Cheikh `Abdel-`Azîz Ibnou Bâz
الحاكمون بغير ما أنزل الله
سؤال : هل يعتبر الحكام الذين يحكمون بغير
ما أنزل الله كفارا ، وإذا قلنا : إنهم مسلمون ، فماذا نقول عن قوله تعالى : وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولَئِكَ هُمُ
الْكَافِرُونَ
جواب : الحكام بغير ما أنزل الله أقسام تختلف أحكامهم بحسب اعتقادهم
وأعمالهم . ، فمن حكم بغير ما أنزل الله يرى أن ذلك أحسن من شرع الله فهو كافر عند جميع المسلمين ، وهكذا من يحكم القوانين الوضعية بدلا من شرع الله ويرى أن ذلك جائز ولو قال : إن تحكيم الشريعة أفضل
فهو كافر لكونه استحل ما حرم الله . .
أما من حكم بغير ما أنزل الله اتباعا للهوى أو لرشوة أو لعداوة بينه وبين المحكوم عليه أو لأسباب أخرى وهو يعلم أنه عاص
لله بذلك ، وأن الواجب عليه تحكيم شرع الله فهذا يعتبر من أهل المعاصي والكبائر ويعتبر قد أتى كفرا أصغر وظلما وفسقا أصغر كما جاء هذا المعنى عن ابن عباس رضي الله عنهما وعن طاووس وجماعة من السلف
الصالح وهو المعروف عند أهل العلم ، والله ولي التوفيق .
Question :
Est-ce que les dirigeants qui jugent avec autre chose que ce qu'Allah a révélé sont considérés mécréants
?
Et si nous disons " ils sont musulmans ", alors que faire de la parole d'Allah le
Très-Haut : " Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a révélé , les voilà les mécréants " ? (Sourate 4 ; Verset 44)
Réponse :
Ceux qui jugent par autre chose que ce qu'Allah a révélé sont de plusieurs catégories, dont le jugement dépend de leurs croyances et de leurs actions.
Donc, celui qui juge par autre chose que ce qu'Allah a révélé, en considérant cela comme
meilleur que la législation d'Allah est considéré mécréant par la totalité des musulmans.
Et ainsi que celui qui juge par les lois fabriquées par les hommes pour changer la législation d'Allah et qui considère cela permis, même s'il dit que
l'application du jugement de la législation islamique est meilleur alors il est mécréant, du fait qu'il a rendu permis ce qu'Allah a interdit.
Quant à celui qui juge par autre chose que ce qu'Allah
a révélé, en suivant ses passions, ou par corruption (pot-de-vin), ou pour une haine existante entre lui et celui sur qui il applique son jugement, ou pour d'autres raisons que cela, tout en
sachant que par cela il est pécheur envers Allah et que l'obligation est d'appliquer les jugements de la législation d'Allah, alors celui-là est considéré comme faisant parti des pécheurs et de
ceux qui commettent les grands péchés.
Et il est considéré comme ayant commis une petite mécréance (koufr asghar), ainsi qu'une petite injustice (dhoulm asghar) et une petite perversion (fisq asghar),
comme cela a été expliqué par Ibn 'Abbas -radiya Allahou 'anhouma- par Tawous et par un groupe parmi de pieux prédécesseurs, et c'st ce qui est connu par les gens de science.
Sources : http://www.binbaz.org.sa/last_resault.asp?hID=104
Cheikh Mohammad Ibn Salâh Al-`Otheymîne
Question :
Voilà, j'aimerais au début de cette rencontre connaître les caractéristiques du fait de juger avec autre chose que ce qu'Allah a révélé.
