawa Vol 13 p 64]affirme : 

" Ceci prouve qu'il est recommandé à l'homme de dévoilé une partie de son corps tels que le bras ou sa tête et de le laisser mouillé par la pluie comme l'a fait le messager d'Allah. Ce qui est légiferé, c'est donc que le musulman retire par exemple son turban de la tête ou qu'il retrousse la manche de son vetement afin que la pluie mouille sa tête, son bras, le tibia et ainsi de suite parmi les membres dont il est permis de montrer devant les gens comme le pied, le tibia, la tête, la main...." 

Sheikh Salih Al Fawzan explique [dans son Sharh Bulugh Al Maram commentaire du Hadith 541 du Chapitre de la pluie]: " L'eau de la pluie est benie et pur, pour cette raison il est recommandé au musulman, de sortir par exemple au début de la pluie et de mouiller une partie de son corps (tête, main ou pieds..) puis de prononcer l'invocation que le messager d'Allah prononcait lorsqu'il pleuvait 

Le Sheikh Abdul Muhssine Al Abbad [ dans son Sharh Sunane Abi Dawud K7 n° 370 20 min 35 sec ] et le Shaikh Sheikh Abdul Aziz Ar-rajahi [Dans son Sharh Bulugh Al Maram Vol 1 p 269] rapportent eux aussi cette sunnah. 

Après avoir mis en pratique cette sunnah, le Musulman pronnonce ensuite l'invocation de la pluie qui est la suivante : 

"Ô Seigneur ! Que ce soit une pluie utile !" 


اللّهُمَّ صَيِّـباً نافِـعاً 

Allâhumma sayyiban nâfi'an.


Et après la pluie, le croyant dit : 


"Nous avons reçu la pluie grâce à la bonté d’Allah et Sa miséricorde." 


مُطِـرْنا بِفَضْـلِ اللهِ وَرَحْمَـتِه 

Mutirnâ bi-fadli l-lâhi wa rahmatihi.

En attendant que l'Imam arrive pour Commencer son sermon du vendredi, l'homme accomplit ce qu'il lui est possible de réaliser comme prière surerogatoire.


L'homme qui le vendredi arrive tot à la mosquée, en attendant que l'Imam arrive pour commencer la Khoutba, peut accomplir ce qui lui est posssible de realiser comme prière surerogatoires (10, 12, 14, 20, 22 Raka'at.....), en les priant deux par deux. 

Cela fait partie de la sounnah et fut mis en pratique par les compagnons du prophète. La preuve est le Hadith suivant rapporté par Mouslim : 

Celui qui fait le bain du vendredi, puis va à la mosquée et prie ce dont il est capable, se tait et écoute le sermon jusqu'à sa fin puis prie avec l'Imam. Il lui sera pardonné ses pechés entre les deux vendredis plus trois jours. " Rapporté par Mouslim n° 757.


 Allahou Akbar  

"et prie ce dont il est capable" 

Ceci prouve qu'il n' y a pas un nombre de rakaat bien determiné, donc la personne (en attendant que l'Imam arrive pour debuter la Khoutba) peut prier ce qu'il lui possible d'accomplire comme prières surerogatoires. 

"Il lui sera pardonné ses pechés " : Il s'agit ici des petits pechés. 

"entre les deux vendredis plus trois jours" 

Cela fait donc en tout 10 Jours. 

Pour finir, ce Hadith contient aussi une incitation à se rendre tot à la mosquée. C'est à dire un long moment avant que l'Imam ne commence la Khoutba, ceci afin de realiser ces prières surerogatoires, lire le coran, faire du Dhikr etc.. 

Helas, beaucoup d'entre nous ne se rendent à la mosquée qu'au moment où l'Imam a deja commencé la Khoutba ou que la prière a deja debuté. 

Celui donc qui souhaite obtenir le Ajr mentionné dans ce Hadith se doit de realiser les choses suivantes : 

-Le Bain 

-Se rendre tot à la mosquée et y realiser les prières surerogatoires 

-Se taire et écouter le sermon jusqu'a la fin 

-Prier avec l'Imam 

S'il manque une de ces choses, la personne sera recompensé mais elle n'obtiendra pas le Ajr mentionné dans le Hadith. 

Tout ce qui vient d'etre dit concernant ce Hadith est tiré de Charh Boulough l-Maram de Cheikh Salih Al Fawzan Cours n°28

Pour écouter le Charh cliquez sur le lien suivant (39 mn 36 sec) : 


Sheikh Ar-rajahi [dans son Sharh Bulugh al-maram Tome 1 p 242] et Sheikh Al Bassam [ dans son Sharh Bulugh al-maram Tome 2 p 239 ] 
donnent eux aussi les mêmes explications. 

Féliciter celui qui est touché par un bienfait religieux ou 
mondain (Mariage, enfant..) :


L'Imam Al-Boukhari ainsi que l'Imam Muslim rapporte dans le long hadith racontant le repentir de Ka'b Ibn Malik (L'un des trois Compagnons qui restèrent en arrière lors de l’expédition de Tabuk, pour lire leur histoire cliquer ici http://www.sounna.com/article.php3?id_article=41) : 

" [..] Cependant, les gens m’accueillaient par groupes pour me féliciter du repentir et me disaient : 

"Réjouis-toi qu’Allah a accepté ton repentir. 

" Finalement, j’entrai à la mosquée ; le Messager d’Allah y était assis au milieu des gens. Talba ibn ubaydillah se leva et se précipita à ma rencontre. Il me serra la main et me félicita [..] 

Ibn l-Qayim a dit dans son Ouvrage Zad Al Mi'ad Vol 3 p 585 : " Ce Hadith contient la preuve qu'il est recommandé de feliciter celui qui a été touché par un bienfait religieux, de se lever vers lui quand on le rencontre et de lui serrer la main " [.] " 



Parmi les Fawaîd de ce récit, il y a 

-La recommandation de Féliciter celui qui est touché par un bienfait. 

