Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Ramadan

Vendredi 20 novembre 2009

  Par Sheïkh ibn el 'Uthaïmîn

Louange à Allah, Seigneur de l’univers, que le Salut et les Prières d’Allah soient sur le maître des Messagers…

 
Cette année ces dix jours de Dhû El Hidja commence le 18 novembre 2009.

 

Par Ses Faveurs et Sa Grâce, le Seigneur a offert à ses pieux serviteurs certaines occasions à certaines périodes del’année durant lesquelles ils ont l'opportunité de s’épanouir. Parmi ces rendez-vous, il y a les dix premiers jours de Dhû El Hidja.

 

● Le Livre d’Allah et la tradition prophétique recensent un certain nombre de textes au sujet de leurs mérites dont notamment :

 

1- le Seigneur a révélé : (Par l'aurore, et les dix nuits). En commentaire à ce verset, l'exégète Ibn Kathir a souligné :« Elles correspondent aux dix premiers jours de Dhû elHidja conformément à l'opinion d'ibn 'Abbâs, d’ibn e-Zubaïr, de Mujâhid et d'autres comme le rapporte el Bukhârî. »

2- Selon ibn 'Abbâs, le Messager d’Allah (r) a déclaré :« Il n'y a pas de jours où les œuvres sont meilleures que les fameux dix premiers jours de Dhû el Hidja.

-          Pas même la guerre sur le chemin d’Allah ? Lui demandèrent les compagnons.

-          Pas même la guerre sur le chemin d’Allah confirma-t-il, si ce n’est celui qui aurait investi son corps et ses biens et qui aurait tout sacrifié sans ne jamais revenir ! »

3- le Seigneur (I) a révélé : (Évoquez Allah durant certains jours déterminés ). Ibn 'Abbâs (t) a précisé à ce sujet : « Ce sont les dix premiers jours de Dhû el Hidja. »[1]

4- selon ibn 'Omar (t), le Messager d’Allah (r) a déclaré : « Il n'y a pas de jours où les œuvres sont meilleures que les fameux dix premiers jours de Dhû el Hidja. Multipliez-y la proclamation de l'Unicité d’Allah, de Sa Grandeur et de Ses Louanges. »[2]

5- Sa'îd ibn Jubaïr qui n'est autre que le rapporteur duHadith d'Ibn 'Abbâs cité précédemment, faisait des efforts de piété considérables pendant ces fameux jours, de sorte qu'il est pratiquement impossible d'en faire autant.[3]

6- Ibn Hajar a expliqué dans son livre Fath el Bârî : « Il semblerait que la raison pour laquelle les dix premiers jours de Dhû el Hidja sont particuliers, provient du fait que les principaux rites y sont rassemblés ; autrement dit, la prière, le jeûne, l'aumône, et le pèlerinage, etc. »

 

Les actions recommandées durant cette période

 

1- La prière : il est recommandé de se présenter tôt aux cinq prières prescrites, et de redoubler de prières surérogatoires étant donné qu'elles sont considérées parmi les meilleurs actes de dévotions. Thawbân (t) nous rapporte : « J'ai entendu dire le Messager d’Allah (r): Multiplie les prosternations devant Allah, il n'y a pas une prosternation que tu puisses faire sans que le Seigneur ne t'élève par elle d'un degré, et ne t'enlève par elle, un péché. »[4] En l'occurrence, ce mérite est valable à toutes les époques de l'année.

 

2- Le jeûne : étant donné qu'il fait partie des bonnes œuvres. Ainsi, selon Hunaïda ibn Khâlid, d'après sa femme, selon certaines épouses du Prophète (r) : « Le Messager d’Allah jeûnait les neuf premiers jours de Dhû el Hidja, le jour de 'Âshûra, et trois jours tous les mois. »[5] L’érudit e-Nawawî précise à ce sujet qu’il est fortement recommandé de jeûner au cours de ces dix jours.

 

3- Proclamer l'unicité d’AllahSa Grandeur et Ses Louanges : Conformément au Hadith rapporté par ibn 'Omar (t) : « Multipliez-y la proclamation de l'Unicité d’Allah, de Sa Grandeur et de Ses Louanges. » L'érudit el Bukhârî a confirmé : « Ibn 'Omar et Abû Huraïra se rendaient au marché pendant les dix premiers jours de Dhû el Hidja ; et ils y clamaient la grandeur du Seigneur (en disant Allah Akbar), cela incitait les gens à en faire autant. » Dans ce registre, il a dit : « Sous sa tente à Mina, 'Omar (t) clamait la grandeur d’Allah. Les gens présents dans la mosquée l’écoutaient et se mettaient à l’imiter. Dès lors, cet élan a gagné tous les marchés de sorte que tout Mina vibrait. »

 

Ainsi, ces jours-là Ibn 'Omar (t) prononçait à Mina cette formule (Allah Akbar), après les prières, dans son lit, sous sa tente, lors de ses rencontres, dans ses allées et venues sans s'arrêter une seule journée. Il est aussi recommandé de le faire à voix haute conformément à la pratique d'Omar, d'Ibn 'Omar et d’Abû Huraïra (y). Il nous est donc désigné, en tant que musulman de faire revivre cette tradition négligée à notre époque. Malheureusement, elle est pratiquement devenue inexistante, même par les gens les plus religieux contrairement à la pratique de nos Pieux Prédécesseurs.

 

Les différentes formules à dire :

a- Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar Kabîra[6] !

b- Allah Akbar ! Allah Akbar ! Il n'y a d'autre divinité en dehors d’Allah, Allah Akbar ! Allah Akbar ! À Allah reviennent les louanges.

c- Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar ! Il n'y a d'autre divinité en dehors d’Allah, Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar ! À Allah reviennent les louanges.

 

4- jeûner le jour de 'Arafa :

Le jeûne se confirme le jour de 'Arafa comme il est certifié à travers le hadith prophétique : « J'aspire à ce qu’Allah absolve mes péchés de l'année précédente et de l'année suivante. »[7] Toutefois, celui qui se trouve à 'Arafa –pour le pèlerin en l'occurrence –, il ne lui est pas recommandé de jeûner étant donné que le Prophète (r) n'a pas jeûné à 'Arafa.