Réponse :
Juger avec autre chose que ce qu'Allah a révélé se divise en deux catégories :
Première catégorie : annuler la loi d'Allah pour y mettre à la place une autre loi venant du taghout, dans
le sens qu'il annule le jugement avec la législation islamique entre les gens et qu'il le remplace par une loi créée par l'être humain. Comme ceux qui enlèvent les lois de la législation islamique
régissant les échanges entre les gens et les remplacent par des lois fabriquées. Cela est sans aucun doute un remplacement de la législation d'Allah Le Très-Haut par autre chose, et c'est une
mécréance qui fait sortir de la religion. Car cet individu s'est mis à la place du Créateur puisqu'il a jugé entre les créatures d'Allah avec ce qu'Allah ne permet pas, et même pire que cela car il
a jugé avec ce qui contredit la législation d'Allah. Et il en a fait la loi tranchant entre les gens. Et Allah a appelé cela une association [ shirk ] dans sa parole : " Ont-ils des associés qui leur ont légiférés à partir de la religion ce qu'Allah n'a pas permis ".
Deuxième catégorie : les lois d'Allah restent comme elles sont et ce sont elles qui dirigent, le pays est
gouverné par elles mais vient un gouverneur et il juge en contradiction avec ce qu'imposent les lois. Il juge avec autre que ce qu'Allah a révélé .
Ce cas là se divise en trois situations différentes :
1. La première situation est qu'il juge avec autre chose que ce qu'Allah a révélé en croyant que cela est meilleur que la loi d'Allah et plus bénéfique pour les serviteurs d'Allah, ou croyant que
c'est identique à la loi d'Allah, ou qu'il croit que juger avec des lois autres que celles d'Allah lui est permis. Ceci est une mécréance par laquelle le gouverneur sort de la religion car il n'a
pas agréé la loi d'Allah et ne l'a pas rendue juge entre les créatures d'Allah.
2. La deuxième situation est qu'il juge avec autre chose que ce qu'Allah a révélé en croyant que la loi d'Allah est meilleure et plus bénéfique pour Ses créatures mais il en est sorti [ de la loi ]
et il sent qu'il est éloigné d'Allah mais il veut opprimer et être injuste envers celui qu'il gouverne, à cause d'une haine existante l'un envers l'autre. Donc il a juger avec autre chose que les
lois d'Allah ni par dégoût des lois d'Allah, ni pour les remplacer, ni en croyant que le jugement qu'il a rendu est meilleur ou égal au jugement d'Allah et ni en croyant qu'il a le droit d'utiliser
ses lois. Mais il a jugé avec autre chose que ce qu'Allah a révélé dans le but de nuire à celui qui est gouverné.
Donc dans ce cas on ne dis pas que le gouverneur est mécréant mais on dit qu'il est injuste, tyran et oppresseur.
3. La troisième situation est qu'il juge avec autre chose que ce qu'Allah a révélé en croyant que la loi d'Allah est la meilleure et la plus bénéfique pour Ses créatures et qu'il est pécheur envers
Allah par ce jugement, mais il a jugé à cause d'une passion en lui-même, pour en tirer un profit personnel ou pour celui d'un tiers, alors cela est une perversion [ fisq ] et une sortie de
l'obéissance à Allah
Et selon ces trois situations descend la parole d'Allah selon les trois versets :
-1 " Et celui qui ne juge pas avec ce qu'Allah a révélé alors ce sont eux les mécréants " et cela correspond à la 1ère situation.
-2 " Et celui qui ne juge pas avec ce qu'Allah a révélé alors ce sont eux les injustes " et cela correspond à la 2ème situation.
-3 " Et celui qui ne juge pas avec ce qu'Allah a descendu alors ce sont eux les pervers " correspond à la 3ème situation.
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Sources : site al athar
Cheikh `Abdel-`Azîz Âl-Cheikh
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Sources : site al athar
Cheikh Salâh El-Fawzâne
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Sources : site al athar
Cheikh `Abdel-`Azîz Radjihî
Question :
Quel est l'avis de Shaykh Ben Baz
concernant le fait de rendre mécréant celui
qui abandonne le jugement avec les lois d'Allah ?
Et est-ce que sa parole ainsi que celle d'Al Albani
et de Mohammed Ibnoul
Othaymine
sont des paroles de Mourji-ah contemporains ?