-La permission de se lever vers lui dans le but d'aller à sa rencontre pour le féliciter. 

Et comme l'explique Ibn Hajar [Fath Al Bari Vol 7 P 731] " le fait de se lever vers celui que l'on souhaite féliciter n'est pas interdit car cela est réaliser dans le but de le féliciter. Et non pas dans le but de le saluer ou de l'honorer . " 


-Une personne pourrait demander est-il permis de Féliciter le Kafir ? : 

A cette question les savants dont Sheikh Otheimine [Tawjih Ar-raghibine ila Ikhtiyarate Al-Sheikh Ibn Othaimine p 305] font à ce sujet le Tafssil suivant : 

1-S'il s'agit de le féliciter à l'occasion d'une de leur fêtes religieuses, cela est strictement interdit. 

2-S'il s'agit de le féliciter lorsqu'il est touché par un bienfait mondain (Naissance, construction d'une maison....) : 

a-Il n y a aucun mal à le faire s' y a dans cela un intérêt comme par exemple est un moyen de Da'wah ou comme dans le cas ou il fait parti de l'habitude de ce Kafir de nous féliciter quand on est toucher par un bienfait mondain, dans ce cas il n y a pas de mal à le féliciter nous aussi. 

b-S'il n y a aucun intérêt (Maslahat), dans ce cas on ne doit pas le feliciter. 


A noter que l'Imam As-souyouti a écrit un livre consacré uniquement au sujet des félicitations ( ce qui est permis , interdit etc...), le nom de l'ouvrage est وصول الأماني بأصول التهاني
Frotter la tête avec le surplus d'eau utilisé pour le lavage des bras


Cheikh Al Albani [Noudhoum l-farayd mimaa fi silsilatiy Al Albani min fawaîd Tome 1 p 252] mentionne qu'il est permis de frotter la tête avec la même eau que celle utilisée pour le lavage des bras. 

Cela signifie que frotter la tête avec le surplus d'eau utilisé pour le lavage des bras fait partie de la sounnah du messager d'Allah, la preuve reside dans le hadith Rapporté par Rabi'a bint mo'adh : 

" Le prophète Frotta sa tête avec le surplus d'eau qu'il y avait dans sa main."


Rapporté par Abu Dawoud avec une chaine de transmission jugée comme Bonne

Par ADMIN
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 3 mars 2008
Par le cheikh, le Mouhaddith :
Mouhammad Naciroud-dine al Albany
Qu'Allah lui fasse une abondance de miséricorde

 

Cet article est au format PDF. pour le Télécharger, un clic droit sur le lien en dessous et sélectionner " Enregistrer la cible sous" dans le menu. Choisissez un dossier sur votre disque dur pour le télécharger et  cliquez sur " OK ". 

Téléchargez le fichier PDF Ici. :    

Pourquoi suivons nous les salaf salih ?

Note : Vous aurez besoin d'un lecteur PDF pour lire l'article. Vous pouvez télécharger une version libre et gratuite en cliquant ici
Acrobat Reader

Copyright © Mise En Garde 2001

Par ADMIN
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 9 décembre 2007


 

Shaikh Salim Al-Hilali

 


 
1. L’utilisation du nom « salafi » est-elle une innovation ?

 


Certaines personnes disent : « s'appeler salafi est une innovation parce que du temps du messager (Prières et bénédictions d’Allah sur lui), les compagnons ne se sont pas appelés par cela. »

 


 Réponse : le mot salafi ne s'est pas appliqué au temps du messager (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) et de ses Compagnons parce qu'il n'y avait aucun besoin de cela, puisque les premiers musulmans étaient sur la forme correcte de l'islam. Ainsi il n'y avait aucun besoin du mot salafi, puisqu'ils étaient naturellement sur cette compréhension (correcte) (de l'islam). De la même façon ils parlaient la forme pure de la langue arabe – sans fautes grammaticales et erreurs. Donc les sciences de Nahu, Sarf et Balagha n'ont pas existé jusqu’à ce que les erreurs grammaticales apparaissent. Ainsi, quand ces erreurs grammaticales sont apparues, les sciences qui posent des directives pour la langue sont aussi apparues par la suite.

 


De la même manière, quand sont apparues les divergences et les déviations de la masse des musulmans, le mot salafi a commencé à apparaître en réaction à cela. Et en outre, le messager (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) a donné une indication vers cette compréhension dans le hadith qui annonce que la umma se divisera en sectes, lorsqu’il a dit : « (le groupe qui est sur) ce sur quoi je suis, moi et mes compagnons. »

 


Et quand les groupes islamiques se sont multipliés et que tous ont commencé à prétendre qu'ils suivaient le Qur'an et la Sunna, les savants de la umma l'ont pris à leur compte pour le différencier du reste. Donc ils l'ont appelé : Ahlul-Hadith et les Salaf.

 


C’est pourquoi, le mot salafi se distingue de tous les autres groupes islamiques. Puisqu'il s'attribue à quelque chose qui garantit à ses adhérents qu'ils sont sur la forme correcte de l'islam qui est : Adhérer étroitement à ce sur quoi étaient les compagnons du messager d'Allah (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) - les Muhajiroun, les Ansar et ceux qui les ont suivis dans la bonté. Ceux-ci sont les générations des musulmans qui ont reçu le témoignage et l'affirmation de leur excellence.