 

5- les faveurs du jour de l'immolation :

Bon nombre de musulmans ne considèrent pas ce jour illustre à sa juste valeur, ils ne tiennent pas compte de son importance et de sa faveur immense. Pourtant, certains savants considèrent qu'il est le meilleur jour de l'année dans l'absolu. Ils le préfèrent même au jour de 'Arafa. À cet effet, ibn el Qaïyam a souligné : « Le meilleur jour auprès d’Allah, c'est le jour de l'Immolation (Nahr), il est le grand jour du Pèlerinage. »Par ailleurs, d’après la compilation d'Abû Dawûd (e-Sunan), selon le Prophète (r) : « Le jour le plus illustre auprès d’Allah, c'est le jour de l'Immolation, ensuite vient le jour du séjour. » Ce fameux jour du « séjour » correspond au lendemain de l'Aïd, le 11ème jour de Dhû el Hidja, le jour où les pèlerins s'établissent à Mina. Il est dit aussi que le jour de'Arafa est plus illustre, car jeûner à cette occasion permet d’absoudre deux années de péchés consécutives. Il n'y a pas un jour également où le Seigneur affranchit autant de Ses serviteurs de l'Enfer que le jour de 'Arafa. Ce fameux jour, Allah (U) se rapproche de Ses créatures. Puis, Il fait l'éloge à Ses anges des pèlerins présents à 'Arafa. Cependant, la première tendance est la plus vraisemblable, il est vrai que le Hadith sur le sujet est incontournable. Or, que ce jour soit meilleur ou non, l'essentiel c'est de lui accorder l'importance adéquate, en veillant à ne pas manquer cette opportunité, et à se voir combler de ses faveurs. Cela concerne aussi bien le pèlerin que toute autre personne.

 

Comment accueillir la période du pèlerinage ?

 

 1- Il incombe à chaque musulman d'accueillir les occasions cultuelles en général avec un repentir sincère et véritable. Il consiste entre autres à abandonner les péchés et à ne plus renouveler les fautes passées. Les péchés font malheureusement écran entre l'individu et les faveurs du Seigneur et empêchent le cœur d'accéder à Son Maître.

2- Il faut accueillir également de façon générale les occasions cultuelles avec la volonté ferme et sincère de les passer selon le contentement divin. Allah est véridique envers quiconque l’est envers Lui : (Ceux qui luttent pour notre cause, Nous les guiderons sur nos chemins ).[8]

 

Cher frère, veille à profiter de cette occasion propice avant qu'elle ne s'en aille, et que tu en pâtisses, car perdre une seule heure suscite le remords. Qu’Allah nous concède à tous de profiter de ces instants précieux, comme j'implore le Seigneur de nous assister dans Son obéissance et Sa parfaite obédience (soumission) !

 

Quelques préceptes relatifs au sacrifice et à leur légitimité

     

À la base, le sacrifice est légitimé pour les personnes vivantes étant donné que le Prophète (r) et ses compagnons faisaient des sacrifices pour leur propre personne ou en l'honneur de leur famille. Quant aux convictions répandues chez certaines gens alléguant que le sacrifice est un droit exclusif aux morts, celles-ci n'ont aucune origine. Il faut savoir qu’il existe trois sortes de sacrifice en l'honneur des morts :

 

Premièrement : le sacrifice peut englober les morts et les vivants à l'exemple de l'individu qui le dédie à sa propre personne ainsi qu'à sa famille en sous-entendant les vivants parmi eux, mais aussi les morts. Cet usage s'inspire de la pratique du Prophète lorsque celui-ci (r) a sacrifié une offrande pour lui-même et pour ses proches. Tout en sachant que certains d'entre eux étaient déjà décédés.

 

Deuxièmement : faire un sacrifice pour une personne décédée conformément à ses recommandations avant sa mort, le verset suivant étant à l'origine de cette pratique :(Quiconque le (testament) modifie après l'avoir entendu, le péché se verra porté à l'encontre de ceux qui l'auront modifié. Certes Allah est Savant et Entendant ).[9]

 

Troisièmement : le sacrifice peut être dédié par donation aux morts indépendamment des vivants. Cette pratique est permise, les savants spécialistes en Fiqh (science de la jurisprudence) de l'école Hanbalite ont stipulé que sa récompense parvient effectivement aux morts, et que son auteur en est bénéficiaire pareillement à l'aumône dédiée en leur honneur. Toutefois, je ne considère pas que cette pratique se rattache à la tradition (sunna). En effet, le Prophète (r) n'a jamais consacré de sacrifice spécialement en l'honneur d'une personne décédée. Il ne l'a pas fait pour son oncle Hamza, bien qu'il ne soit l'un des proches les plus chers à ses yeux, ni d'ailleurs pour aucun de ses enfants morts avant lui ; en l'occurrence ses trois filles décédées toutes les trois après leur mariage et trois garçons morts en bas âge. Il ne l'a pas fait non plus pour sa défunte épouse Khadîja, bien qu'elle soit la plus aimée de ses femmes. D'autres parts, aucune tradition venant vérifier cet usage à son époque de la part des compagnons, n'a été recensée.

● Nous considérons également que certains se trompent lorsque ces derniers consacrent un sacrifice au bout de la première année du deuil. Ils le prénomment ce genre de pratique « sacrifice d'outre-tombe ». Ils sont convaincus qu'il est interdit de faire profiter de la récompense de leur action à quiconque en dehors du défunt. Il est possible aussi qu'ils consacrent des offrandes à Allah par donation envers les morts ou conformément à leurs recommandations avant leur mort, mais ils ne le font jamais pour leur propre personne ou pour leurs proches. Or, s'ils avaient su que tout sacrifice voué à Allah que la personne dédie à lui-même et aux membres de sa famille, comprenait à la fois les vivants et les morts, ils se seraient précipités à le faire au dépend de leurs coutumes.