Réponse :
Non, ce n'est pas la parole des Mourji-ah contemporains.
Le jugement avec autre chose que ce qu'Allah a révélé nécessite des explications en détails.
S'il juge avec autre chose que ce qu'Allah a révélé en croyant que ce (le jugement d'Allah) n'est plus valable pour notre époque, alors il fait parti des personnes les plus mécréantes.
C'est une mécréance énorme.
Quand il juge avec autre chose que ce qu'Allah a révélé en croyant que la Shari'ah n'est pas adaptée à notre époque mais que ses propres lois sont adaptées à notre époque, celui-là est mécréant
sans aucun doute.
Le 2ème cas : Quand il juge avec autre chose que ce qu'Allah a révélé en croyant qu'il a le choix entre le jugement avec les lois humaines et entre
le jugement avec ce qu'Allah a révélé, et qu'ils sont équivalents, celui-là est mécréant, à l'unanimité.
Le 3ème cas : Il juge avec autre chose que ce qu'Allah a révélé en croyant que le jugement d'Allah est meilleur que le sien mais qu'il a le droit de
juger avec ses propres lois.
Celui-là aussi est mécréant, à l'unanimité.
Car il a déclaré que le jugement avec autre chose que ce qu'Allah a révélé est permis alors que cela est interdit, et que cela est connu sans avoir besoin de preuves.
Comme celui qui déclare que la fornication est licite et qui dit "je n'ai pas fait de fornication", ou celui qui déclare que l'usure est licite et qui dit "je n'ai pas pratiqué l'usure".
Donc également, celui qui déclare que le jugement par ses propres lois est autorisé, même s'il reconnaît que le jugement avec la Shari'ah est meilleur il devient mécréant à l'unanimité.
Voilà 3 cas.
Le 4ème cas : Celui qui juge avec les coutumes, les habitudes. Tel le bédouin qui juge avec des coutumes ancestrales. Ceci est de la grande
mécréance.
Le 5ème cas : Celui qui change la Shari'ah de la tête aux pieds, car il modifie la Shari'ah entière dans toutes les affaires de l'état, du début à
la fin, de la tête aux pieds.
Et certains savants ont choisi cet avis, en le considérant mécréant car il a changé la religion.
Et Al Hafidh Ibn Kathir
a expliqué cela, ainsi que Shaykh Mohammed Ibn Ibrahim
le moufti
dans son livre "Tahkimoul Qawanin".
Cependant, d'autres ont dit qu'il était nécessaire d'apporter les preuves au gouverneur car il peut être ignorant ou avoir des ambiguïtés (shoubha).
Et shaykh Abdoul Aziz Ibn Baz
et shaykh Mohammed Ibnoul Othaymine
étaient de cet avis.
Ceci est le 5ème cas, qui consiste à le considérer mécréant car il a changé la totalité de la religion, de la tête aux pieds.
Et ceci, c'est quand il change toutes les affaires de l'état.
Mais si c'est dans une partie ou dans certains domaines, alors là, non.
Et certains parmi eux disent qu'il faut lui établir la preuve (iqamatoul houjja).
Question :
Quel est votre conseil envers ceux qui disent que ces imams (shaykh Ben Baz, shaykh Al Albani et shaykh Al Othaymin) sont des Mourji-ah ?
Réponse :
Je leur conseille de se repentir devant Allah 'Azza Wa Jal ,et d'apprendre la science avant de parler.
Il leur incombe d'apprendre la science avant de parler.
Il faut qu'ils se repentent devant Allah 'Azza Wa Jal pour ce qui est sorti de leur bouche. Et qu'ils retiennent leur langue contre le fait de parler sans science, car parler sans science à propos
d'Allah est un des grands péchés, et Allah l'a placé au-dessus de l'association (shirk) :
"Dis : Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes tant apparentes que cachées, de même que le péché, l'agression sans droit,
d'associer à Allah ce dont il n'a descendu aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas." (Sourate 7 ; Verset 33).