 

 

 


2. Il est dit : « pourquoi devons-nous nous réclamer des Salaf quand Allah dit : « lequel vous a déjà nommés musulmans avant (ce livre) et dans ce (livre). » [Sourate Al-hajj : 78]

 

 

 

Réponse : Nous présenterons au noble lecteur un débat court qui est arrivé entre notre Shaikh (c'est-à-dire. Al-Albani), rahimahullah et le professeur 'Abdul-Halim Abu Shaqa, auteur du livre « la libération de la femme pendant le temps de la révélation » :

 


Shaikh : « si l’on vous demande « Quel est votre madhab ? », que direz-vous ? »

 


Abu Shaqa : je dirai : « je suis musulman. »

 


Shaikh : « ce n'est pas suffisant. »

 

 

 

Abu Shaqa : « mais Allah nous a nommés musulmans. » Et ensuite il a récité le verset : : « lequel vous a déjà nommés musulmans avant (ce livre) et dans ce (livre). »  [Sourate Al-hadj : 78] 

 

 

 

Shaikh : « c'est une réponse correcte - si nous vivions pendant la première génération, avant la propagation des groupes. Ainsi si nous devions demander à un musulman aujourd'hui, parmi ces groupes desquels nous divergeons fondamentalement dans le credo, sa réponse ne serait pas différente, tous - le Shi'i, le Rafidi, le Khariji, le Durzi, le Nusairi, le 'Alawi - diraient « je suis musulman. » Donc ce n'est pas suffisant de nos jours. »

 


Abu Shaqa : « si alors je dis : « je suis un musulman sur le Qur'an et la Sunna. »

 


Shaikh : « ce n'est pas aussi suffisant. »

 


Abu Shaqa: « pourquoi pas? »

 


Shaikh : « Pouvez-vous trouvez une personne des gens que nous venons de citer en exemple disant : « je suis un musulman qui n'est pas sur le Qur'an et la Sunna. » Quelle personne dira qu'elle n'est pas sur le Qur'an et la Sunna ? » Alors le Shaikh a commencé à lui expliquer l'importance de cette expression supplémentaire, que nous avons adopté. Et qui est : le Qur'an et la Sunna avec la compréhension des Salaf As-Salih (pieux prédécesseurs).

 


Abu Shaqa : « alors je suis un musulman sur le Qur’an et la Sunna avec la compréhension des Salaf As-Salih (des pieux prédécesseurs). »

 


Shaikh : « ainsi si quelqu'un devait vous demander quel est votre madhab, vous le lui diriez ? »

 


Abu Shaqa : « Oui. »

 


Shaikh : « que penseriez-vous si raccourcissions ceci linguistiquement, car les meilleurs types de discours sont ceux qui sont courts, mais ont beaucoup de significations ? Disons donc (seulement): je suis un salafi. »

 


Abu Shaqa: « je pourrais être poli avec vous et dire oui, mais ma croyance est la même qu’auparavant. Parce que quand les gens entendent dire que vous êtes un salafi, la première chose qui leurs vient à l’esprit est ce qu’ils ont éprouvé de la rudesse de certains des extrémistes parmi les salafis. »

 


Shaikh : « votre supposition est correcte, si vous dites : « je suis un musulman », ne penseront-ils pas que vous êtes un Shi'i ou un Rafidi ou un Durzi ou un Isma'ili, etc ? »

 


Abu Shaqa: « probablement, mais j'aurais suivi le noble verset: ' lequel vous a nommé musulmans. »

 

 

 

Shaikh : « non, mon frère! Vous n'avez pas suivi le verset parce que le verset fait référence à la forme correcte de l'islam. Il est nécessaire que vous parliez aux gens selon leurs niveaux de compréhension – tout le monde comprendra-t-il de vous que vous êtes un musulman selon le sens visé dans le verset ?

 


Et les choses contre lesquelles vous venez d’avertir peuvent être correctes ou peut-être pas, parce que « la rudesse » que vous avez mentionné - peut être trouvée chez quelques individus, mais pas comme une méthodologie de croyance et de connaissance. Donc laissez les individus de côté car nous parlons de la méthodologie. Car si nous disions : 'Shi'i' ou 'Durzi' ou 'Khariji' ou 'Sufi' ou 'Mu'tazili', ces mêmes choses contre lesquelles vous avez averties (c'est-à-dire la rudesse) apparaîtraient d'eux (aussi). 


 


Donc ce n'est pas notre discussion. Nous cherchons un nom qui fournit une indication de la croyance d'une personne, par lequel il adore Allah. »



Shaikh : «  les Sahabas n'étaient-ils pas tous musulmans? »



Abu Shaqa : « bien sûr. »



Shaikh : « mais malgré cela, il y avait parmi eux ceux qui ont volé et ceux qui ont forniqué, mais cela n'a poussé aucun d'entre eux à dire : « je ne suis pas un musulman. » Plutôt sa méthodologie était : il était musulman – croyant en Allah et en Son messager - cependant il contredisait sa méthodologie de temps en temps, car il n'était pas infaillible.

 


Donc, qu’Allah vous bénisse, nous parlons d'un mot qui indique notre croyance, nos idées et notre source de référence dans notre vie qui soit rattaché aux affaires de notre religion, par lequel nous adorons Allah. Et que cette personne soit dure et cette personne clément, est une autre question. »

 


Alors le Shaikh dit : « je veux que vous envisagiez ce mot concis jusqu’à ce que vous ne persistiez plus dans (la seule) utilisation du mot musulman. Et vous savez bien qu’il n'existe personne qui comprendra ce que vous avez l'intention de dire, donc parlez aux gens selon leurs niveaux de compréhension. Et qu’Allah vous bénisse pour votre mise en conformité (avec la vérité). »

 

 


 


Article tiré du site al-manhaj.com


Source : Limadha Akhtartu Al-Manhaj As-Salafi (page. 36-38)


Traducteur : abu maryam isma'il alarcon


Traduit en français par les salafis de l’Est
Par ADMIN
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 29 août 2007
Shaykh Muqbil ibn Hâdî Al-Wâdi’î

Question

 Lorsque quelqu’un apprend la science, il veut transmettre cette science aux gens, mais comment doit se faire la da’wah saine aux gens. Certains disent qu’il faut commencer par les appeler à la prière, d’autres disent qu’il faut se faire aimer et apprécier d’eux en les laissant dans leurs péchés pour ensuite leur expliquer sans pour autant leur parler da la croyance (‘aqîdah) et d’autres choses de l’islam. Si cela est une erreur et que la vérité est d’apprendre aux gens la croyance, alors qu’elle est la meilleure voie pour leur apprendre la croyance ?