 

Les choses à ne pas faire pour la personne voulant immoler le jour de l'Aïd

 

Si quelqu'un veut sacrifier un animal pour l'Aïd, et que l'entrée du mois de Dhû el Hidja est effective (par la vision de la lune ou si le mois précédent Dhû el Qi'da compte trente jours), il lui sera interdit de se couper les ongles et les cheveux, ou d'ôter n'importe quoi de son corps. Selon Um Salama, le Prophète a déclaré (r) : « À la venue des dix jours de Dhû elHidja, si quelqu'un d'entre vous veut consacrer une offrande [pour l'Aïd], il ne devra toucher à aucun poil de ses cheveux ni de sa peau jusqu'au moment de l’immolation. » À partir du moment où l'intention lui est venue au cours de cette période, il doit s'abstenir de le faire pour le restant des dix jours. Il ne lui sera cependant compté aucune faute pour la période passée.

 

● La raison est que l'auteur d'un sacrifice est comparable au pèlerin sous certains aspects du Hadj, autrement dit, par sa dévotion envers Allah en lui consacrant une offrande. Il lui convient donc de s'associer à lui dans certaines particularités de la sacralisation (l'Ihrâm). En l'occurrence, s'abstenir de se couper les cheveux ou autre. Ainsi, il est interdit à celui qui prévoit un sacrifice pour l'Aïd de s’enlever quoi que ce soit de ses cheveux, de ses ongles ou des poils de sa peau.

● Ce statut est spécifique à celui qui prévoit de sacrifier. Tandis que les personnes pour qui celui-ci est dédié, elles ne sont pas concernées par cette restriction. En effet, Le Prophète (r) a seulement spécifié : « Si quelqu'un d'entre vous veut consacrer une offrande… », sans préciser les personnes en l'honneur desquelles ce sacrifice est effectué. Rien ne prête à dire au regard des textes, qu'il leur est demandé de se restreindre à cette prescription.

● Si celui qui prévoit de sacrifier venait à se couper les cheveux ou autre, il devra le cas échéant se repentir à Allah (U) et ne plus récidiver. Néanmoins, aucune expiation n'est prévue à cet effet. Cela ne peut pas l'empêcher d’immoler normalement contrairement aux convictions de certaines gens.

● Dans le cas où il commettrait cela par mégarde, par ignorance ou encore si certains cheveux venaient à tomber involontairement, aucun péché ne lui sera imparti. S'il était aussi contraint de se les couper pour une raison ou pour une autre, il n'y a pas d'inconvénient à le faire. Exemple : il peut se couper un ongle cassé qui l'importune, se raccourcir les cheveux qui tombent sur les yeux, ou se les raser pour soigner une plaie, etc.

 

 Traduit par  Karim Zentici  Revu par Abu Hamza Al-Germâny

     


[1] Voir Ibn Kathîr.

[2] Rapporté par Ahmed.

[3] Rapporté par e-Dârimî.

[4] Rapporté par Muslim.

[5] Rapporté par Ahmed, Abû Dawûd et Nasâî.

[6] Allah est Grand énormément

[7] Rapporté par Muslim.

[8] L'araignée ; 69

[9] La vache ; 181

Par ADMIN
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 16 septembre 2009

Bismillahi Ar-Rahmani Ar-Rahim

 

Voici le lien du cours du frère 'Abdelmalik Abou Adam Al Firansi sur les points essentiels de jurisprudence à savoir en ce qui concerne Zakat Al Fitr, insha Allah :

http://www.dourouss-abdelmalik.com/

 

Abu Sa'id Al Khoudri rapporte :
"Nous nous en acquittions (de Zakat Al Fitr) à l'époque du Prophète par un Sa'a de nourriture, ou un Sa'a de dattes, ou un Sa'a d'orge, ou un Sa'a de raisins secs." (Hadith Unanimement reconnu authentique)

On tire de ce hadith ce qui suit :

1) Zakat Al Fitr doit obligatoirement être acquittée en nourriture, et à ce sujet, le hadith : "(Elle est) une purification pour le jeûneur contre le bavardage et les grossièretés, et un moyen de nourrir les pauvres".   (Rapporté par Abou Daoud et Ibn Majah)

 

2) L'estimation de cette Zakat se fait par le Sa'a du Prophète (salallahou 'alayhi wa sallam) et non pas en utilisant des poignées, qui sont différentes suivant les gens et les époques.

De plus, cette appréciation ne repose sur aucune preuve légiférée. Ainsi, l'équivalence suivante a pu être évaluée en fonction du Moud (*) du Prophète salallahou 'alayhi wa sallam :

1 Sa'a = 4 Moud. Les quantités correspondantes ont donc été fixées comme suit :

Semoule : 2000g = 2 kilos
Raisins secs : 1640g = 1,640 kilos
Farine : 1400g = 1,4 kilos
Couscous : 1800g = 1,8 kilos
Lentilles : 2100g = 2,1 kilos
Plombs (Mahmassah) : 2000g = 2 kilos
Haricots blancs : 2060g = 2,06 kilos
Dattes : 1800g = 1 kilo 800 grammes
Pois cassés : 2240g = 2 kilos 240 grammes
Pois chiches : 2000g = 2 kilos
Blé : 2040g = 2 kilos 40 grammes
Riz : 2300g = 2kilos 300 grammes

Remarque : La réunion au cours de laquelle ont été déterminées ces équivalences s'est déroulée en présence de Toulab Al 'Ilm, et parmi eux Shaykh Muhammad 'Ali Farkouss.

(*) : Le Moud est la quantité que peuvent contenir 2 mains jointes.
Par ADMIN
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 9 septembre 2009

Shaikh Salih Ibn Ghânim As-Sadlân


 


 


Dans son excellent livre Salât Al-Jama’a, shaikh Sadlân expose quelques innovations courantes pendant la prière de tarawih. Nous en rapportons quelques unes, sans citer celles qui ne sont pas répandues chez nous.


 


1_ Parmi les innovations répandues dans de nombreux pays, la parole : « ô vous qui êtes présents priez sur le prophète élu » (Sallu ya hadhar ‘ala an-nabi al-mukhtar) ou la parole « la prière de la nuit, qu’Allah vous récompense » (Salat al-qyam athabakumullah). Le fait de faire le tahlîl, le takbîr , la prière sur le prophète à voix haute toutes les deux raka’at.