Cela comprend l'association (shirk) et ce qui n'est pas de l'association, car cela fait parti de ce que shaytan veut (que l'on fasse) :
"Oh gens ! Mangez ce qui est licite et bon parmi ce qui se trouve sur la terre, ne suivez point les pas du diable car il est vraiment pour vous un ennemi déclaré. Il ne vous commande que le mal et
la turpitude, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas." (Sourate 2 ; Versets 168-169).
Cela fait parti de ce que le diable ordonne.
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Sources : site al athar
Ceux qui ne jugent pas par ce qu'Allah a
révélé
Par l’imam Muhamad Nasir-Din Al-Albani
La raison de la révélation du verset « Et ceux qui ne
jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre… » et que cela se réfère au kufr dans l'action pas dans la
croyance.
2552- Certes Allah a révélé : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants (kafirun) », « les voilà les injustes (dhalimun)», « les voilà les pervers (fasiqun) ». Ibn ‘Abbas a dit : « Allah les a révélés
en ce qui concerne deux groupes des juifs dont l’un avait dominé l'autre au point qu'ils ont consenti et reconnu que pour chaque personne que la tribu victorieuse (Al-‘Aziza) avait tué
de la tribu vaincue (Ad-Dhalila) alors la rançon était de 50 wasq (unité de poids) et que pour chaque personne que la tribu vaincue avait tué des victorieux alors la rançon
était de 100 wasq et ils sont restés dans cet état jusqu’à ce que le prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) arrive à Médine. Ensuite, les deux tribus ont été vaincues et ce jour
ils ne l'ont pas combattu à cause du traité de paix. Puis, la tribu vaincue a tué une personne de la tribu victorieuse et la tribu victorieuse a envoyé quelqu'un exigeant 100
wasq.
Donc la tribu vaincue a dit : « Est-il possible que ces deux personnes aient la même religion, la
même généalogie, la même ville et que la rançon pour certains d'entre eux soit la moitié de celle des autres ? Nous vous donnions cette rançon en raison de votre injustice envers nous et
maintenant que Muhammad (salallahu ‘alayhi wa sallam) est venu, nous ne vous donnerons pas cela. » Ainsi une guerre a presque commencée entre eux et ensuite ils ont consenti à ce
que le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) juge entre eux.
Alors la tribu victorieuse a dit : « Par Allah, Muhammad ne vous donnera pas deux fois la somme de
ce que nous leur avons donné car ils (la tribu vaincue) ont dit vrai, ils ne nous ont donné cette rançon que comme une injustice de notre part et en raison de notre pouvoir sur eux. Envoyez
secrètement quelqu'un à Muhammad qui puisse vous informer de son avis, s'il vous donne ce que vous voulez, consentez à le faire arbitrer et s'il ne le fait pas, alors garde et ne consentez pas à
le faire arbitrer. » Donc, ils ont envoyé certaines personnes parmi les hypocrites à Muhammad (salallahu ‘alayhi wa sallam). Quand le messager d'Allah est venu, Allah l'a informé de
leur affaire et de ce qu'ils désiraient et Il, Azza wa Jall, a révélé :
« Ô Messager ! Que
ne t’affligent point ceux qui concourent en mécréance; parmi ceux qui ont dit : “Nous avons cru” avec leurs bouches sans que leurs cœurs aient jamais cru et parmi les Juifs qui aiment bien
écouter le mensonge et écouter d’autres gens qui ne sont jamais venus à toi et qui déforment le sens des mots une fois bien établi. Ils disent : “Si vous avez reçu ceci, acceptez-le et si vous ne
l’avez pas reçu, soyez méfiants”. Celui qu’Allah veut éprouver, tu n’as pour lui aucune protection contre Allah. Voilà ceux dont Allah n’a point voulu purifier les cœurs. A eux, seront réservés,
une ignominie ici-bas et un énorme châtiment dans l’au-delà. Ils sont attentifs au mensonge et voraces de gains illicites. S'ils viennent à toi, sois juge entre eux ou détourne toi d’eux. Et si
tu te détournes d’eux, jamais ils ne pourront te faire aucun mal. Et si tu juges, alors juge entre eux en équité. Car Allah aime ceux qui jugent équitablement. Mais comment te demanderaient-ils
d’être leur juge quand ils ont avec eux la Thora dans laquelle se trouve le jugement d’Allah ? Et puis, après cela, ils rejettent ton jugement. Ces gens-là ne sont nullement les croyants. Nous
avons fait descendre le Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des
Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne
jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants. Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les
blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des
injustes. Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l’évangile, où il y a guide et lumière, pour
confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux. Que les gens de l’évangile jugent d’après ce qu’Allah y a fait descendre. Ceux qui ne jugent pas
d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers. » [sourate Al-Mai’da :41-47]
Alors il (ibn ‘Abbas) a dit : « Par Allah ils ont été révélés en ce qui concerne ces deux
(tribus Juives) et c’est eux qu'Allah, Azza wa Jall a désigné (dans ces versets) » Rapporté par Ahmad (1/246), At-Tabarani dans Al-Mu'jam Al-Kabir
(3/95/1) d’après ‘Abd ar-Rahaan ibn Abi Az-Zinad d’après son père 'Ubaid Allah ibn ‘Abdallah ibn Utba ibn Mas'ud d'après Ibn ‘Abbas qui a dit : et il a mentionné le hadith.
Et dans Ad-Durar Al-Manthur (2/281), As-Suyuti a attribué le hadith à Abû Dawud, ibn Jarir, ibn
Al-Mundhir, Abu As-Shaykh, ibn Mardawiya d'après ibn ‘Abbas. Et il est dans le tafsir d'ibn Jarir (10/352) sous cette forme mais il ne mentionne pas ibn ‘Abbas dans son
isnad.
Et chez Abû Dawud (3576) est rapporté (le hadith à propos de) la révélation des trois versets
spécifiquement pour les Juifs de Quraidha et Nadhir, contredisant ce qui peut être compris de la parole d'ibn Kathir dans son tafsir (6/160) après avoir rapporté cette
longue narration d'Ahmad : « et Abû Dawud rapporte quelque chose de semblable au hadith d'ibn Abi Az-Zinad d’après son père. »
Et l'auteur de Ar-Rawd Al-Basim fi Ad-Dhab As-Sunna Abi Al-Qasim cite de lui (ibn Kathir) qu'il
a déclaré l'isnad hassan. Et je n'ai pas vu cela dans son livre At-Tafsir, peut-être cela est-il dans ses autres travaux.
Et déclarer ce hadith hassan est ce que les principes de cette science noble dictent sur ce qui
touche à 'Abd-Ar-Rahman ibn Abi Az-Zinad et il est comme Al-Hafidh (ibn Hajar) a dit : « véridique, sa mémoire a changé/diminué quand il s'est déplacé à Baghdad et il était un
faqih »
Et la parole d'Al-Haythami (8/16) : « et des (narrations) similaires sont rapportées par Ahmad
et At-Tabarani et elles contiennent ‘Abd Ar-Rahman ibn Abi Az-Zinad et il est da'if et il a été déclaré digne de confiance et les narrateurs restants d'Ahmad sont dignes de
confiance. »
Je dis : Sa parole « il est da'if et il a été déclaré digne de confiance » n'est pas
bonne, parce qu'il a déterminé que l'avis qu'il est da'if est plus fort que l'avis qu'il est digne de confiance. Et la vérité est qu'il est au milieu et qu'il est hassan dans le
hadith sauf quand il contredit (d'autres) et cela ne peut pas être tiré de sa parole mentionnée ci-dessus. Et Allah est plus savant.
Bénéfice important :
Quand vous savez que les trois versets : : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants (kafirun) », « les voilà les injustes (dhalimun)», « les voilà les pervers (fasiqun) »
ont été révélés en ce qui concerne les Juifs et leur parole sur son jugement : « s'il vous donne ce que vous voulez alors consentez à le
faire arbitrer, mais s’il ne le fait pas, alors garde et ne consentez pas à le faire arbitrer » - cette parole que le Qur'ân montre comme étant antérieure à ces versets :
« Ils disent : “Si vous avez reçu ceci, acceptez-le et si vous ne l’avez pas reçu, soyez méfiants” »- lorsque vous comprenez cela, il n'est pas permis de prendre ces versets pour désigner certains dirigeants et juges musulmans qui gouvernent par autre que ce
qu’Allah a révélé dans les lois du monde.
Je dis : Il n'est pas permis de les déclarer kafir pour cela et de les sortir de la religion,
quand ils croient en Allah et en Son messager , bien qu'ils pèchent en régnant par autre que ce qu'Allah a révélé - ceci n'est pas permis. Car, bien qu'ils ressemblent aux Juifs du point de vue
de leur jugement (par autre que ce qu'Allah révélé), ils diffèrent d’eux car ils ont foi et certitude en Allah, contrairement aux Juifs, car ils ont rejeté le messager, comme il est indiqué dans
leur déclaration précédente : « Mais s'il ne le fait pas, alors garde et ne consentez pas à le faire arbitrer. »
Et la raison derrière cela est que le kufr est de deux types : kufr dans la croyance et
kufr dans l'action. Le kufr dans la croyance est lié au cœur et le kufr dans l'action est lié aux membres. Donc, celui dont les actions sont un kufr en raison
de leur contradiction de la Shari'a et que ce kufr suit ce qui est établi dans son cœur, c'est-à-dire un kufr dans la croyance, alors c'est le kufr qu'Allah ne
pardonnera pas et cette personne résidera dans le Feu pour toujours.
Mais si (ces actes de kufr) contredisent ce qui est dans son cœur, alors il est un croyant dans
le jugement de son Seigneur, mais il contredit cela par ses actes. Donc son kufr est un kufr d'action seulement et ce n'est pas un kufr dans la croyance. Et
conformément à la Volonté d'Allah, s'Il veut Il le punira et s'Il veut Il lui pardonnera. Et c'est avec ce (deuxième) type (de kufr) que certains ahadith, qui généralisent le terme
kufr au musulman qui commet un péché, doivent être compris. Et il serait bon d’en mentionner certains :
1)
« Deux choses si elles sont faites sont un kufr : abuser de la généalogie et gémir sur les
morts. » Rapporté par Muslim
2)
« Discuter sur le Qur'ân est un kufr. »
3)
« Abuser d'un musulman est un fisq et le tuer est un kufr. »
Rapporté par Muslim
4)
« Parler des faveurs d'Allah est un remerciement (shukr) et le laisser est un
kufr »
5)
« Ne redevenez pas kafir après moi, en vous frappant les
cous les uns des autres. » Rapporté par Al-Bukhari et Muslim.
Et beaucoup d'autres ahadith pour lesquels il n'y a aucun besoin d'entrer dans les détails. Donc, tout
musulman qui accomplit n'importe laquelle de ces actions coupables, alors son kufr est un kufr dans l'action c'est-à-dire qu’il a fait une action des kuffar. Sauf dans
le cas où il voit son péché comme étant permis et ne croit pas que c’est un péché, dans ce cas il est un kafir dont le sang est licite, car maintenant il partage aussi la croyance des
kuffar.
Et le jugement par autre que ce qu’Allah a révélé n'est pas exempt de ce principe et ce qui est relaté
des salaf soutient cela et ce n'est rien d'autre que leur parole sur le tafsir de ce verset : « kufr duna kufr » (mécréance en dessous de la mécréance) comme est
il authentiquement rapporté du traducteur du Qur'ân, ibn ‘Abbas, de certains Tabi'in et d'autres qui ont appris cela de lui. Et il est nécessaire de mentionner certains d'entre eux pour
que, peut-être, ils puissent illuminer le chemin de ceux qui ont été égarés dans cette question dangereuse et ont pris la route des Khawarij
qui ont déclaré que les gens étaient kafir en raison de leurs péchés, même s’ils accomplissent la prière et jeûnent !
1) Ibn Jarir At-Tabari rapporte (10/355/12053) avec un isnad sahih d'ibn ‘Abbas qu'il a dit à
propos du verset : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants
(kafirun) », « Le sens est le kufr, mais pas le kufr en Allah, Ses Anges, Livres et
Messagers »
2) Et dans une narration de lui à propos de ce verset : « Ce n'est pas le kufr qu'ils
(c'est-à-dire les Khawarij) croient, en effet ce n'est pas le kufr qui sort de la religion, c'est un kufr en dessous du kufr. »
Rapporté par Al-Hakim (2/313) et il a dit « isnad sahih » et Ad-Dhahabi a approuvé. Et
il aurait été plus méritoire pour eux de dire : « sahih selon les conditions des deux shaikh (Bukhari et Muslim) » car l'isnad est ainsi. Puis, j'ai vu qu'ibn
Kathir a dit dans son tafsir (6/163) d’après Hakim qui a dit : « sahih selon les conditions des deux shaikh », donc il est évident que cette parole est omise dans
l'édition imprimée de Al-Mustadrak. Et ibn Kathir attribue aussi la narration, récapitulée, à ibn Abi Hatim.
3) Et dans une autre narration de lui d’après ‘Ali Abu Talha d’après ibn ‘Abbas qui a dit :
« Celui qui rejette ce qu'Allah révélé est un kafir et celui qui y croit, mais ne juge pas par cela est un dhalim fasiq. »
Rapporté par ibn Jarir (12063). Je dis : Ibn Abi Talha n'a pas entendu d'ibn ‘Abbas, mais la narration est bonne comme
témoin.
4) Puis, il (ibn Jarir) rapporte (12048-12051) d’après Ata ibn Abi Rabah à propos des trois
versets : « kufr duna kufr, fisq duna fisq, dhulm duna dhulm. » Et son isnad est sahih.
5) Puis, il rapporte (12052) d’après Sa'id Al-Makki d’après Tawus à propos du verset : « Ce
n'est pas le kufr qui sort de la religion. »
Et son isnad est sahih. Et ce Sa'id est ibn Ziyad As-Shaybani Al-Makki et ibn Ma'in et
Al-Ijli et ibn Hibban et d'autres l'ont déclaré digne de confiance et un groupe rapporte de lui.
6) Et il a rapporté (12025, 12026) via deux itinéraires de narration
d’après 'Imran ibn Hadir qui a dit qu’un groupe des gens de Bani Umru ibn Sadus [et dans une autre narration : un groupe de Ibadiya] est venu à Abu Mazliz (il est un grand
tabi'in digne de confiance et son nom est Lahiq ibn Humaid Al-Basri) et a dit : « Vois-tu la Parole d'Allah « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants » est-ce la vérité
? » Il a répondu : « oui. » Ils ont dit : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait
descendre, les voilà les injustes» est-ce la vérité ? Il a répondu : « oui ». Ils ont dit :
« Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les pervers »
est-ce la vérité ? » Il a répondu : « oui. » Donc ils ont dit : « ô Abu Majliz ceux-ci
(les dirigeants) gouvernent-ils par ce qu'Allah a révélé ? » Il a répondu : « C'est la religion à laquelle ils se tiennent et appellent, ainsi s'ils en laissent quelque chose ils
savent qu'ils sont tombés dans le péché. » Ils ont dit : « Non par Allah, mais tu as peur et est inquiet. » Il a dit : « Vous méritez plus ceci (la description) que
moi! Je ne vois pas cela, mais vous ne leur interdisez pas encore cela. Mais ces versets ont été révélés en ce qui concerne les Juifs, les Chrétiens et les Gens du shirk. »
Et son isnad est sahih.
Et les savants ont divergé sur l'explication du kufr qui est mentionné dans le premier verset,
en cinq avis différents qu'ibn Jarir relate (10/346-357) avec leurs chaînes de narration jusqu’à leurs partisans. Puis, il conclue en disant (10/358) :
« Et l’avis le plus correct de tous, selon moi, est l’avis de celui qui dit : ce verset a été révélé
en ce qui concerne les kuffar des Gens du Livre en raison des versets précédents et suivants et ce sont les gens qui sont visés et le contexte de ces versets les concerne. Donc il est
plus probable que le récit les vise. »
Ainsi si quelqu'un devait dire : « Certes Allah a généralisé le récit à tous ceux qui ne règnent pas
par ce qu'Allah révélé, ainsi comment pouvez-vous le spécifier ? »
On dirait (en réponse) : En effet Allah a généralisé le récit à tous ceux qui rejettent le Jugement d'Allah qui est dans Son Livre. Donc, Il nous a informé à leur sujet qu'ils sont, par leur
délaissement du jugement - par ce qu'ils laissent- kafir. Et c'est la parole sur tous ceux qui ne règnent pas par ce qu'Allah a révélé, en le rejetant - il est kafir comme il
est dit par ibn ‘Abbas. Parce que son rejet du Jugement d'Allah après qu'il ait su que cela a été révélé dans Son Livre, est comme son rejet de la prophétie du prophète (salallahu ‘alayhi wa
sallam) après qu'il ait su qu'il était un prophète.
En conclusion : le verset a été révélé en ce qui concerne les Juifs qui ont rejeté ce qu'Allah avait
révélé, ainsi celui qui s'associe à eux dans ce rejet, alors il est un kafir, d’un kufr dans la croyance. Et celui qui ne s'associe pas à eux dans ce rejet, alors son
kufr est dans l'acte, parce qu'il a accomplit une de leurs actions. Et il est un criminel coupable (mujrim athim), mais il n'est pas sorti de la religion par cela,
comme il a précédé d'ibn ‘Abbas (radiallahu ‘anhu). Et Al-Imam Abu Ubaid Al-Qasim ibn Sallam a expliqué cela et a ajouté à cette explication dans Kitab Al-Iman, dans le chapitre
« Quitter la foi en raison des péchés » (pg. 84-96 avec mon tahqiq), donc celui qui désire faire plus de recherches doit se référer à cela.
Après l'écriture ce qui a précédé, j'ai vu ibn Taymiya (qu’Allah lui fasse miséricorde) dire dans l'explication du
verset dans son Majmu’ Al-Fatawa (3/268) : « C’est à dire qu’il considère permis de gouverner par autre que ce qu'Allah a révélé. »
Puis, il a mentionné (7/254) que l'imam Ahmad a été questionné à propos du kufr mentionné dans
le verset et il a répondu : « Un kufr qui ne sort pas de la foi, comme avoir foi en une partie et comme pour le kufr. C’est une question sur laquelle il n'y a aucune
différence. »
Et il (ibn Taymiya) a dit (7/312) : « Ainsi, lorsque vient la parole des salaf que
l'homme peut avoir la foi et l'hypocrisie en lui, alors de même leur parole qu’il peut avoir la foi et le kufr (en lui). Mais pas le kufr qui sort de la religion, comme il a été
dit par ibn ‘Abbas et ses compagnons sur Sa Parole : « Et
ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants ». Ils ont dit : « Un kufr qui ne sort pas de la religion. » Et l’imam Ahmad et d'autre imams de la Sunna les ont suivis en
cela.
Les mots de At-Tabarani : « Et le messager d'Allah ne les a pas combattus…ce jour car il était
sous un traité de paix. »
Article tiré du site salafipublications.co
Source : Silsila As-Sahiha (vol 6. n°2552)
Traduit en français par les salafis de l’Est