Réponse :

La réponse a été donné dans le hadith rapporté par Al-Bukhârî et Muslim, d’après Ibn ‘Abbas le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit à Mu’âdh lorsqu’il l’a envoyé au Yémen :
 « Tu vas aller chez un peuple des gens du Livre, que la première chose à laquelle tu les appelles soit l’attestation qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, s’ils te répondent en cela, informe-les qu’Allah leur a prescrit cinq prières de jour et de nuit, s’ils te répondent en cela, informe-les qu’Allah leur a rendue obligatoire une aumône prise de leurs riches et redistribuée à leurs pauvres, et prends garde à leurs biens, et crains l’invocation de l’opprimé car il n’y a aucun voile entre elle et Allah ».
 C’est par cela qu’il convient de commencer, et c’est la croyance, mais il n’y a pas de mal à être affectueux et se faire aimer des gens, mais il doit le faire à travers la vérité.


S’il voient qu’ils s’enfuient devant cela et qu’ils ne peut les rectifier, je lui conseille de commencer par l’enseignement du Qur’ân, et en enseignant le Qur’ân, il peut parler de certains versets, et s’ils voient qu’il y a du profit en lui ils accepteront ce qu’il dit. S’ils se détourent, qu’ils commencent par le Qur’ân, car le Qur’ân n’est que tawhîd (unicité) comme l’a dit Ibn ul-Qayyim, le Qur’ân est tawhîd,

 informations sur ce qu’Allah a préparé pour les monothéistes comme secours dans ce monde et bienfaits dans l’au-delà, ou des informations sur ce qu’Allah a fait de ceux de ceux qui ont refusé le tawhîd, ou une législation pour les monothéistes. C’est pour cela que le Qur’ân n’est que tawhîd, et lorsque le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a envoyé Mus’ab ibn ‘Umayr à Médine, il a commencé par le Qur’ân, et avec l’aide d’Allah les choses sont devenues plus faciles.


Ensuite, il ne faut pas espérer que tous les gens vont répondre à l’appel, et le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) dit :
« Le Paradis est entouré de contraintes et l’Enfer est entouré de désirs »
 et toi tu te mets entre les gens et bon nombre de leurs désirs. Ce qui compte surtout c’est de patienter, et s’il patiente
Allah dit : « Si vous patientez et que vous craignez, cela fait partie des résolutions fermes ».
Il doit patienter dans l’enseignement, sur le mal qu’on lui fait et sur tout ce qui lui arrive. Allah a éprouvé les savants par les ignorants, et il a éprouvé les ignorants par les savants,
et Il dit : « Et Nous avons fait de certains d’entre vous une épreuve pour d’autres afin de voir si vous patientez ».
 Il est donc nécessaire de patienter dans l’apprentissage, sur le mal, la fatigue, la faim et le dépouillement si vraiment il est préoccupé par la situation des musulmans.


Il n’y a rien de meilleur à cette époque pour l’islam et les musulmans que l’apprentissage, car c’est lorsque les gens se sont détournés de l’apprentissage qu’ils ont suivi n’importe qui. On pend le savant et on dit : « c’est un criminel destructeur », car les masses sont ignorantes, ils ont été dominés par les médias, c’est pour cela qu’il faut patienter et espérer la récompense d’Allah.

 Et « Si Allah guide à travers toi ne serait-ce qu’une seule personne, cela est meilleur pour toi qu’une chamelle rousse ». Si tu patientes dans l’apprentissage des enfants des musulmans, tu en verras les résultats inshâ Allah, tout ce qu’ils feront de bien, tu en recevras la récompense. Muslim rapporte que le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Celui qui appelle vers la guidée aura la même récompense que tous ceux qui la pratiquent, sans enlever quoi que ce soit de leur récompense, et celui qui appelle vers l’égarement aura le même châtiment que tous ceux qui la pratiquent, sans enlever quoi que ce soit de leur châtiment. ».


La da’wah est le degré des prophètes : « Ö prophète ! Nous t’avons envoyé en tant que témoin, annonciateur, avertisseur et prêcheur vers Allah par sa permission et comme un flambeau lumineux », l’appel vers Allah est la fonction des prophètes : « Appelle au sentier de ton Seigneur avec sagesse et bonne exhortation ». De la même manière que nous devons prier, accomplir le pèlerinage et nous conduire comme le prophète (salallahu’ alayhi wasalam), d’après son ordre : « Priez comme vous m’avez vu prier » ou « Prenez de moi vos rites », de même pour la da’wah, nous devons appeler comme l’a fait le prophète (salallahu’ alayhi wasalam). En cela, nous ne choisissons pas les choses au point de d’autoriser aux gens la télévision, le rasage de la barbe, l’exhibition (se dévoiler), les banques usuraires afin qu’ils nous suivent « Tu n’as (Muhammad) aucune part dans l’Ordre (d’Allah) ». Et Allah dit à Son prophète : « Il se peut que tu négliges une partie de ce qui t’est révélé, et que ta poitrine s’en sente serrée » et Il dit : « Ô Messager, transmets ce qui t’est révélé de la part de ton Seigneur. Si tu ne le faisais pas, tu n’aurais pas transmis Son message. Allah te protégera des gens » et Il dit : « Ce n’est pas à toi de les guider, mais c’est Allah qui guide qui Il veut » et Il dit : « Reste sur la vie droite comme on te l’a ordonné » et Il dit : « Et restez sur cette voie droite vers Lui (Allah) ».

Plus grand encore, l’avertissement sévère pour celui qui se détourne et choisit dans la religion d’Allah : « Si Nous voulons, Nous pouvons certes faire disparaître ce que Nous t’avons révélé; et tu n’y trouverais par la suite aucun défenseur contre Nous » « Et si Nous ne t’avions pas raffermi, tu aurais bien failli t’incliner quelque peu vers eux. Alors, Nous t’aurions certes fait goûter le double [supplice] de la vie et le double [supplice] de la mort; et ensuite tu n’aurais pas trouvé de secoureur contre Nous » et Il dit « Nous ne t’avons pas envoyé comme gardien, tu n’es chargé que de transmettre [le message] » et Il dit « Rappelle, car tu n’es là que pour rappeler, et tu n’es pas un dominateur sur eux ». Et ceux qui choisissent dans la religion d’Allah en subiront l’affront devant tous, hier il nous disait : il n’y a pas de mal à raser sa barbe et aujourd’hui il dit : c’est illicite ; hier il nous disait : on peut regarder la télévision et aujourd’hui il dit c’est illicite, ainsi ils perdent tout crédit, et c’est auprès d’Allah que nous cherchons l’aide.

Ce que je veux dire par l’apprentissage, c’est l’ apprentissage dans les mosquées des sciences religieuses, pas l’enseignement dans les écoles mixtes et les universités, et nous avons dit que les musulmans s’étaient détournés de l’apprentissage du Qur’ân, de la sunna et de la science religieuse. Et sur cette question, il y a des globalités et des spécificités.



Question : Si Allah accorde à quelqu’un d’étudier les sciences religieuses et qu’ensuite il revient dans son pays, comment doit-il commencer sa da’wah ?

Réponse : Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit à Abû Mûsâ Al-Ash’ârî et Mu’âdh ibn Jabal : « Annoncez la bonne nouvelle et ne faites pas fuir, facilitez et ne rendez pas difficile, unissez-vous et ne divergez pas », il dit aussi : « Vous n’avez été envoyé que pour faciliter, pas pour rendre difficile » (Al-Bukhârî et Muslim). Et le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Cette religion est facile ». Je veux de toi que tu sois intelligent, s’ils te disent : les wahabites ne font pas de rappel d’Allah et empêchent les gens de le faire, et ils le diront si tu dis aux soufis :
n’aboyez pas comme des chiens ou ne brayez pas comme des ânes (car ils ont des formules de dhikr innovée remplies de polythéisme et d’innovations), je veux que tu fasses un sermon sur les vertus du rappel légal. Ils disent aussi : les wahabites ne prient pas sur le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam), alors je veux de toi que tu fasses un sermon sur les vertus de la prière sur le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam).
Ils disent : les wahabites n’aiment pas la famille du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam), alors je veux de toi que tu fasses un sermon sur les vertus de la famille du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam). Ils disent que les wahabites travaillent pour le gouvernement, je veux alors que tu montres clairement ta da’wah, que tu n’appelles que vers le Livre d’Allah et la sunna de Son Prophète (salallahu’ alayhi wasalam). C’est de cette manière que tu vas améliorer la situation, afin qu’on ne t’attribue pas des choses dont tu est innocent. Si tu fais cela, tu les frapperas avec un fouet.


Un jour le frère Muhammad Jumaydah a rencontré le responsable de la police à Sa’dah et celui-ci lui a dit : « Je vais provoquer des heurts entre Muqbil et les habitants de Sa’dah, car ce sont des chiites ». Le frère Muhammad lui a répondu : « Tu ne le pourras pas ».

 Regardez (le comportement de ce policier), au contraire le responsable doit être comme un père : miséricordieux, soucieux du bien être des gens, alors que ce traître veut monter les gens les uns contre les autres. Si tu as des enfants et que l’un d’entre eux fait des erreurs, vas-tu dire : je vais les monter les uns contre les autres afin d’avoir la paix ?! La louange est à Allah, nous avons beaucoup de sermons sur les vertus de la famille du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam).


Ne sois pas l’instrument d’untel ou d’untel et si tu vois qu’ils veulent t’utiliser contre les frères musulmans alors prend un peu de recul et garde le silence, tu resteras dans le bien, si tu te tais et ne t’occupes que de la science bénéfique tu seras dans le bien, et si tu avertis contre le faux et ses gens, tu seras dans le bien.

Commence par enseigner le Coran et quelques courts hadiths aux enfants, comme : « Le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Coran et l’enseigne », ou « Celui qui rompt son serment n’est pas des nôtres » ou « Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier qu’il dise du bien ou qu’il se taise » ou « Jibrîl n’a cessé de me rappeler le bon comportement avec le voisin, au point que j’ai cru qu’il allait avoir une part d’héritage » ou « Le fort n’est pas le plus fort dans le combat, mais le fort est celui qui domine sa colère ». Il faut leur apprendre ces hadiths qui restent gravés dans la mémoire, ou d’autres hadiths comme ce qu’a dit le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) à ‘Alî ibn Aî tâlib : « Ne laisse pas une tombe surélevée sans la niveler et ne laisse pas une image sans la déchirer ». Tu ne sais pas, avec l’aide d’Allah il se peut que tu éduques un groupe qui te suivra doucement, et je te conseille d’aller doucement. Si tu vois que tes ennemis se mettent en colère, alors attends un peu, car leur colère est comme l’eau qui déborde, mais toi ta da’wah continuera.


Après quelques temps passés parmi eux, sans que nous le sachions, notre compagnon a rasé sa barbe, il fume et s’est décomposé : « Qu’est-ce que tu as ? » il dit : « par Allah, ils ne m’ont pas répondu, j’ai parlé avec eux, ils m’ont suivi mais n’ont pas accepté ». Il t’est obligatoire de patienter : « Ö vous les croyants ! Patientez et enjoignez-vous la patience, luttez constamment et craignez Allah afin que vous réussissiez ». Ainsi, il se peut que tu arrives dans un assise et qu’on te dise : « Bienvenue, quel est ton avis sur Mu’awiyah ? » Ce qu’ils veulent c’est te faire perdre ton temps, et ils ont des sujets bien plus grave encore que de critiquer Mu’awiyah : se frotter de la terre des morts, insulter le compagnons…
 Ou alors ils te demandent : quel est ton avis sur le qat (drogue très répandue au Yémen) ? Afin de te faire perdre ton temps à savoir si cela est licite ou illicite. Toi, si tu parles, tu dois le faire dans les sujets qui sont profitables, clairs comme le fait de se frotter sur la terre des morts ou de les invoquer, l’alliance avec les musulmans et le désaveu des mécréants. Je te conseille d’aller doucement, le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) est resté 13 ans à la Mecque et deux ans à Médine avant qu’on le lui permette de jihad « On a permis à ceux qui sont attaqués de se défendre, car ils ont subit une injustice et Allah est certes capable de les secourir ». Ne dis donc pas : si je patiente sur ce point cela sera une défaite pour la da’wah. Non, je veux que tu attendes et attendes, n’engage pas la da’wah dans le combat, ne suis pas tes passions car ce sont peut être elles qui veulent gagner. »


  • Ghâratul-Ashritah 2/378

Question : Vous avez dit que nous devions appeler comme l’a fait le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam), mais shaikh Al-Albânî dit : il est possible d’innover (yajtahid) dans la da’wah tant que cela n’est pas contraire au Qur’ân et à la sunna ?

Réponse : Oui, cela peut être permis, mais le mieux est de suivre le messager d’Allah (salallahu’ alayhi wasalam). Lorsque je dis que nous ne choisissions pas (mufawidhûn) je veux dire que nous ne rendons pas licite une chose qu’Allah a interdit sous prétexte d’un bienfait pour la da’wah, et nous n’innovons pas dans la religion sous prétexte d’un bienfait pour la da’wah, nous ne laissions pas une obligation sous prétexte d’un bienfait pour la da’wah.
Et si on trouve quelque chose de permis, alors cela est permis. Par exemple si tu vois qu’entre deux choses (licites) les gens en fuient une, tu dois pratiquer celle qui ne fait pas fuir les gens, par exemple : la prière avec les chaussures est recommandée et elle est meilleure que de ne pas prier avec les chaussures, mais si cela fait fuir les gens, il ne faut pas que tu pries avec tes chaussures. Et l’aide est auprès d’Allah.


Ghâratul-Ashritah 2/434-437

[C’est une grossière erreur que shaykh Salih Al-Shaikh a également signalée : celle de beaucoup de frères qui veulent toujours en faire plus ou faire autrement pour montrer leur attachement à la sunna, mais en faisant cela ils font fuir les gens. Le shaykh a donné l’exemple du fait de lever les mains en étant assis, il ne convient pas de le faire parmi des gens qui ne connaissent pas cette sunna.

Shaykh muqbil parle également du fait de saluer en suivant l’imam dès le premier salut, puisqu’il y a un largesse sur cette question et qu’il est permis de saluer même après le deuxième, il faut faire comme font les gens. C’est une règle qui est très connue chez les savants (beaucoup moins chez les ignorants) qui consiste à laisser un acte recommandé pour unir les musulmans, de la même manière que le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) n’a pas reconstruit la Ka’bah sur sa taille réelle afin de préserver l’unité des musulmans.]


Question : Si nous regardons autour de nous, nous voyons que la plupart de nos proches sont parmi les pervers car certains d’entre eux ne font pas la prière et ils disent : le moment du repentir n’est pas venu. Ce n’est pas par moquerie et ils pensent vraiment se repentir mais ils justifient cela par les difficultés de l’époque, les tentations et les désirs.

Mais ils aiment ce qui s’accrochent (multazimûn) à la religion et ils les défendent, et lorsqu’on leur rappelle, ils se taisent mais ils ne mettent pas en pratique par faiblesse. Si la situation est ainsi, dois-je rompre les liens, alors que je sais qu’ils aiment et espèrent revenir vers Allah sans pour autant combattre leur âme. Et dois-je me voiler devant eux ?


Réponse : La société est ainsi, l’aide est auprès d’Allah et nous Lui demandons qu’Il nous pardonne à tous ainsi qu’à eux. Il faut les conseiller et leur dire de ne pas regarder l’état de la société (pour justifier leurs fautes), car le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « L’adoration en période de troubles est comme une émigration vers moi » (Muslim) et Allah dit : « ö vous les croyants, repentez-vous tous sincèrement à Allah ». Le musulman ne doit pas suivre cette société ignorante dans laquelle il vit, car cette une société ignorante qui ne juge pas par le Livre d’Allah et la sunna de Son Messager (salallahu’ alayhi wasalam), ce qui ne veut pas dire qu’elle soit mécréante, sauf pour celui qui abandonne la prière car l’avis authentique des savants est qu’il est mécréant.

Mais faut-il rompre les liens avec eux ou non ? Ce que je te conseille c’est de les appeler à Allah et ne pas briser ces liens, car cela ne donnera probablement rien de bon. Mais si on sait qu’en rompant les liens ils reviendront vers Allah, alors il faut le faire. Au contraire, si on sait que cela ne vas faire qu’augmenter le refus, leur rejet et leur éloignement de la religion,
alors il ne faut pas rompre les liens avec eux, et nous sommes à une époque où nous nous plaignons auprès d’Allah, et il nous faut nous accrocher au Qur’ân et à la sunna. Et nous sommes comme les Prophètes qui diront : « Ma personne, ma personne, ma personne » (lors de l’intercession). L’individu doit donc se soucier d’aborde de lui-même et ensuite appeler à Allah dans la mesure de ses possibilités. Je ne dis pas qu’il doit se retirer, car il n’est pas permis de s’isoler de la société qui aime le bien, mais nous devons réunir entre l’isolement et la da’wah.