 


2_ Lire le qur’an en chantant (al-hân wa tatrîb) : ce qui signifie allonger exagérément les allongements et transformer les voyelles en lettres (comme font les muezzins lors d’appel à la prière, exemple : « Allah, ah, ah ah u akbar » cela transforme une voyelle en lettre et c’est interdit). L’imam Malik dit : « je n’aime pas que l’on récite en chantant, pendant Ramadhan et en dehors, car cela ressemble à la musique et amène à se moquer du Qur’an ».

Abu Dhar rapporte, « j’ai entendu le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) mettre en garde sa communauté contre des gens qui prendront le Qur’an comme de la musique, et ils feront avancer un homme pour qu’il les dirige dans la prière, il ne sera pas le plus savant d’entre eux mais celui qui chante le mieux ». En faisant cela, ils ne cherchent pas à comprendre les sens du Qur’an, les ordres et interdictions, les promesses et les avertissements, les exemples (des peuples précédents) l’application des règles…

Tout ce qu’ils cherchent c’est la douceur de la musique, la vibration de la voix, comme Allah dit en blâmant Quraysh : « Leur prière auprès de la maison Sacrée n’est que sifflements et battements de mains ». Le Qur’an a été révélé pour qu’on médite sur ses versets et comprenne ses sens, Allah dit : « Un Livre béni que Nous t’avons révélé, afin qu’ils méditent sur ses versets ». Il est interdit qu’il soit récité en chantant, d’une manière qui ressemble à la musique, car cela empêche le (vrai) recueillement et diminue la crainte.


 


3_ L’imitation de certains lecteurs, si bien que sa préoccupation principale est d’embellir sa voix (afin de ressembler à ce lecteur connu) et d’attirer les gens vers lui. L’utilisation de micros et haut-parleurs afin d’attirer les prieurs dans cette mosquée. Si bien que les gens s’y pressent et qu’ils parcourent longues distances afin de pouvoir y prier, délaissant leurs moquées et la prière avec leurs voisins et les gens de leurs quartiers.


 


4_ Les pleurs et le recueillement forcés (exagérés) pendant la récitation. Parmi les choses étonnantes qui se répandent dans les mosquées sont les pleurs des imams et des prieurs derrière lui, au point que certains pleurent juste en entendant la voix de l’imam, même s’il ne sait pas ce qui est récité. Tout cela fait partie des ruses de shaytan (le shaikh n’interdit pas les pleurs dans la prière, hâsha, mais il met en garde contre ces pleurs qui ressemblent aux lamentations, où l’on entend les pleurs, alors que les salafs rapportent que les gens pleuraient parfois dans les rangs sans que leur voisin ne le sache).


 


5_  Se déplacer pour les mosquées pendant ramadhan. Si les musulmans réfléchissaient à ce que cela implique comme choses mauvaises et comme délaissement de bonnes choses, une seule de ces raisons leur suffirait, parmi lesquelles :


* certains vont dans des mosquées très éloignées perdant ainsi beaucoup de temps qu’il aurait pu consacrer à se rendre tôt dans sa mosquée, à être au premier rang, cela aurait meilleur pour lui.


* (Comme tous se rendent au même endroit), il y a de la foule, et il peut lui arriver des choses (mauvaises) ou être en retard pour la prière.


* En faisant cela il perd l’occasion de rencontrer ses voisins et les gens de sa mosquée.


* En se réunissant dans une seule mosquée, cela peut amener l’ostentation et atteindre même l’imam qui voit tous ces gens se rassembler autour de lui.


 


L’imam Ibnul-Qayim a rappelé parmi les preuves de la règle qui dit « qu’il faut interdire toutes les choses qui peuvent amener à quelque chose d’illicite même si cette chose est permise en soi », il dit : « point 54 : le Législateur a interdit à l’homme de délaisser la mosquée proche de lui pour se rendre à une autre, comme il est rapporté du prophète : « Priez dans la mosquée qui vous est proche et ne la délaissez pas pour une autre plus éloignée ».

L’imam Ibnul-Qayim dit aussi dansAl-‘Ilâm : « Cela pour empêcher de s’éloigner des mosquées proches et préserver l’imam, mais si cet imam ne complète pas la prière ou est connu pour ses innovations ou sa perversité, alors il n’y a aucun mal à prier plus loin ». Muhammad ibn Bahr rapporte : j’ai vu Abu ‘Abdillah (l’imam Ahmad) pendant le mois de Ramadan, et Fadhl ibn Zyad est venu et il a prié devant l’imam Ahmad la prière de tarawih, et il avait une très belle voix. Alors les gens se sont rassemblés au point que la mosquée soit pleine.

Alors l’imam Ahmad est sorti, il a monté les escaliers de la mosquée et il a regardé cet attroupement en disant : qu’est ce que cela ! Vous laissez vos moquées pour d’autres… celui qui est voisin d’une mosquée doit y prier. » Al-Hafidh Ibn Kathir dit : « Ce qui est voulu par la législation est l’embellissement de la voix dans la méditation du Qur’an, sa compréhension, la concentration, le recueillement, la soumission et l’obéissance. Quant aux voix des chansons innovées, qui sont là pour l’amusement et suivent les règles de la musique, le Qur’an en est loin et il est trop majestueux et important pour être récité ainsi. »


 


6_ L’invocation de la fin de la récitation du Qur’an dans la prière. Certains imams exagèrent en cela, et écrivent des invocations comme des chansons ou de la prose, en pleurant, faisant pleurer, se recueillant, changeant leur voix d’une manière qui n’était pas la leur dans la récitation du Qur’an qui si il avait été révélé sur une montagne elle se serait effondrée par crainte d’Allah (c’est-à-dire que tout ce qu’ils font comme pleurs et crainte dans la du’a ils ne le font pas en lisant le Qur’an).

Alors qu’il n’y a aucune preuve authentique sur le fait de faire du’a à la fin de la récitation du Qur’an dans la prière, ni du prophète (salallahu’ alayhi wasalam), ni des califes bien guidés. Ils ont pris cela des actes des salafs qui le faisaient en dehors la prière, et du fait que l’on peut invoquer de manière générale… (En plus) ces invocations sont très longues, alors que s’ils avaient fait dans la prière quelques invocations courtes et générales et qu’ils avaient invoquaient en dehors de la prière comme l’ont fait certains salafs cela aurait été mieux. Encore qu’il est meilleur de laisser ces deux choses et de rester sur ce sur quoi étaient les salafs de cette communauté parmi les compagnons et ceux qui les ont suivi dans l’excellence.


 


 


Source : Salât Al-Jamâ’a : hukmuha wa ahkâmuha (p.86-92)


Traduit par les salafis de l’Est


Par ADMIN
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 20 août 2009

Cheikh Ibn Bâz

 

De ‘Abdul ‘Aziz Ibn Baz à celui qui le lira parmi les musulmans, qu’Allah fasse que j’emprunte, ainsi que les musulmans, le chemin de la foi, et qu’Il m’accorde, ainsi qu’à eux, la compréhension de la Sunna et du Coran. Amîne. Que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous, ainsi que Sa bénédiction. Cela dit :

 

Ceci est conseil concis sur la vertu du jeûne et de la prière de la nuit du mois de Ramadan, et la vertu de s’empresser d’accomplir des œuvres pieuses, et un éclaircissement de quelques règles importantes qui pourraient échapper à certaines personnes.

 

Il a été authentifié du messager d’Allah (salallahu’ alayhi wasalam) qu’il annonçait à ses compagnons l’arrivée du mois de ramadan, et les informait que les portes de la miséricorde et du paradis restaient ouvertes pendant ce mois, que les portes de l’enfer étaient fermées et les diables enchaînés.

 

Il dit (salallahu’ alayhi wasalam) : « Lors de la première nuit de Ramadan, les portes du paradis s’ouvrent et on n’en ferme aucune, et les portes de l’enfer se ferment et on n’en ouvre aucune, et les diables sont enchaînés. Un héraut appelle : « ô toi qui veux le bien, avance, ô toi qui veux le mal, recule ». Allah a des affranchis de l’enfer. Et ceci, chaque nuit. »

 

Et il dit (salallahu’ alayhi wasalam) : « Le mois de ramadan vous est venu, mois de bénédiction de laquelle Allah vous couvre pendant celui-ci, la miséricorde descend, les péchés cessent et l’invocation est exaucée. Pendant ce mois, Allah observe votre concurrence dans l’accomplissement des bonnes actions et s’en vante auprès de Ses anges. Montrez à Allah lequel parmi est le meilleur en bonnes actions, et certes le perdant est celui qui est privé (pendant ce mois) de la miséricorde d’Allah. »

 

Et il dit (salallahu’ alayhi wasalam) : « Celui qui jeûne le mois de Ramadan avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés, et celui qui prie les nuits de Ramadan avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés, et celui qui prie la nuit d’Al-Qadr avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés. »

 

Et il dit (salallahu’ alayhi wasalam) : « Allah Tout Puissant dit : Toute (bonne) action du fils d’Adam est pour lui, elle est multipliée de dix à sept cents fois, sauf le jeûne, car Il est à Moi et c’est Moi qui le récompense. Il (le jeûneur) abandonne pour Moi ses désirs et sa nourriture. Le jeûneur possède deux joies : l’une lorsqu’il rompt le jeûne, l’autre lorsqu’il rencontre son Seigneur. Et certes, l’haleine du jeûneur est plus agréable auprès d’Allah que l’odeur du musc. »

Et les hadiths sur les vertus de Ramadan, de veiller ses nuits en prière et du jeûne sont très nombreux.

 

Il convient au croyant qu’il profite de cette occasion qu’Allah lui a accordée d’atteindre qui est le mois de Ramadan. Donc, qu’il s’empresse vers l’obéissance, s’éloigne des mauvaises actions et s’efforce d’accomplir ce qu’Allah lui a rendu obligatoire, surtout les cinq prières, car elles sont le pilier de l’islam et les obligations les plus importantes après les deux attestations. Il est obligatoire à chaque musulman et musulmane de les préserver et de les accomplir en leurs temps avec recueillement et quiétude.

 

De même, parmi les plus importantes obligations (de la prière), pour les hommes, est de les accomplir en commun dans les maisons d’Allah (les mosquées), dans lesquelles Allah a permis qu’on évoque Son nom, comme Il dit : « Et accomplissez la prière, et acquittez la Zakât, et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent »[sourate Al-Baqarah : 43]

 

« Soyez assidus aux prières et surtout la prière médiane ; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité » [sourate Al-Baqarah : 238]

 

« Bienheureux sont certes les croyants, ceux qui sont humbles dans leur prière, qui se détournent des futilités, qui s’acquittent de la Zakât, et qui préservent leurs sexes [de tout rapport], si ce n’est avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer ; alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs ; et ceux qui veillent à la sauvegarde des dépôts qui leur sont confiés et honorent leurs engagements, et ceux qui observent strictement leur prière. Ce sont eux les héritiers, qui hériteront le Paradis pour y demeurer éternellement » [sourate Al-Mu’minun : 1-11]

 

Et le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Le pacte entre nous et eux est la prière, celui qui l’abandonne a mécru. »

 

Et l’obligation la plus importante après la prière est l’acquittement de la zakat, Comme Allah Tout Puissant dit : « Il ne leur a été commandé, cependant, que d’adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif, d’accomplir la prière et d’acquitter la Zakât. Et voilà la religion de droiture » [sourate Al-Bayyinah : 5]

 

« Accomplissez la prière, acquittez la Zakât et obéissez au messager, afin que vous ayez la miséricorde » [sourate An-Nur : 56]

 

Le Livre d’Allah et la Sunna de Son prophète montrent que celui qui ne s’acquitte pas de la zakat sur ses biens sera châtié pour cela le Jour de la Résurrection.

 

La chose la plus importante après la prière et la zakat est le jeûne du mois de Ramadan qui est un des cinq piliers de l’islam cités dans la parole du prophète : « L’islam est bâti sur cinq : l’attestation qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah et que Muhammad est le messager d’Allah, l’accomplissement de la prière, l’acquittement de la Zakat, le jeûne de Ramadan et le pèlerinage. »

 

Il est obligatoire au musulman de préserver son jeûne et sa prière de nuit, de tout ce qu’Allah lui a interdit comme paroles et actes, car ce qui est visé par le jeûne est l’obéissance à Allah, prendre en haute considération les limites sacrées d’Allah, et l’effort de l’âme (Djihad annafss)  contre ses passions dans l’obéissance à Son Maître, afin de la forger à la patience sur ce qu’Allah a interdit.
Le but n’est pas seulement de délaisser la nourriture et la boisson et toute autre chose qui annule le jeûne, ainsi il a été authentifié, que le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Le jeûne est un bouclier (
jounnah), si l’un de vous jeûne qu’il ne tienne pas de propos obscènes et ne crie pas, et si quelqu’un l’insulte ou l’importune, qu’il dise : je suis en état de jeûne. » Et il a été authentifié qu’il a dit : « Celui qui ne laisse pas le mensonge et sa pratique et l’ignorance, Allah n’a pas besoin qu’il délaisse sa nourriture et sa boisson. »

 

On sait d’après ces textes et d’autres que le jeûneur doit prendre garde à tout ce qu’Allah lui a interdit et préserver tout ce qu’Allah lui a rendu obligatoire. De cette façon, on espère pour lui le pardon, l’affranchissement du feu et l’acceptation de son jeûne et de sa prière de nuit.

 

Et il est des choses qui peuvent échapper à certains, parmi lesquelles :


Il est obligatoire au musulman de jeûner avec foi et espoir en la récompense, non par ostentation, ni par suivi des gens, de sa famille et du pays. Mais il faut que ce qui l’amène au jeûne soit sa foi qu’Allah le lui a rendu obligatoire, et qu’il espère la récompense auprès de son Seigneur pour cela. De même pour la prière de nuit du mois de Ramadan, le musulman doit l’accomplir avec foi et en espérant la récompense de son Seigneur, pas pour une autre raison.
C’est pour cela que le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Celui qui jeûne le mois de Ramadan avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés, et celui qui prie les nuits de Ramadan avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés, et celui qui prie la nuit d’Al-Qadr avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés. »

 

Et parmi les règles qui peuvent échapper à certains :


Ce qui peut atteindre le jeûneur comme blessure, saignement de nez, vomissement ou remontées gastriques involontaires, etc., toutes ces choses n’annulent pas le jeûne, par contre, pour celui qui s’est fait vomir, cela annule son jeûne, d’après la parole du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « Celui qui vomit n’a pas à compenser le jeûne, et celui qui se fait vomir doit compenser le jeûne. »

 

Et parmi ceci : ce qui peut arriver au jeûneur comme retardement du ghusl (grandes ablutions ou bain rituel) jusqu’au fajr. Et ce qui peut arriver à certaines comme retardement du ghusl après les menstrues ou les lochies, jusqu’après le lever du fajr. Si la femme voit qu’elle est de nouveau en état de pureté avant le fajr, il lui est obligatoire de jeûner, et il n’y a pas de mal à retarder le ghusl jusqu’à l’arrivée du fajr, mais elle ne doit pas le retarder jusqu’au lever du soleil, au contraire elle doit se purifier et prier avant le lever du soleil. De même pour celui qui est état d’impureté majeure (après un rapport sexuel ou une éjaculation), il ne doit pas retarder le ghusl jusqu’après le lever du soleil, mais il doit se purifier et prier le fajr avant le lever du soleil. Et l’homme doit se presser de le faire afin de pouvoir accomplir la prière du fajr en commun.

 

Parmi les choses qui n’annulent pas le jeûne : La prise de sang et l’injection non nutritive, mais le fait de le repousser jusqu’à la nuit est prioritaire et meilleur, si cela est possible, d’après la parole du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « Laisse ce qui te jette dans le doute pour ce qui ne t’y jette pas. » Et sa parole :« Celui qui délaisse les ambiguïtés a préservé sa religion et son honneur. »

 

Parmi les choses dont le jugement échappe à certains : l’absence de quiétude dans la prière, qu’elle soit obligatoire ou surérogatoire, les hadiths authentiques du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) montrent que la quiétude est un pilier de la prière, sans laquelle la prière n’est pas valide. Et la quiétude est le calme (l’immobilité) dans la prière et le recueillement et l’absence d’empressement, jusqu’à ce que chaque vertèbre revienne à sa place. De nombreuses personnes prient pendant Ramadan la prière du Tarawih sans réfléchir (sur le sens des versets) et sans quiétude, au contraire ils picorent, et la prière accomplie de cette façon est nulle, et celui qui l’accomplit est pécheur et n’est pas récompensé.

 

De plus, parmi les choses dont le jugement peut échapper à certains : L’opinion de certains qu’il n’est pas permis de prier moins de vingt raka’at pour tarawih, et l’opinion de certains qu’il n’est pas permis de prier plus que onze ou treize raka’at, et toutes ces opinions sont déplacées, et elles sont une erreur qui contredit les preuves.

 

Les hadiths authentiques du messager d’Allah montrent qu’il y a une certaine largesse pour la prière de la nuit, il n’y a pas de limite définie qu’il n’est pas permis de dépasser. Au contraire, il a été authentifié que le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) priait onze raka’at pendant la nuit, et il a pu en prier moins pendant Ramadan ou en dehors. Lorsqu’il a été interrogé sur la prière de la nuit, il a dit : « Priez-la paire par paire, et si l’un d’entre vous craint que le Subh n’arrive qu’il prie une raka’a qui rendra impair ce qu’il a prié. » (Rapporté par Boukhary et Mouslim)

 

Il n’a pas précisé un nombre de raka’at, ni pendant Ramadan ni en dehors. C’est pourquoi les compagnons, à l’époque de ‘Umar, ont parfois prié vingt-trois raka’at, et d’autres fois onze raka’at, tout ceci a été authentifié de ‘Umar et des compagnons à son époque.

 

Certains Salafs priaient pendant Ramadan trente-six raka’at et en ajoutaient trois pour le witr, d’autres priaient quarante et une raka’at. Shaykh Al-islam Ibn Taymiyyah et d’autres ont rapporté ceci des gens de science, et comme il l’a rappelé, il y a une certaine largesse dans cette question, et il a également rappelé qu’il est meilleur pour celui qui allonge la récitation, l’inclination et la prosternation, de réduire le nombre (de raka’at), et pour celui qui raccourcit la lecture, l’inclination et la prosternation, d’augmenter le nombre (de raka’at). Ceci est le sens de sa parole.

 

 Celui qui médite sur la Sunna verra qu’il est meilleur de prier onze ou treize raka’at, pendant Ramadan ou en dehors, car c’est là que s’est arrêté l’acte du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) la plupart du temps. De même, c’est ce qui est moins contraignant pour les musulmans et plus proche du recueillement et de la quiétude. Il n’y a pas de mal à rajouter (dans le nombre de raka’at), cela n’est pas détestable, comme on a pu le voir.

 

Il est préférable, pour celui qui prie avec l’imam la prière de nuit de ramadan, qu’il ne s’en aille qu’avec l’imam, d’après la parole du prophète : « Si l’homme prie avec l’imam jusqu’à ce qu’il parte, on lui écrit la prière d’une nuit (entière). »

 

Il est légiféré à l’ensemble des musulmans de faire des efforts dans les différentes adorations dans ce mois béni parmi les prières surérogatoires, la lecture du Coran avec méditation et réflexion, l’augmentation dans le Tasbîh (dire Subhannallah (gloire à Allah)), Tahlîl (dire La ilaha illallah (il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah), Tahmîd (dire Al-Hamdu lillah (louange à Allah), Takbîr (dire Allah Akbar (Allah est le plus grand)),

la demande de pardon, les invocations légiférées, ordonner le bien, réprouver le mal, appeler à Allah Tout-Puissant, aider les pauvres et les indigents, faire des efforts dans l’obéissance aux parents, honorer les liens de parenté, s’occuper de son voisin, visiter le malade, et d’autres choses encore parmi les diverses bonnes actions. Ceci d’après la parole du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) citée précédemment :« Pendant ce mois, Allah observe votre concurrence dans l’accomplissement des bonnes actions et s’en vante auprès de Ses anges. Montrez à Allah lequel parmi vous est le meilleur en bonnes actions, et certes le perdant est celui qui est privé (pendant ce mois) de la miséricorde d’Allah. » Et d’après ce qu’on rapporte de lui :« Celui qui accomplit (pendant Ramadan) un acte parmi les actes de bien est comme celui qui a accompli une obligation en dehors (du mois de Ramadan), et celui qui accomplit une obligation est comme celui qui en accomplit soixante-dix en dehors (du mois de Ramadan). » Et sa parole dans le hadith authentique : « Une ‘Umra accomplie pendant Ramadan est comme (la récompense) d’un hajj –ou il a dit- d’un hajj en ma compagnie. »

 

Et les hadiths et les narrations qui montrent cet empressement et cette concurrence dans les différents types de bonnes actions pendant ce noble mois, sont nombreux.

 

Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde, ainsi qu’à tous les musulmans, tout ce qu’il contient comme agrément, et qu’Il accepte notre jeûne et notre prière, et qu’Il améliore nos situations et nous fasse revenir des égarements des tentations, comme nous Lui demandons, gloire à Lui, qu’il améliore les gouverneurs des musulmans, et qu’Il réunisse leurs paroles sur la vérité, Il est certes Celui qui possède cela et Celui qui en est capable.

 
Wasalamu alaikoum wa rahmatullahi wa barakatuh

Source : Risâlatân Mawjizatân fi Az-Zakât wa As-Siyâm

Traduit par le site salafs.com et révisé par l’équipe d’islamhouse.
Par ADMIN
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 20 août 2009

Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

 

Énumération des bienfaits du ramadan

 

Il y a trop de bienfaits dans le mois du jeûne pour les énumérer tous. Celui qui les reconnaît et réalise leur importance souhaite que le mois de Ramadan soit étendu à l’année entière. Ces bienfaits sont un don d’Allah aux musulmans qui jeûnent, qui doivent le faire de toute leur foi et emplis d’espoir.

Ces bienfaits et bénédictions de Ramadan ont été plus bas regroupés et résumés en plusieurs catégories, sans commentaires. Ce travail a pour source le Coran et la Sounna, il ne représente qu’une liste partielle des bienfaits et bénédictions du mois de Ramadan.

 

1. Taqwa (crainte d’Allah)

Ce concept recouvre les descriptions complémentaires suivantes :

- crainte d’Allah

- pratique des révélations d’Allah

-respect de la sounna

- se préparer à quitter ce monde pour l’au-delà

- autodiscipline

- contrôle de soi

- autorestriction

- autoéducation

- auto-évaluation

En acceptant ces critères et en les pratiquant, le musulman réalisera le concept de Taqwa dans sa vie privée et publique

 

2. Protection

- éviter l’immoralité

- éviter de provoquer un scandale ou l’indignation d’autrui

- éviter la stupidité

- éviter les interdits, les choses déconseillées, les ambigüités…

En cultivant ces bonnes manières, un musulman sortira du jeûne comme un homme meilleur au sein de la société

 

3. Révélation du Coran

Le Coran a été révélé au cours du mois de Ramadan. Il est :

- un guide pour l’humanité

- un moyen de distinguer le bien du mal

- la somme, la purification, la culmination et l’abrogation de toutes les révélations précédentes

- une source de joie pour les croyants

- un guérisseur

- une miséricorde

 

4. Les portes du Paradis sont ouvertes

-les musulmans aspirent à faire plus de bien

-Le mal se réduit

-le bien se propage et se ressent

-la spiritualité se perçoit partout

 

5. Les portes de l’Enfer sont fermées

-voir plus haut

 

6. Les diables sont enchaînés

-la prière est belle

-la concentration dans l’adoration est plus forte

-les disputes sont réduites

-la fraternité est accentuée

 

7. Jeûner avec l’Iman (la foi) et l’espoir : de telles intentions conduisent au Pardon d’Allah pour les péchés

-la foi augmente

-l’espoir d’une belle récompense est ressenti

 

8. La porte de Rayyan

Il y a au Paradis une porte nommée Ar-Rayyan, réservée aux musulmans ayant bien observé le jeûne de Ramadan, qui sont les seuls à jouir des délices du Paradis à cet endroit.

 

9. Joies :

Il y a deux types de joies pour les musulmans pratiquant le jeûne :

- à la rupture du jeûne

- lors de la rencontre avec Allah

 

10. L’haleine :

L’odeur s’exhalant de la bouche des musulmans ayant observé le jeûne est meilleure auprès d’Allah que l’odeur du musc

 

11. L’effet de deux ramadans consécutifs :

Celui qui pratique deux années consécutives le jeûne de Ramadan avec une bonne intention recevra le pardon pour ses fautes commises durant l’année.

 

12. Démultiplication des récompenses :

La récompense pour un bien accompli est multipliée par 10, 70, 700 ou plus pendant le mois de Ramadan

 

13. Nourrir les autres :

Quiconque invite des jeûneurs pour la rupture du jeûne, et quiconque prend soin des nécessiteux pendant les dix derniers jours de Ramadan recevra la même récompense que ces jeûneurs eux-mêmes.

 

14. Les jeûneurs sont dans le bien lorsqu’ils :

- hâtent l’Iftar (repas de la rupture du jeûne)

- prennent le Souhour (repas juste avant l’aube) au dernier moment

 

15. Les bénédictions de Souhour (repas juste avant l’aurore) :

- prières de nuit

- dhikr, se souvenir d’Allah, contemplations, méditations

- récitation du Coran

- nourriture du Souhour

- prière de Fajr à l’heure et à la mosquée

- invocations de Fajr

- une journée bien commencée

-la baraka de se réveiller tôt

 

16. Prières de Tarawih (prières nocturnes et volontaires de ramadan) :

Celui qui accomplit les prières de Tarawih avec sincérité et une bonne intention recevra pour récompense le pardon de ses fautes passées.

 

17. intercession pour le pardon des péchés

 

18. Ihya‘ (veiller la nuit durant en adoration)

Quand un musulman fait cet effort, il obtiendra des récompenses, le pardon de ses fautes et la multiplication des bénédictions.

 

19. Itikaf (retraite spirituelle)

Le musulman accomplissant l’Itikaf pendant les dix derniers jours de Ramadan recevra :

- des bénédictions

- la paix de l’esprit

- la contemplation et la concentration dans l’adoration

- récompenses du suivi du prophète

- augmenter sa science

- l’amour de la mosquée

- toutes les prières à l’heure et en commun

- continuellement en prière

- oubli des soucis de la vie

- remède à la paresse

- fraternité accentuée

- maîtriser ses pulsions sexuelles

 

20. Laylat-ul-Qadr (la nuit de la valeur)

Quiconque l’observe avec sincérité et une bonne intention obtiendra les bienfaits suivants :

- le pardon des péchés

- cette nuit est meilleure que 1000 mois

- invocations multiples

- rappel d’Allah

- prières en commun et nombreuses

- lecture du Coran

- récompenses

- bénédictions

- il deviendra un être meilleur

 

21. Générosité, gentillesse, hospitalité, visites, etc.

Tout ceci et bien d’autres choses font partie des bienfaits de Ramadan

 

22. Zaqatoul-Fitr (aumône pendant le jeûne)

Les bienfaits de payer une telle aumône aux nécessiteux sont énormes, et parmi eux :

- pureté de l’âme

- nourrir les gens dans le besoin

- partager la joie

- améliorer les relations humaines

- améliorer la société

-fraternité

-remède à l’avarice

 

23. Zakat (aumône légale obligatoire)

Il y a de nombreux bienfaits à payer la Zakat, et parmi ceux-ci :

- pureté de l’âme

- augmentation de la richesse

- amélioration de l’économie

- circulation des richesses

- élimination de l’inflation

- élimination de la pauvreté

 

24. Le jeûne et la santé :

- purification du corps des toxines

- réduction du poids

- pureté du cerveau

- régénération du corps et du sang

- qualité de vie plus grande

 

25. Changement du style de vie

En vivant selon un autre rythme de vie, on se débarrasse de la monotonie de la vie et de fait on l‘apprécie davantage.

 

26. Partager la faim, la soif et les rituels avec d’autres au sein de la communauté.

 

27. Eid-ul-Fitr (fête du jour suivant la fin de Ramadan)

Partage de la joie et visites réciproques au sein de la communauté.

 

28. Les dou’as après Iftar (repas de la rupture du jeûne) sont acceptées par Allah.

 

29. Umrah pendant Ramadan :

Visiter La Mecque pendant Ramadan :

- équivaut à un Hajj (pèlerinage) compagnie du Prophète (sur lui la paix)

- augmente la foi

-récompenses des prières accrues…

 

30. Succès pendant Ramadan :

Les musulmans au cours de leur histoire ont reçu de nombreux bienfaits pendant le mois du jeûne, parmi lesquels les victoires suivantes :

- la bataille de Badr

- la bataille de Khandaq

- la prise de La Mecque

- la bataille de Tabuk

- Salaheddin libéra Jérusalem des croisés

- En 1973 les Égyptiens chassèrent les Israéliens d’Égypte pendant Ramadan


 

 Pièces jointes ( 2 )
1.
Enumération des bienfaits de ramadan.docEnumération des bienfaits de ramadan
494 KB
Enumération des bienfaits de ramadan.docTélécharger la donnée: Enumération des bienfaits de ramadan.doc
2.
Enumération des bienfaits de ramadan.pdfEnumération des bienfaits de ramadan
220.3 KB
Enumération des bienfaits de ramadan.pdfTélécharger la donnée: Enumération des bienfaits de ramadan.pdf


http://www.islamhouse.com

 

Par ADMIN
- Voir les 0 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés