Vendredi 28 novembre 2008
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Par chaykh al-`Outhaymîn
Au Nom d’Allah, le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux
Louange à Allah, Seigneur de l’univers, que le Salut et les Prières d’Allah soient sur le maître des Messagers…
Par Ses Faveurs et Sa Grâce, le Seigneur a offert à ses pieux serviteurs certaines occasions à certaines périodes de l’année durant lesquelles ils ont l'opportunité de s’épanouir. Parmi ces
rendez-vous, il y a Les dix premiers jours de Dhoû El-Hidja.
Le Livre d’Allah et la Tradition Prophétique recensent un certain nombre de Textes au sujet de leurs mérites dont notamment :
-
Le Seigneur a révélé : (Par l'aurore, et les dix nuits). En commentaire à ce Verset, l'exégète Ibn Kathir a
souligné : « Elles correspondent aux dix premiers jours de Dhoû el-Hidja conformément à l'opinion d'ibn `Abbâs, d’ibn Zoubayr, de
Moudjâhid et d'autres comme le rapporte el-Boukhârî. »
-
Selon ibn `Abbâs, le Messager d’Allah
a déclaré : « Il n'y a
pas de jours où les œuvres sont meilleures que les fameux dix premiers jours de Dhoû el-Hidja.
- Pas même la guerre sur le chemin d’Allah ? Lui demandèrent les Compagnons.
- Pas même la guerre sur le chemin d’Allah, confirma-t-il, si ce n’est celui qui aurait investi son corps et ses biens et qui aurait tout sacrifié sans ne jamais
revenir ! »
-
Le Seigneur (soubhânahou wa ta`âla) a révélé : (Evoquez Allah durant
certains jours déterminés). Ibn `Abbâs (radiya Allahou `anhou) a précisé à ce sujet : « Ce sont les dix premiers jours de
Dhoû el-Hidja. » [1]
-
Selon ibn `Omar (radiya Allahou `anhou), le Messager d’Allah
a déclaré : « Il n'y a pas de jours où les œuvres sont meilleures que les fameux dix premiers jours de
Dhoû el-Hidja. Multipliez-y la proclamation de l'Unicité d’Allah, de Sa Grandeur et de Ses Louanges. » [2]
-
Sa`îd ibn Djoubayr qui n'est autre que le rapporteur du Hadîth d'Ibn `Abbâs cité précédemment, faisait des
efforts de piété considérables pendant ces fameux jours, de sorte qu'il est pratiquement impossible d'en faire autant. [3]
-
Ibn Hadjar a expliqué dans son livre Fath el-Bârî :
« Il semblerait que la raison pour laquelle les dix premiers jours de Dhoû el-Hidja sont particuliers provient du fait que les principaux rites y sont rassemblées ; autrement dit, la
prière, le jeûne, l'aumône, et le pèlerinage, etc. »
Les actions recommandées durant cette période
-
La prière :
Il est recommandé de se présenter tôt aux cinq prières prescrites, et de redoubler de prières surérogatoires étant données qu'elles sont considérées
parmi les meilleurs actes de dévotions. Thawbân (radiya Allahou `anhou) nous rapporte : « J'ai entendu dire le Messager d’Allah
: Multiplie les prosternations à Allah, il n'y a pas une prosternation que tu puisses faire sans que le
Seigneur ne t'élève par elle d'un degré, et ne t'enlève par elle, un péché. » [4] En l'occurrence, ce mérite est valable à toutes les époques de l'année.
-
Le jeûne :
Etant donné qu'il fasse parties des bonnes œuvres. Ainsi, selon Hunayda ibn Khâlid, d'après sa femme, selon certaines épouses du Prophète
: « Le Messager d’Allah jeûnait les neuf premiers jours de Dhoû el-Hidja, le jour de `Achoûra, et trois
jours tous les mois. » [5]. L’érudit Nawawî précise à ce sujet qu’il est fortement recommandé de jeûner au cours de ces dix jours.
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Proclamer l'unicité d’Allah, Sa Grandeur et Ses Louanges :
Conformément au Hadîth rapporté par ibn `Omar (radiya
Allahou `anhou) : « Multipliez-y la proclamation de l'Unicité d’Allah, de Sa Grandeur et de Ses Louanges. » L'érudit el-Boukhârî a
confirmé : « Ibn `Omar et Aboû Hourayra se rendaient au marché pendant les dix premiers jours de Dhoû el-Hidja ; comme ils y clamaient la grandeur du Seigneur (en disant Allah
Akbar), cela incitait les gens à en faire autant. » Dans ce registre, il a dit : « Sous sa tente à Mina, `Omar (radiya Allahou
`anhou) clamait la grandeur d’Allah. Il se faisait entendre des gens présent dans la mosquée qui se mettaient à l’imiter. Dès lors, cet élan a gagné tous les marchés de sorte que tout Mina
vibrait. »
Ainsi, ces jours-là Ibn `Omar (radiya Allahou `anhou) prononçait à Mina cette formule (Allah Akbar), après les prières, dans son lit, sous sa
tente, dans ses rencontres, dans ses va et vient sans s'arrêter un seul jour. Il est aussi recommandé de le faire à voix haute conformément à la pratique de `Omar, d'Ibn `Omar et d’Aboû
Hourayra (y). Il nous est donc désigné, en tant que musulman de faire revivre cette Tradition négligée à notre époque. Malheureusement, elle est devenue pratiquement oubliée même par les gens
les plus religieux contrairement à la pratique en usage chez nos Pieux Prédécesseurs.
Les différentes formules à dire :
-
Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar Kabîra ! [6]
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Allah Akbar ! Allah Akbar ! Il n'y a d'autre divinité en dehors d’Allah, Allah Akbar ! Allah Akbar ! A Allah revient les louanges.
-
Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar ! Il n'y a d'autre divinité en dehors d’Allah, Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar ! A Allah revient les
louanges.
-
Jeûner le jour de `Arafa :
Le jeûne se confirme le jour de `Arafa comme il est certifié à travers le Propos prophétique : « J'aspire à ce
qu’Allah absolve mes péchés de l'année précédente et de l'année suivante. » [7]. Toutefois, celui qui se trouve à `Arafa –pour le pèlerin en l'occurrence –, il ne lui est pas
recommandé de jeûner étant donné que le Prophète
n'a pas jeûné à `Arafa.
-
Les faveurs du jour de l'immolation :
Bon nombre de musulmans ne considèrent pas ce jour illustre à sa juste valeur, ils ne tiennent pas compte de son importance et de sa faveur immense.
Pourtant, certains savants considèrent qu'il est le meilleur jour de l'année dans l'absolu. Ils le préfèrent même au jour de `Arafa. A cet effet, ibn el-Qayyam a souligné : « Le meilleur
jour auprès d’Allah, c'est le jour de l'Immolation (Nahr), il est le grand jour du Pèlerinage. » Par ailleurs, d’après la compilation
d'Aboû Dawoûd (Sunan), selon le Prophète
: « Le jour le plus illustre auprès d’Allah, c'est le
jour de l'Immolation, ensuite vient le jour du séjour. » Ce fameux jour du « séjour » correspond au lendemain de l'Aïd, le 11ème jour de Dhoû el-Hidja, le jour où les pèlerins s'établissent à Mina. Il est dit aussi que le jour de `Arafa est plus illustre car jeûner à cette occasion permet
d’absoudre deux années de péchés consécutives. Il n'y a pas un jour également où le Seigneur affranchit autant de Ses serviteurs de l'Enfer que le jour de `Arafa. Ce fameux jour, Allah (`aza
wa djal) se rapproche de Ses créatures. Puis, Il fait l'éloge à Ses anges des pèlerins présents à `Arafa. Cependant la première tendance est la plus vraisemblable, il est vrai que le
Hadîth sur le sujet est imparable. Or, que ce jour soit meilleur ou non, l'essentiel c'est de lui accorder l'importance adéquate, en veillant
à ne pas manquer cette opportunité, et à se voir combler de ses faveurs. Cela concerne aussi bien le pèlerin que toute personne se trouvant dans les environs.
Comment accueillir la période du pèlerinage ?
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Il incombe à chaque musulman d'accueillir les occasions cultuelles en général avec un repentir sincère et véritable. Il consiste entre autre à abandonner les
péchés et à ne plus renouveler les fautes passées. Les péchés font malheureusement écran entre l'individu et les faveurs du Seigneur et empêchent le cœur d'accéder à Son Maître.
-
Il faut accueillir également de façon générale les occasions cultuelles avec la volonté ferme et sincère de les passer selon le contentement divin. Allah est
véridique envers quiconque l’est envers Lui : (Ceux qui ont fait des efforts en Nous, Nous allons les guider sur Notre chemin) [8].
Cher frère, chère soeur, veille à profiter de cette occasion propice avant qu'elle ne s'en aille, et que tu n'en pâtisses car gâcher une seule heure
engendre le remord. Qu’Allah nous concède à tous de profiter de ces instants précieux, comme j'implore le Seigneur de nous assister dans Son obéissance et Sa parfaite obédience (soumission) !
Quelques préceptes relatifs au sacrifice et à leur légitimité
A la base, le sacrifice est légitimé pour les personnes vivantes étant donné que le Prophète
et ses
compagnons faisaient des sacrifices pour leur propre personne ou en l'honneur de leur famille. Quant aux convictions répandues chez certains gens alléguant que le sacrifice est un droit exclusif
aux morts, celles-ci n'ont aucune origine. Il faut savoir qu’il existe trois sortes de sacrifice en l'honneur des morts :
Premièrement : le sacrifice peut englober les morts et les vivants à l'exemple de l'individu qui le dédie à sa propre personne ainsi qu'à sa famille en sous-entendant les vivants
parmi eux, mais aussi les morts. Cet usage s'inspire de la pratique du Prophète lorsque celui-ci
a sacrifié une offrande pour lui-même et pour
ses proches. Tout en sachant que certains d'entre eux étaient déjà décédés.
Deuxièmement : faire un sacrifice pour une personne décédée conformément à ses recommandations pré posthumes, le Verset suivant étant à l'origine de cette pratique :
(Quiconque le modifie après l'avoir entendu, le péché se verra porté à l'encontre de ceux qui l'auront modifié. Certes Allah est Savant et Entendant)
[9].
Troisièmement : le sacrifice peut être dédié par donation aux morts indépendamment des vivants. Cette pratique est permise, les savants spécialistes en Fiqh (science de la Loi) de
l'école Hanbalite ont stipulé que sa récompense parvient effectivement aux morts, et que son auteur en est bénéficiaire pareillement à l'aumône
dédiée en leur honneur. Toutefois, je ne considère pas cette pratique relevée de la Tradition. En effet, le Prophète
n'a jamais consacré de
sacrifice spécialement en l'honneur d'une personne décédée. Il ne l'a pas fait pour son oncle Hamza, bien qu'il soit l'un de ses proches les plus
chers à ses yeux ni d'ailleurs pour aucun de ses enfants morts avant lui ; en l'occurrence ses trois filles décédées toutes les trois après leur mariage et trois garçons morts en bas âge. Il ne
l'a pas fait non plus pour sa défunte épouse Khadîja, bien qu'elle soit la plus aimée de ses femmes. D'autres part, aucune annale venant vérifier cet usage à son époque de la part des compagnons,
n'a été recensée.
Nous considérons également que certains se trompent lorsque ces derniers consacrent un sacrifice au bout de la première année du deuil. Ils donnent le nome de « sacrifice d'outre-tombe » à ce
genre de pratique. Ils sont convaincus qu'il est interdit de faire profiter de la récompense de leur action à quiconque en dehors du défunt. Il est possible aussi qu'ils consacrent des offrandes
à Allah par donation envers les morts ou conformément à leurs recommandations pré posthumes, mais ils ne le font jamais pour leur propre personne ou pour leurs proches. Or, s'ils avaient su
concernant tout sacrifice voué à Allah et que la personne dédie à lui-même et aux membres de sa famille, qu'il comprenait à la fois les vivants et les morts, ils se seraient précipités à le faire
au dépend de leurs coutumes.
Les choses à ne pas faire pour la personne voulant immoler le jour de l'Aïd
Si quelqu'un voulait sacrifier un animal pour l'Aïd, et que l'entrée du mois de Dhoû el-Hidja soit effective
(par la vision de la lune ou si le mois précédent Dhoû el-Qi`da a compté trente jours), il lui sera interdit de se couper les ongles et les cheveux, ou d'ôter n'importe quoi de son corps. Selon
Um Salama, le Prophète a déclaré
: « A la venue des dix jours de Dhoû el-Hidja, si quelqu'un d'entre
vous voulait consacrer une offrande [pour l'Aïd], il ne devra toucher à aucun de ses cheveux ni à sa peau jusqu'au moment de l’immolation. »A partir du moment où l'intention lui
serait venue au cours de cette période, il devra s'abstenir de le faire pour le restant des jours. Il ne lui sera cependant compté aucune faute pour la période passée.
La raison est que l'auteur d'un sacrifice est comparable au pèlerin sous certains aspects du Hadj, autrement dit, par sa dévotion
envers Allah en lui consacrant une offrande. Il lui convenait donc de s'associer à lui dans certaines particularités de la sacralisation (l'Ihrâm). En l'occurrence, s'abstenir de se couper les cheveux ou autre. Ainsi, il est interdit à l'auteur d'un sacrifice pour l'Aïd de s’enlever quoi que ce
soit de ses cheveux, de ses ongles ou de sa peau.
Ce statut est spécifique à l’auteur du sacrifice. Tandis que les personnes pour qui celui-ci est dédié, elles ne sont pas concernées par cette restriction. En effet, Le Prophète
a seulement spécifié : « Si quelqu'un d'entre vous voulait consacrer une offrande… », sans
préciser les personnes en l'honneur desquelles ce sacrifice est effectué. Rien n'apprête à dire en regard des Textes, qu'il leur est demandé de se restreindre à cette prescription.
Si l'auteur d'un sacrifice venait à se couper les cheveux ou autre, il devra le cas échéant se repentir à Allah (`aza wa djal) et ne plus récidiver. Néanmoins, aucune expiation n'est prévue à cet
effet. Cela ne peut pas l'empêcher d’immoler normalement contrairement aux convictions de certains gens.
Dans le cas où il commettrait cela par mégarde, par ignorance ou encore si certains cheveux étaient tombés involontairement, aucun péché ne lui sera enregistré. S'il était aussi contraint de se
les couper pour une raison ou pour une autre, il n'y a pas d'inconvénient à le faire. Exemple : il peut se couper un ongle cassé venant l'importuné, se raccourcir les cheveux tombant sur les
yeux, ou se les raser pour soigner une plaie, etc.
Règles et coutumes le jour de l'Aïd el-Adhha
Mon frère (ma soeur) bien-aimé(e) : je te salue par le salut des musulmans en te disant : Salâmou `alaykom wa Rahmatou Allahi wa barakâtouhou (que la paix soit
sur vous, ainsi que la Grâce d’Allah et Ses Bénédictions). Avant tout, je voudrais te souhaiter toutes mes félicitations à l'occasion de la fête bénite de l'Aïd. Je te dis donc : qu’Allah accepte
nos œuvres et les vôtres ! J'espère aussi qu'il va agréer ces quelques lignes en Lui implorant qu'elles soient tant utiles à toi qu’à tout musulman à travers le monde.
Cher frère, chère soeur : le bonheur se confine dans la conformité aux enseignements du Prophète
à tous les niveaux de notre vie.
Le malheur s'avère à l'inverse dans la non conformité à ses enseignements. C'est pourquoi j'aimerais mettre l'accent sur certaines prescriptions qu'il est bon de mettre en pratique (par la parole
ou les actes), la veille de l'Aïd el Kabir, le jour de l'immolation et les trois jours de Tachrîq consécutifs à ce jour bénit. Je les ai résumés pour toi en plusieurs points :
-
Il est prescrit de proclamer la grandeur d’Allah à partir de l'aurore du jour de `Arafa jusqu'au `Asr (après midi) du dernier jour de Tachrîq. Le Seigneur
révèle (soubhânahou wa ta`âla) : (Evoquez Allah durant certains jours déterminés). Sa formule
correspond à dire : Allah Akbar ! Allah Akbar ! Il n'y a d'autre divinité en dehors d’Allah, Allah Akbar ! Allah Akbar ! A Allah revient les louanges. L'usage veut que les hommes
la prononcent à voix haute dans les mosquées, les marchés, les maisons, et après les prières pour exprimer la Majesté d'Allah, manifester son adoration (soubhânahou wa ta`âla) et pour le remercier de Ses bienfaits.
-
Immoler une offrande : Il faut le faire après la prière de l'Aïd conformément à la parole du Prophète
: « Quiconque immole avant la prière, doit refaire son sacrifice, et quiconque ne l'a pas fait, pourra le faire (après la prière). »
[10]
Sa période correspond à quatre jours ; le jour effectif de l'immolation, mais aussi les trois jours de Tachrîq. Il est certifié que le Prophète
a prescrit : « Toute la période de Tachrîq sont des jours d'immolation. » [11]
-
Se doucher et se parfumer pour les hommes en veillant à porter ses plus beaux vêtements : Sans prodigalité ni laisser traîner le vêtement au-dessous du
talon et se raser [ou se tailler] la barbe, ce qui est strictement défendu. Quant aux femmes, il leur est prescrit d'assister à la prière de l'Aïd sans laisser paraître leurs attraits ni se
parfumer. Il ne serait pas logique de s'y présenter par dévouement envers Allah en vue d'effectuer la prière et Lui désobéir en même temps en portant une tenue indécente (en se dévoilant et
en se parfumant devant des étrangers).
-
Manger de son offrande : le Messager d’Allah
ne mangeait rien avant d'être revenu de la prière de
l'Aïd. Une fois chez lui, il mangeait de son offrande. [12]
-
Se présenter à pied à la prière de l'Aïd dans la mesure du possible.
-
La Tradition veut que la prière de l'Aïd se fasse à ciel ouvert et en dehors des mosquées, si l’on prend le Prophète
en modèle, sauf bien sûr en cas d'intempérie (en temps de pluie par exemple).
-
Participer à la prière avec les fidèles, il est recommandé aussi d'assister ultérieurement au sermon prononcé. Les grands spécialistes parmi les savants
ont adopté l'opinion disant que la prière de l'Aïd est obligatoire comme le formule le Verset : (Prie Ton Seigneur et immole). On n'a donc pas le
droit de s'en dispenser sans excuse valable. Les femmes aussi peuvent participer à cette occasion, même celles qui ont les menstrues ou encore les jeunes filles. Toutefois, la femme
indisposée par les menstrues devra s'isoler du lieu de prière.
-
Changer de parcours à l'allée et au retour : Il t'est recommandé d'emprunter un chemin différent au retour de la prière de celui de l'allée de la même
manière que le Prophète
l’a fait.
-
Les félicitations de l'Aïd : suivant l'usage des Compagnons.
Fais attention cher croyant à ne pas commettre un certain nombre de fautes commises par beaucoup de gens, dont notamment :
-
Evoquer en groupe la formule prescrite : en la répétant tous ensemble d'une seule voix, ou encore au suivant le rythme de quelqu’un.
-
Se distraire le jour de l'Aïd par des divertissements « bannis » : écouter de la musique, programmer des films, ou organiser des réceptions mixtes en
laissant les hommes se mélanger à des femmes étrangères, etc.
-
Se couper les cheveux et les ongles : Avant d'immoler son offrande pour la personne qui a décidé de le faire, en se conformant ainsi à l'interdiction du
Prophète
à ce sujet.
-
Le gaspillage et les dépenses inutiles : vouées à des futilités ne procurant aucun intérêt, comme le Seigneur (soubhânahou wa ta`âla) le déclare : (Ne prodiguez pas inutilement car Allah n'aime pas les prodigues) [13].
En conclusion :
N'oublie pas, cher croyant de veiller à faire de bonnes actions et des œuvres pieuses : Entretenir les liens de sang, visiter sa famille, éviter les
querelles, la jalousie et la haine, purifier ton cœur de tout mauvais sentiment, avoir pitié des pauvres, des gens miséreux, et des orphelins en leur tendant la main et en faisant rentrer
la gaieté dans leurs cœurs. Enfin, j'implore le Seigneur afin qu'Il nous facilite les actions aimées et agrées de Lui, qu'Il nous prodigue la connaissance en matière de religion, et nous
compte parmi ceux qui ont œuvré opportunément en cette occasion immense, les dix premiers jours de Dhoû el-Hidja en dévouant nos bonnes
actions à Son Noble Visage !
Que les Prières d’Allah et Son Salut soient sur notre Prophète Mouhammed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !
Traduit par Karim ZENTICI
Notes de bas de page :
[1] Voir Ibn Kathîr
[2] Rapporté par Ahmad
[3] Rapporté par Dârimî
[4] Rapporté par Mouslim
[5] Rapporté par Ahmed, Aboû Dawoûd et Nassâ'î.
[6] Allah est Grand énormément
[7] Rapporté par Mouslim.
[8] Coran : L'araignée ; 69
[9] Coran : La vache ; 181
[10] Rapporté par Boukhârî et Mouslim.
[11] Voir Silsilat Sahîha de l’Albânî.
[12] Zâd el-Ma`ad - Ibn el-Qayyam.
[13] Coran : Le bétail ; 141
Par ADMIN
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Publié dans : Ramadan
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