Comment faire ? Nous nous éloignons des mauvaises réunions et nous appelons à Allah car Allah nous l’a ordonné : « Qu’il y ait  parmi vous un groupe qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable, et ce seront eux qui réussiront. ». Mais nous devons choisir les assises des pieux, ceux qui vont nous aider dans le bien, préservé de la tentation s’il s’agit d’une femme,

car le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « L’homme est sur la religion de son ami, regardez donc bien qui vous prenez comme ami », et il dit aussi comme il est rapporté dans Al-Bukhârî et Muslim « La bonne compagnie et la mauvaise compagnie sont semblables au parfumeur et au forgeron. Le parfumeur, soit il te réjouira, soit tu lui achèteras du parfum, soit tu profiteras de sa bonne odeur. Quant au forgeron, soit il brûle tes habits, soit tu subiras sa mauvaise odeur ». Je conseille à la femme pieuse de faire son possible pour être dans les assises des femmes pieuses, en cela sa foi, sa science et sa clairvoyance grandiront, de même pour les hommes. Il se peut que les mauvaises assises amènent l’individu en Enfer, et le secours est auprès d’Allah. Allah dit à propos des gens du paradis :


« Puis les uns se tourneront vers les autres s’interrogeant mutuellement. L’un d’eux dira : “J'avais un compagnon qui disait : “Es-tu vraiment de ceux qui croient ? Est-ce que lorsque nous mourrons et serons poussière et ossements, nous aurons à rendre des comptes ? ” Il dira : “Est-ce que vous voudriez regarder d’en haut ? ” Alors il regardera d’en haut et il le verra en Enfer, et dira : “Par Allah ! Tu as bien failli causer ma perte ! Et sans le bienfait de mon Seigneur, j'aurais certainement été du nombre de ceux qu’on traîne [au supplice] ».

C’est pourquoi nous devons rester dans les assises des pieux et nous éloigner des pervers et des semeurs de troubles. Quant à la question : doit-elle se voiler devant eux ? Non, elle n’a pas à se voiler devant eux s’ils sont parmi ses mahram (hommes qu’elle ne peut épouser), comme son frère, son fils… »

Ghâratul-Ashritah 2/473-474

Question : Est-ce que tous les ikhwân et tablîgh sont ruinés (perdants, muflis).

Réponse : Non, il y a parmi eux des jeunes qui sont bons et aiment la sunna, ils ne suivent les ikhwan que parce qu’ils croient qu’ils sont sur la vérité et qu’ils sont mieux guidés »

Ghâratul-Ashritah 2/379

Question : Comment doit se comporter l’étudiant en science  avec les individus des groupes dits islamiques comme al-ikhwân al-muslimîn ou jamâ’at tablîgh ?

Réponse : Il agit avec eux en les appellant à Allah et ils sont ceux qui méritent le plus qu’on leur fasse da’wah car ils sont trompés et pensent que jama’at tablîgh ou al-ikwân sont sur le chemin droit. Je conseille tout frère a s’appliquer à montrer et exposer la vérité, car Allah dit : « Et dis-leur (seul à seul) des paroles convaincantes » et Il dit : « Il n’y a rien de bon dans la plus grande partie de leurs conversations secrètes, sauf si l’un d’eux ordonne l’aumône, le bien, ou la réconciliation entre les gens. Et quiconque le fait, cherchant l’agrément d’Allah, Nous lui accorderons une récompense énorme ». Il est important que tu te mélanges à eux et que tu les appelles à Allah, mais il faut faire attention que tu ne leur serves pas de vitrine face aux gens, ils te diront : nous voulons que tu fasses une conférence sur elle station (radio ou télé),
mais en fait ils veulent dire aux gens : untel est avec nous, et grâce à toi ils vont attirer les jeunes, ou bien ils te diront : nous voulons que tu fasses une conférence dans telle mosquée. Mais si tu sais que tout ce qu’ils veulent c’est attirer les jeunes, alors n’y répond pas, tourne toi vers la science profitable, l’apprentissage, l’enseignement même s’il ne reste avec toi qu’un petit groupe de gens, et même s’il ne reste personne avec toi, apprends ce que tu peux du Qur’ân, de la sunna, de la langue arabe et des sciences.


Il y a une technique (de chasse) que beaucoup de prêcheurs ont utilisé contre les jeunes crédules, oui, je dis crédules même si je sais qu’ils n’apprécieront pas, mais qu’importe. Ce prêcheur se lève et dit : « jihad ! jihad ! Ô serviteurs d’Allah ! » Et ces pauvres jeunes qui détestent les lois du gouvernement, et nous les détestons tous, se lèvent et se regroupent autour de lui, et ils disent :

 « ça c’est un prêcheur véridique et sincère ». Et lui ne sait que parler en disant : tel gouverneur ceci, tel gouverneur cela. Ainsi ils ont écarté les jeunes de la science profitable, et nous nous poursuivons comme nous pouvons, nous continuons dans la recherche de la science, mais quant à faire du jihad un moyen de tromper les jeunes ou un moyen pour qu’ils se regroupent autour de nous, alors non. Un jeune de Muhawayt a dit : Les ikhwâns viennent un soir et disent : jihad ! jihad ! Et nous nous levons au matin comme des kamikazes et le lendemain ils nous font une pièce de théâtre qui dissout toute cette fougue… »


Question : Est-il obligatoire d’avertir les jeunes qui ne penchent pas vers ces groupes contre les jeunes qui penchent vers eux ?

Réponse : Il faut avertir contre la da’wah des ikhwân et de tablîgh, mais les jeunes qui pensent que jama’at tablîgh est sur la vérité, tu dois les appeler et leur apprendre, même si tu dois mettre de côté cette question et ce jusqu’à ce qu’ils sachent et qu’ils apprennent, ainsi ils le laisseront d’eux-mêmes.

 De même pour les jeunes qui ne savent pas ce qu’est vraiment jama’at al-ikhwân. Si tu peux leur apprendre le Livre d’Allah et la sunna du Messager (salallahu’ alayhi wasalam), cela est une bonne chose. Mais si ces groupes voient que tu n’es pas sincère avec eux, ils retireront leurs enfants de ton entourage, et cela arrive, comme l’a dit Sa’îd Hawâ (une têtes des ikhwâns) dans certains de ses livres : Il faut éloigner nos enfants des savants qui combattent notre da’wah jusqu’à ce qu’ils restent seuls…


Ghâratul-Ashritah 2/88-90

Remarque : Des frères nous ont signalé que certains prenaient les fatawas que nous avons traduits sur Al-Hajr ou sur les relations avec les groupes égarés pour dire qu’il était permis de se mélanger sans compter à eux. Cela est faux et est loin de ce que les savants ont dit. Nous publions ces fatawas pour montrer clairement qu’il y a une différence entre la da’wah des ikhwân et un frère qui peut pencher vers ce groupe.
Ce n’est pas parce qu’il penche vers eux qu’il est le Diable ou qu’il faille le regarder de travers ou ne pas lui passer le salam. Tous les membres des groupes ne sont pas mauvais, la preuve beaucoup en sont revenus et Allah dit : « Ainsi étiez-vous, puis Allah vous accordé Son bienfait ». Et dans la majorité des cas, cela tourne aux conflit de personnes nous n’avons pas suivi la voie dans la da’wah que le shaykh a exposé. Qui s’est assis pour enseigner le Qur’ân et la sunna (encore faut-il l’avoir appris) ? Qui a patienté ? Qui a parlé en secret et avec douceur à son frère, à sa sœur ?


C’est volontairement que nous avons beaucoup cité shaykh Muqbil dans nos derniers articles, surtout parce que beaucoup pensent que le shaykh était dur et que c’est cela la voie à suivre, ainsi ils mentent sur lui. Pourquoi ? Car ils ont (le plus souvent) seulement entendu parler de shaykh Muqbil et de ses mises en garde contre les groupes, et si cela fait partie de sa da’wah, elle ne se limite pas à ça, au contraire ! C’est en raison de sa grande science et de l’effet de sa da’wah qui continue jusqu’à aujourd’hui et dont beaucoup ont pu voir les fruits de leurs yeux, que ce soit à Dammaj ou ailleurs.

 Celui qui lit les livres de shaykh Muqbil, écoute ses cassettes, interroge ses étudiants ou même les gens, verra que c’est avant tout la grande science et la sagesse qui sont remarquées chez lui. Et c’est par ces deux armes, qui sont les armes des prophètes, que la da’wah du shaykh s’est propagée. Il faut savoir que lorsque shaykh Muqbil est revenu au Yémen, à Dammaj il n’y avait rien, pas de centre, pas de jama’ah, seulement un petit village yéménite. Mais le shaykh n’est pas arrivé les mains vides, son bagage : des années de science prise auprès des savants au cours de ses nombreux voyages, et à force de patience, de sagesse, La da’wah de shaykh Muqbil s’est propagée au Yémen, puis partout dans le monde. Et lorsqu’on l’interroge sur les causes de ce succès il répond :


« Ce que je crois c’est que c’est une chose qu’Allah a voulu et qu’il a prédestiné, et cela n’est pas dû à ma science, mon courage ou ma clairvoyance dans la da’wah. Parfois je peux me quereller, et Allah a quand même fait que les gens m’ont aimé et ce bienfait ne vient que d’Allah, cela ressemble à sa parole : « Et lorsque tu lançais (une poignée de terre), ce n’est pas toi qui lançais : mais c’est Allah qui lançait » Allah sait que je n’ai pas pris Dammaj comme une base pour propager la da’wah, mais je suis venu là pour me cacher, nous avons voulu une chose et Allah a voulu son contraire… 

Il n’y a pas une calamité qui soit arrivée sans que ce soit en fait un bien pour la da’wah. Et la plupart venaient de responsables (de groupes et partis) qui se plaignaient en disant : « Qui tuera Al-Wâdi’î afin que nous puissions être en paix ! » Masâkîn ! Que vous a fait Al-Wâdi’î si ce n’est qu’il met sa main droite su sa main gauche dans la prière, qu’il lève ses mains pour le takbîr. Al-Wâdi’î ne rend pas licite votre sang, vos biens, votre honneur, il ne fait que rester dans sa mosquée et enseigne le Qur’ân et la sunna, car il a vu que ces écoles ne donnaient pas de savants, alors il est resté dans sa mosquée pour enseigner le Qur’ân et la sunna…

Ce sont eux (le ennemis de la da’wah) qui ont répandu la sunna, et si nous pouvions les remercier nous le ferions. (Comment ?) En voulant cacher la vérité ils disent : wahabites ! wahabites ! Quelqu’un vient alors pour voir qui sont ces wahabites et ils les trouvent en train d’étudier Ryâdh As-Sâlihîn, Sahîh Al-Bukhârî

, d’appendre le Qur’ân, d’accomplir la prière à son heure, chacun s’occupant de soi-même et pas des on-dit. Cet homme leur dit alors : par Allah c’est cela la religion de la vérité et combien de gens sont venus ici (pour voir) et ont été guidés à la vérité… »

 
Ghâratul-Ashritah 1/214-216

Voilà la da’wah de shaykh Mubqil, la da'wah d'Ahl Sunna "Ceux qui sont plus plus savants des gens et les plus miséricordieux envers les créatures" : science, sagesse, patience.

Traduit par les salafis de l’Est

Par ADMIN
- Voir les 0 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés